Tout avait été prévu et étudié de longue date pour célébrer le centenaire du «Guide Michelin», de la présence des 38 trois étoiles européens au menu de choix créé par Alain Senderens, et la fête a bien eu lieu mais en l’absence de l’invité d’honneur Bernard Naegellen, directeur du guide, hospitalisé. De retour des États-Unis, M. Naegellen, directeur du Guide Michelin (devenu depuis peu le Guide Rouge) depuis 1984, a dû être hospitalisé la semaine dernière mais son état de santé «n’inspire pas d’inquiétude», a-t-on indiqué au Guide Rouge. L’imprévu a aussi empêché Alain Passard (Arpège, Paris) d’être là en raison «d’un problème en cuisine». Quant à Marc Veyrat (auberge de l’Éridan, Savoie) il a commencé par être bloqué en Espagne en raison de mouvements sociaux mais devait rejoindre ses pairs dans la soirée. Une des tables réunissait 100 ans de trois étoiles : Paul Bocuse (35 ans), Pierre Troisgros (32 ans) et la maison Haeberlin (33 ans). Pierre Gagnaire était assis au côté de son ami Alain Ducasse. Plus loin, Bernard Loiseau (La Côte d’Or) devisait avec Georges Blanc (Vonnas), Guy Martin (Grand Véfour, Paris), Jean-Claude Vrinat (Taillevent) ou Antoine Westermann (Strasbourg). « Chez soi » à la cuisine Même Bernard Pacaud avait quitté pour une fois son restaurant de la place des Vosges à Paris (L’Ambroisie), «ce qui est rare», soulignaient quelques-uns de ses confrères. Alain Senderens, heureux de fêter ses 60 ans avec ses pairs, a déclenché l’hilarité générale en affirmant qu’aujourd’hui, il était «le seul trois étoiles à être chez lui», sous-entendu en cuisine. Prenant la parole l’un après l’autre, les trois étoiles ont beaucoup remercié leur famille à l’instar des frères Pourcel ou les «anciens» : Pierre Troisgros et Paul Bocuse ont beaucoup été cités. Le Michelin a été souvent couvert d’éloges. Ainsi Pierre Gagnaire (Paris) s’appelle le «rescapé du Michelin» car le guide lui a permis de se «reconstruire humainement et professionnellement» après ses déboires financiers à Saint-Étienne. Alain Ducasse (Monaco et Paris) a évoqué la mondialisation déclarant, non sans humour, attendre «l’installation de Michelin à New York pour rééquilibrer les critiques médiatiques», allusion aux critiques négatives des journaux américains après l’ouverture de son restaurant new-yorkais. Enfin Jacques Toraille, directeur de Michelin Éditions du Voyage, qui remplaçait Bernard Naegellen au jeu des questions-réponses, a refusé de dévoiler quoi que ce soit de l’édition 2001 du guide mais a rassuré son monde en réaffirmant le guide Michelin devenu Guide Rouge n’était pas à vendre. Il a surtout annoncé «à sa place» le départ à la retraite de Bernard Naegellen, directeur du Guide Rouge, et son remplacement par le Britannique Derek Brown.
Tout avait été prévu et étudié de longue date pour célébrer le centenaire du «Guide Michelin», de la présence des 38 trois étoiles européens au menu de choix créé par Alain Senderens, et la fête a bien eu lieu mais en l’absence de l’invité d’honneur Bernard Naegellen, directeur du guide, hospitalisé. De retour des États-Unis, M. Naegellen, directeur du Guide Michelin (devenu depuis peu le Guide Rouge) depuis 1984, a dû être hospitalisé la semaine dernière mais son état de santé «n’inspire pas d’inquiétude», a-t-on indiqué au Guide Rouge. L’imprévu a aussi empêché Alain Passard (Arpège, Paris) d’être là en raison «d’un problème en cuisine». Quant à Marc Veyrat (auberge de l’Éridan, Savoie) il a commencé par être bloqué en Espagne en raison de mouvements sociaux mais devait...
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