Rechercher
Rechercher

Actualités

Séoul propose un compromis pour sortir de l’impasse

La Corée du Sud a proposé hier un plan aux États-Unis et au Japon pour désamorcer la crise provoquée par les ambitions nucléaires de la Corée du Nord alors que Pyongyang a de nouveau accusé Washington de vouloir la soumettre par la force. Le vice-ministre des Affaires étrangères Lee Tae-shik est arrivé à Washington à la tête d’une délégation sud-coréenne pour rencontrer séparément ses homologues américain et japonais avant des discussions à trois aujourd’hui. La Corée du Sud a mis au point un projet de compromis qui permettrait de sortir de la confrontation opposant depuis des semaines les États-Unis à la Corée du Nord sur le programme nucléaire du régime stalinien. Pyongyang renoncerait à ses ambitions et les États-Unis l’assureraient qu’ils n’ont pas l’intention de s’attaquer militairement à l’un des États de l’« axe du mal » dénoncé par le président George W. Bush. Cette assurance écrite ne constituerait pas le pacte formel de non-agression réclamé par la Corée du Nord, mais permettrait aux États-Unis de ne pas paraître céder au chantage nucléaire. Dans un ballet diplomatique commencé la semaine dernière, Séoul a obtenu un soutien de la Chine et de la Russie, les deux alliés de Pyongyang, à une solution pacifique à la crise. Les efforts se poursuivent cette semaine à Washington où est également attendu le conseiller présidentiel sud-coréen à la sécurité, Yim Sung-joon, pour des entretiens avec son homologue US Condoleezza Rice. M. Yim a déclaré lundi à la presse espérer que Séoul et Washington s’entendraient sur « un cadre fondamental ». Pyongyang de son côté n’a pour l’instant pas donné de signe d’une détente à venir et s’en est pris de nouveau hier au gouvernement américain. « Les forces belliqueuses de Bush sont en train de commencer le déploiement du système de défense antimissile pour prendre des sanctions militaires et frapper la RDPC (République populaire démocratique de Corée) sous prétexte de ses supposés “progrès vers l’acquisition de l’arme nucléaire” et “menace en matière de missiles” », a rapporté l’agence officielle KCNA. « Cela représente clairement une preuve des intentions des États-Unis (...) de régler la question bilatérale non par des moyens pacifiques mais par la force », ajoute-t-elle. Les États-Unis ont annoncé le mois dernier le déploiement des premiers éléments de leur système de défense antimissile (MD) d’ici à 2005. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a estimé que le bouclier aurait un effet dissuasif sur la Corée du Nord. L’Onu tente elle aussi de faciliter une solution. Son agence à l’énergie atomique (AIEA) se réunissait lundi à Vienne pour examiner le dossier, mais s’abstiendrait de l’envoyer devant le Conseil de sécurité malgré l’expulsion de ses inspecteurs de Corée du Nord la semaine dernière. D’autre part, un collaborateur du secrétaire général Kofi Annan va se rendre à Pyongyang demander à la Corée du Nord de participer fin février au Forum économique mondial annuel de Davos, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.
La Corée du Sud a proposé hier un plan aux États-Unis et au Japon pour désamorcer la crise provoquée par les ambitions nucléaires de la Corée du Nord alors que Pyongyang a de nouveau accusé Washington de vouloir la soumettre par la force. Le vice-ministre des Affaires étrangères Lee Tae-shik est arrivé à Washington à la tête d’une délégation sud-coréenne pour rencontrer séparément ses homologues américain et japonais avant des discussions à trois aujourd’hui. La Corée du Sud a mis au point un projet de compromis qui permettrait de sortir de la confrontation opposant depuis des semaines les États-Unis à la Corée du Nord sur le programme nucléaire du régime stalinien. Pyongyang renoncerait à ses ambitions et les États-Unis l’assureraient qu’ils n’ont pas l’intention de s’attaquer militairement à...