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Actualités - Chronologie

ONU : Paris souhaite faire condamner l'acte de provocation de Sharon

La violence a repris de plus belle vendredi dans les territoires palestiniens à l’occasion de la «Journée de la colère», durant laquelle dix Palestiniens ont trouvé la mort et des dizaines d’autres blessés. Les affrontements, qui avaient diminué d’intensité jeudi, ont recommencé à la suite de l’appel de plusieurs organisations palestiniennes à manifester à l’occasion des prières du vendredi. Comme les jours précédents, les incidents les plus violents ont eu lieu près de l’implantation israélienne de Netzarim, dans la bande de Gaza, où cinq Palestiniens ont trouvé la mort, alors qu’un autre décédait des blessures subies lundi. Trois autres Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens dans les villes de Naplouse et Tulkarm (nord de la Cisjordanie). Enfin, un garçon d’une douzaine d’années a été tué d’une balle dans la tête dans la vieille ville de Jérusalem et une centaine d’autres ont été blessés, selon des sources hospitalières palestiniennes. Les affrontements à Jérusalem, qui ont suivi la prière du vendredi sur l’Esplanade des mosquées, ont été moins sanglants que ne le craignaient les responsables israéliens. Ceux-ci avaient évoqué la possibilité d’un nouveau bain de sang sur ce site où la révolte palestinienne a commencé la semaine dernière après une visite controversée du chef de l’opposition de droite israélienne, Ariel Sharon. La police israélienne a adopté un profil bas en se retirant des alentours de l’Esplanade, préférant masser ses forces à l’extérieur de la vieille ville. Policiers et gardes-frontières, qui contrôlent en permanence les portes d’accès à l’Esplanade, avaient ainsi – fait sans précédent – abandonné les lieux, laissant la place à des membres du Fateh, la principale composante de l’OLP. En civil et équipés de talkies-walkies, ceux-ci ont contrôlé l’entrée des fidèles, fouillant les sacs et les colis. À côté d’eux se trouvaient des jeunes gens en pantalon bleu marine et chemise bleu ciel, portant sur l’épaule gauche un écusson noir sur lequel figurent la mosquée al-Aqsa et la mention «guards of al-Aqsa» (gardiens d’al-Aqsa). Un haut responsable policier israélien a confirmé que le gouvernement israélien avait donné son accord tacite à leur présence. «Nous avons donné notre accord pour que le Waqf (l’organisme chargé de la gestion des biens musulmans) renforce ses gardes par des volontaires», a déclaré ce responsable qui a requis l’anonymat. Environ 20 000 fidèles se sont rassemblés sur l’Esplanade, chiffre très modeste pour un vendredi. Cette faible assistance s’explique par le bouclage des territoires imposé par Israël durant la nuit, qui a eu pour résultat d’empêcher tous les Palestiniens résidant en Cisjordanie de se rendre à Jérusalem. Le bouclage restera en vigueur jusqu’à lundi soir, après la fin du Yom Kippour (le jour du Grand pardon juif). L’opposition de droite israélienne a aussitôt dénoncé la décision de laisser les Palestiniens assurer le maintien de l’ordre. «Les Palestiniens ont pris le contrôle du Mont du temple (nom donné par les juifs à l’Esplanade des mosquées), c’est une nouvelle et intolérable concession du gouvernement d’Ehud Barak», a affirmé le député du Likoud Réuven Rivlin. Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est en 1967. Après la prière, des affrontements violents ont toutefois éclaté. Des manifestants ont attaqué et incendié un poste de police à la Porte des lions, où sept ou huit policiers israéliens étaient bloqués. Ils n’ont dû leur salut qu’à l’intervention d’une patrouille qui a dégagé la porte en tirant au fusil d’assaut pour faire sauter la serrure. Les policiers israéliens des unités des gardes-frontières ont ensuite ouvert le feu avec des balles caoutchoutées sur des manifestants qui leur lançaient des pierres, tuant un enfant d’une douzaine d’années. Depuis le début de cette révolte palestinienne, le 28 septembre, 86 personnes ont trouvé la mort, dont 73 Palestiniens, 10 Arabes israéliens et 3 Israéliens.
La violence a repris de plus belle vendredi dans les territoires palestiniens à l’occasion de la «Journée de la colère», durant laquelle dix Palestiniens ont trouvé la mort et des dizaines d’autres blessés. Les affrontements, qui avaient diminué d’intensité jeudi, ont recommencé à la suite de l’appel de plusieurs organisations palestiniennes à manifester à l’occasion des prières du vendredi. Comme les jours précédents, les incidents les plus violents ont eu lieu près de l’implantation israélienne de Netzarim, dans la bande de Gaza, où cinq Palestiniens ont trouvé la mort, alors qu’un autre décédait des blessures subies lundi. Trois autres Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens dans les villes de Naplouse et Tulkarm (nord de la Cisjordanie). Enfin, un garçon d’une douzaine...