Mgr Mansueto Bianchi, évêque de Volterra, une ville toscane au cœur du Chianti, a réclamé à ses ouailles de l’ancien bourg étrusque de Terriciola (centre de l’Italie) un impôt foncier remontant au XVIe siècle. L’évêché s’est souvenu de ce vieil impôt oublié afin de financer les travaux de rénovation de la petite église médiévale de Terriciola, de son presbytère et du sanctuaire de Monterosso. « Il s’agit tout simplement d’un impôt dû pour des raisons historiques et légales. Comme l’a bien dit Monseigneur l’évêque, il servira notamment à restaurer des édifices religieux en ruine », s’est défendu le porte-parole du diocèse de Volterra. « Cet impôt avait perdu tout son intérêt au cours des siècles, s’agissant d’une somme devenue très modeste avec le temps. Mais depuis la récente revalorisation de la valeur du rendement foncier, cet impôt est redevenu intéressant », a-t-il précisé à l’AFP. Le fait que l’évêque n’ait pas lâché prise après tant de siècles d’oubli a provoqué des vives polémiques parmi les 4 000 âmes de Terriciola, dont 200 ont déjà reçu des lettres recommandées signées par leur curé, l’abbé Carino Guidi. La tentation d’abandonner le diocèse de Volterra pour se faire intégrer dans le diocèse frontalier de Pise, fiscalement plus tolérant, est très forte chez les habitants de Terriciola, signalent les journaux locaux. Le nouvel « ancien » impôt s’appelle « hypothèque de niveau » et remonte à l’époque où tous les terrains agricoles du bourg appartenaient à l’Église. Tous ceux qui sont devenus par la suite propriétaires de ces terrains, ainsi que leurs héritiers, étaient tenus de payer une dîme à l’évêque. « J’aimerais qu’il soit interprété comme un appel, un peu provocateur peut-être, en faveur de nos trésors artistiques qui, pour les fidèles, sont aussi la maison de Dieu », a justifié Mgr Bianchi au quotidien toscan La Nazione.
Mgr Mansueto Bianchi, évêque de Volterra, une ville toscane au cœur du Chianti, a réclamé à ses ouailles de l’ancien bourg étrusque de Terriciola (centre de l’Italie) un impôt foncier remontant au XVIe siècle. L’évêché s’est souvenu de ce vieil impôt oublié afin de financer les travaux de rénovation de la petite église médiévale de Terriciola, de son presbytère et du sanctuaire de Monterosso. « Il s’agit tout simplement d’un impôt dû pour des raisons historiques et légales. Comme l’a bien dit Monseigneur l’évêque, il servira notamment à restaurer des édifices religieux en ruine », s’est défendu le porte-parole du diocèse de Volterra. « Cet impôt avait perdu tout son intérêt au cours des siècles, s’agissant d’une somme devenue très modeste avec le temps. Mais depuis la récente...
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