La controverse sur la téléphonie mobile, qui a dégénéré en dispute sur les recettes de ce secteur, a davantage pesé sur le climat entourant le marché des changes de Beyrouth. En effet, l’offre du dollar, qui a continué de ralentir, s’est accompagnée hier pour la première fois depuis deux semaines d’un regain d’intérêt pour cette monnaie en dehors de la BDL qui a été empêchée de l’acheter au bas de sa fourchette d’intervention, contrairement à ces derniers jours. Pourtant, le maintien par celle-ci de cette fourchette entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a servi à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 501 et 1 501,25 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque 10 millions $, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit. À l’étranger, l’euro, qui avait franchi le cap de 1,07 $ la veille pour la première fois depuis octobre 1999, s’est offert un peu de répit hier sur des rééquilibrages de positions de change. Pourtant, l’approche de la date-butoir du 27 janvier (lorsque le chef des experts en désarmement de l’Onu Hans Blix remettra son rapport sur l’Irak au Conseil de sécurité à ce sujet) continuait à nourrir les craintes d’une guerre contre ce pays. À cet égard, le marché a été sensibilisé par des informations selon lesquelles Washington a prévu de frapper Bagdad dans la 2e quinzaine de février ainsi que par les propos attribués à M. Blix accusant les Irakiens de ne pas coopérer de manière active avec les experts de l’Onu. Cela d’autant que le président George W. Bush venait d’avertir les militaires irakiens qu’ils seraient poursuivis en tant que criminels de guerre s’ils utilisaient des armes de destruction massive contre des soldats US. Dans ce contexte, les opérateurs se sont montrés très indifférents hier vis-à-vis des inquiétudes exprimées par la Fédération bancaire allemande sur les conséquences négatives de l’appréciation de l’euro face au dollar sur l’économie européenne ainsi que pour ce qui est du rapport de l’Association des banquiers américains (ABA), prévoyant une croissance de 3,1 % du PIB américain en 2003 contre 2,8 % en 2002. En effet, le dollar est resté déprimé par les craintes croissantes d’une guerre en Irak, se négociant à New York à 1,0730 pour un euro contre 1,0725 la veille, à 1,6190 pour un sterling contre 1,6175, à 1,3635 FS contre 1,3625 et à 118,25 yens contre 118,10. En Bourse, les marchés américains ont réagi de manière mitigée hier, en raison des inquiétudes sur l’Irak et des perspectives rassurantes de certaines sociétés de la haute technologie, comme Motorola, Lucent, Kodak... Finalement, Wall Street a reperdu 1,47 % alors que le Nasdaq limitait ses dégâts à 0,34 %. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes se sont enfoncées dans le rouge dans des marchés très volatils et déprimés par l’Irak et les résultats peu encourageants de plusieurs entreprises. L’Extra Dax de Francfort a cédé 2,35 %, le CAC 40 de Paris 2,04 % et le Footsie de Londres 1,57 %. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 3 900 actions du Beirut Interbank Fund de 101 5/8 à 102 $ et la stabilité de 7 000 actions A et de 4 270 actions B de Solidere ainsi que de 1 350 actions C de la Banque Audi, de 15 000 actions C de la Bank of Beirut, de 51 494 actions C de la Byblos Bank et de 7 916 actions de Holcim. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La controverse sur la téléphonie mobile, qui a dégénéré en dispute sur les recettes de ce secteur, a davantage pesé sur le climat entourant le marché des changes de Beyrouth. En effet, l’offre du dollar, qui a continué de ralentir, s’est accompagnée hier pour la première fois depuis deux semaines d’un regain d’intérêt pour cette monnaie en dehors de la BDL qui a été empêchée de l’acheter au bas de sa fourchette d’intervention, contrairement à ces derniers jours. Pourtant, le maintien par celle-ci de cette fourchette entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a servi à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 501 et 1 501,25 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque 10 millions $,...