Les préparatifs de guerre dans le Golfe ont fait décrocher le dollar hier sur les marchés des changes internationaux. À cet égard, le déploiement à grande vitesse de nouveaux soldats américains dans cette région et le durcissement des inspections de l’Onu en Irak ont pesé sur le billet vert. Et comme le dollar est traditionnellement vulnérable aux craintes de guerre dans la mesure où les flux de capitaux internationaux tendent à ralentir en période de tension, ce qui complique les efforts des États-Unis pour financer leur énorme déficit de comptes courants, il n’est guère surprenant de ne pas trouver des investisseurs voulant prendre des positions acheteuses sur cette monnaie. De plus, les nouvelles en provenance de l’économie américaine n’étaient guère encourageantes pour les placements en dollar. L’indice composite d’activité des services aux États-Unis, calculé par le groupement national des directeurs d’achats des entreprises de ce secteur (ISM), a baissé en décembre pour s’établir à 54,7 pts contre 57,4 pts en novembre. Un peu plus tôt, ce même indice n’avait que très légèrement reculé dans la zone euro à 50,6 pts contre 50,8 pts après avoir progressé à 54,4 pts contre 54,1 pts en France pendant la même période, redonnant plus d’actualité aux placements en euros. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar n’a guère profité de la forte reprise des Bourses américaines, se négociant à New York à 1,0470 pour un euro contre 1,0425 vendredi dernier, à 1,6085 pour un sterling contre 1,6110, à 1,3920 FS contre 1,3970 et à 119,15 yens contre 119,65. Hausse des Bourses américaines et irrégularité des européennes En Bourse, les marchés américains des actions étaient en nette hausse hier, en anticipation de la présentation aujourd’hui du plan de relance économique du président George W. Bush. Ce plan, qui pourrait atteindre 600 mds $ sur dix ans selon le New York Times et dont les mesures envisagées devraient être fondées sur des réductions d’impôts et des dépenses supplémentaires, ne tardait pas à doper la cote américaine. En outre, les commentaires positifs de Merrill Lynch sur Motorola ont soutenu le secteur des semi-conducteurs. Il en est de même des nouvelles positives en provenance du salon de Detroit qui ont redonné plus d’actualité aux placements dans le secteur de l’automobile. En effet, Wall Street a finalement gagné 1,97 % et le Nasdaq 2,46 %. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient hésité entre hausse et baisse. D’un côté, elles ont été plombées par les valeurs bancaires, d’assurances et des groupes miniers, mais soutenues d’un autre côté par les secteurs des télécoms et du pétrole. C’est ainsi que l’Extra Dax de Francfort a gagné 2,08 % et le CAC 40 de Paris 0,70 %, contrairement au Footsie de Londres qui a cédé 0,09 %. À Beyrouth, le marché des changes et la Bourse étaient fermés hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la Noël chez la communauté arménienne-orthodoxe. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les préparatifs de guerre dans le Golfe ont fait décrocher le dollar hier sur les marchés des changes internationaux. À cet égard, le déploiement à grande vitesse de nouveaux soldats américains dans cette région et le durcissement des inspections de l’Onu en Irak ont pesé sur le billet vert. Et comme le dollar est traditionnellement vulnérable aux craintes de guerre dans la mesure où les flux de capitaux internationaux tendent à ralentir en période de tension, ce qui complique les efforts des États-Unis pour financer leur énorme déficit de comptes courants, il n’est guère surprenant de ne pas trouver des investisseurs voulant prendre des positions acheteuses sur cette monnaie. De plus, les nouvelles en provenance de l’économie américaine n’étaient guère encourageantes pour les placements en dollar....