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Actualités - Chronologie

Russie Suicide d'une institutrice, sans salaire depuis des mois

Cinq ans après sa défaite face à l’ex-communiste Aleksander Kwasniewski, Lech Walesa croit toujours en sa bonne étoile et se représente au scrutin de demain, mais les chances de l’ancien président de revenir aux affaires sont quasi nulles. Il est clairement désavoué par les Polonais qui ne voient plus en lui un responsable politique en phase avec la modernité, mais un homme du passé. Dans les sondages, il recueille autour de 4 % d’intentions de vote. La salle de réunion de l’académie d’éducation physique de Poznan, une des principales villes de Pologne, est remplie aux deux tiers. 250 personnes, pour la plupart âgées, sont venues écouter le candidat Lech Walesa, cet ancien dirigeant charismatique de Solidarité, premier syndicat libre du monde communiste. Une vingtaine d’étudiants sont là aussi. Lech Walesa, 57 ans, porte un costume clair et une cravate jaune. Il arrive en retard et son discours de bienvenue ne dure que quelques instants. L’ancien électricien des chantiers de Gdansk préfère le jeu des questions-réponses et un contact plus direct avec les gens. Mais les questions ne sont pas très nombreuses. Bon orateur, il esquive celles qui touchent à la période de sa présidence entre 1990 et 1995, très mal perçue par les Polonais. Beaucoup se souviennent comment, à la tête de l’État, il a attisé des querelles inutiles et fratricides dans les milieux conservateurs de Solidarité, son action se soldant par une paralysie de la vie politique. Cette stratégie de «diviser pour gouverner» a aussi mené à sa propre déconfiture. Lech Walesa a perdu de peu contre l’ex-communiste Aleksander Kwasniewski en 1995. Ce dernier est aujourd’hui le grand favori à sa réélection, même si un deuxième tour n’est pas exclu. Le blanc et le noir Lech Walesa préfère donc parler de l’avenir. «Il faut réparer le pays, la démocratie polonaise, rejeter tout ce qui y est mauvais, noir, fuir le compromis avec les ex-communistes. Il faut se tourner vers ce qui est blanc, qui représente la vérité et l’honnêteté», explique-t-il. Son slogan de campagne a le mérite d’être simple : «Noir c’est noir et blanc c’est blanc». Le prix Nobel de la paix invite les Polonais à «une nouvelle mobilisation nationale comparable à celle de 1980» qui permettrait d’achever la transformation du pays et de faire face aux exigences de la mondialisation. Le discours de Lech Walesa n’est cependant pas très convainquant. Les jeunes surtout le rejettent. «Je ne veux pas voir en lui un ancien héros de Solidarité, mais un candidat à la présidence qui doit me proposer un programme d’action concret», explique Basia, 18 ans, élève de terminable d’un lycée de Poznan qui s’est déplacée pour son meeting. Walesa, dit-elle, ne ferait plus un bon président. «Il n’écoute pas les questions et évite d’y répondre directement et clairement. Ses réponses sont préparées à l’avance. Il ne dit que des généralités et n’a aucune proposition précise à faire, surtout pour les jeunes», poursuit-elle. «Lech Walesa aurait dû se retirer de la politique depuis longtemps», explique pour sa part Artur, 20 ans, étudiant en économie. Il partage l’avis de nombreux Polonais pour qui l’ancien dirigeant historique de Solidarité devrait rester une «autorité morale au service de la Pologne, tant qu’il n’est pas définitivement trop tard». «La Pologne n’a plus besoin de héros de la lutte anticommuniste, mais d’un président éduqué, parlant de langues étrangères, sachant se comporter dans le monde», poursuit Artur. Son verdict est sans appel pour l’ancien chef de l’État : «Lech Walesa ne correspond plus à l’époque que vit la Pologne».
Cinq ans après sa défaite face à l’ex-communiste Aleksander Kwasniewski, Lech Walesa croit toujours en sa bonne étoile et se représente au scrutin de demain, mais les chances de l’ancien président de revenir aux affaires sont quasi nulles. Il est clairement désavoué par les Polonais qui ne voient plus en lui un responsable politique en phase avec la modernité, mais un homme du passé. Dans les sondages, il recueille autour de 4 % d’intentions de vote. La salle de réunion de l’académie d’éducation physique de Poznan, une des principales villes de Pologne, est remplie aux deux tiers. 250 personnes, pour la plupart âgées, sont venues écouter le candidat Lech Walesa, cet ancien dirigeant charismatique de Solidarité, premier syndicat libre du monde communiste. Une vingtaine d’étudiants sont là aussi. Lech Walesa,...