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Actualités - Chronologie

La Chine envisage d'explorer la Lune et Mars

Le sort de la station orbitale russe Mir, «âgée» de 14 ans, devrait être décidé par le gouvernement russe dans quelques jours, alors que les médias font état de rumeurs sur sa destruction en février 2001, la Russie ayant du mal à trouver un financement pour Mir. L’agence Interfax, citant une source «bien informée», avait affirmé mardi dernier que le conseil des constructeurs du secteur spatial russe avait pris la décision de détruire la station Mir en février 2001. Cette information a été aussitôt démentie par l’Agence spatiale russe, qui a assuré que «l’avenir de Mir n’a pas encore été décidé». Le vice-Premier ministre chargé du complexe militaro-industriel, Ilia Klebanov, a cependant laissé entendre que la destruction de la station était envisagée, son coût d’exploitation annuel – 250 millions de dollars –n’étant pas, selon lui, dans les moyens de l’État russe. M. Klebanov a assuré que le gouvernement russe prendrait une décision définitive sur le sort de Mir dans dix jours. Le manque d’argent met aussi en question la participation russe à la Station spatiale internationale (ISS), et la société de construction spatiale russe RKK Energuia avait annoncé mercredi que la Russie avait «épuisé pratiquement toutes ses ressources» pour le financement de l’ISS. «Nous avons l’argent nécessaire pour effectuer le minimum de nos engagements cette année», a indiqué un responsable de RKK Energuia, sous couvert de l’anonymat, ajoutant qu’il était nécessaire de «revoir» le plan de financement du projet pour l’année prochaine. La Russie est incapable de financer en même temps Mir et l’ISS : le dernier vol habité vers Mir, qui s’est achevé le 16 juin, a été financé par des fonds privés. La société privée MirCorp, chargée de trouver de l’argent pour Mir, a réaffirmé «être en train de préparer de nouvelles expéditions vers la station, prévues pour 2001», notamment avec la participation d’un homme d’affaires américain, Dennis Tito. M. Tito, 59 ans, suit des entraînements en Russie pour partir sur Mir l’année prochaine. Il a promis de financer lui-même son expédition. Un autre projet évoqué par MirCorp est celui de la chaîne de télévision américaine NBC qui envisage de diffuser à l’automne 2001 «Destination Mir», un jeu télévisé dont le vainqueur remportera le droit d’effectuer un séjour à bord de Mir. Selon le New York Times, NBC aurait payé près de 35 millions de dollars pour acquérir les droits du jeu. Ces deux projets laissent cependant les responsables du secteur spatial russe sceptiques. Le conseil des constructeurs a demandé au gouvernement de prendre le plus vite possible une décision sur le sort de Mir et d’élaborer un plan de financement pour son éventuelle destruction. «Sans une telle décision, le vol de la station pourrait s’interrompre d’une façon incontrôlée», a mis en garde RKK Energuia, ajoutant que Mir «risque de retomber sur Terre, en provoquant des conséquences catastrophiques». Si une décision de détruire Mir, en noyant la station dans l’océan, est prise, l’État ne prévoit aucun financement supplémentaire pour les travaux techniques nécessaires. C’est l’Agence spatiale russe qui devra financer ces travaux, a expliqué un ancien vice-ministre des Finances, Oleg Viouguine, cité par la radio Écho de Moscou. Or, le budget annuel de l’Agence spatiale russe représente actuellement 2,7 milliards de roubles (97 millions de dollars), «une somme minuscule» par rapport aux besoins du secteur spatial russe, a estimé dans une déclaration un porte-parole de l’Agence spatiale, Konstantin Kreidenko. «Cela m’étonnerait que MirCorp nous aide à financer la destruction de Mir, car les investisseurs privés ne s’intéressent qu’à une station opérationnelle», a-t-il déploré.
Le sort de la station orbitale russe Mir, «âgée» de 14 ans, devrait être décidé par le gouvernement russe dans quelques jours, alors que les médias font état de rumeurs sur sa destruction en février 2001, la Russie ayant du mal à trouver un financement pour Mir. L’agence Interfax, citant une source «bien informée», avait affirmé mardi dernier que le conseil des constructeurs du secteur spatial russe avait pris la décision de détruire la station Mir en février 2001. Cette information a été aussitôt démentie par l’Agence spatiale russe, qui a assuré que «l’avenir de Mir n’a pas encore été décidé». Le vice-Premier ministre chargé du complexe militaro-industriel, Ilia Klebanov, a cependant laissé entendre que la destruction de la station était envisagée, son coût d’exploitation annuel – 250...