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Actualités - Chronologie

Avis des scouts de Saint-Antoine de Padoue

Il y a un peu plus d’un an, le créateur de la griffe italienne Nicolas Trussardi se tuait, en pleine maturité active, dans un accident de voiture entre Milan et Bergame. Vingt-six ans plus tôt, en 1973, il avait hérité de son père une ganterie familiale qu’il a su transformer en une gigantesque entreprise du prêt-à-porter et d’accessoires de luxe à renommée internationale. Sa disparition a propulsé, au premier plan, les autres membres de sa famille, héritiers de l’empire. Sa veuve, présidente de la holding, finance, Francesco, le fils aîné, se trouve président du groupe et responsable des lignes «homme». Beatrice, sa fille, 27 ans, est la cheville ouvrière et l’image de la gigantesque entreprise, sans oublier la Fondation Trussardi dont la mission consiste à l’organisation d’événements culturels. Sous les auspices de cette fondation, une «Cité de la mode» ouvrira ses portes en 2002 sur 150000 mètres carrés, à Milan. Une école de stylisme et de design, un musée, un espace pour défilés et conférences encadreront un centre commercial à la mesure de la fondation. C’était là un projet auquel Nicolas Trussardi s’était attelé les deux dernières années de sa vie et que sa fille met un point d’honneur à réaliser. Parallèlement, elle veille sur le Marino, à la Scala, un bâtiment à six niveaux construit en pierre et verre, comprenant librairie, restaurant, médiathèque, galerie marchande proposant toutes les lignes de la griffe. Inauguré en 1996 par Nicolas Trussardi, cet ancien hôtel des artistes, rénové aux frais du magnat, est entièrement voué à la gloire de la dynastie. À l’heure actuelle, «Trussardi Unexpected» couvre toute la trajectoire du fondateur y compris toutes les publicités ayant jalonné son parcours mais aussi son époque. Architecte de formation, Beatrice l’héritière, ayant aussi étudié l’art contemporain à New York, ambitionne combiner ces deux disciplines avec la gestion de la colossale affaire de la mode héritée de son père. «Je n’ai pas beaucoup de temps pour m’amuser», avouait-elle récemment lors d’un de ses passages-affaires à Paris. «Même à Bergame, où j’habite, mes appartements sont à proximité des ateliers, c’est plus pratique pour parler affaires...». Détail qui a son importance: la mort subite de son père l’a arrachée à un stage qu’elle poursuivait à New York, aux musées Guggenheim et Metropolitan.
Il y a un peu plus d’un an, le créateur de la griffe italienne Nicolas Trussardi se tuait, en pleine maturité active, dans un accident de voiture entre Milan et Bergame. Vingt-six ans plus tôt, en 1973, il avait hérité de son père une ganterie familiale qu’il a su transformer en une gigantesque entreprise du prêt-à-porter et d’accessoires de luxe à renommée internationale. Sa disparition a propulsé, au premier plan, les autres membres de sa famille, héritiers de l’empire. Sa veuve, présidente de la holding, finance, Francesco, le fils aîné, se trouve président du groupe et responsable des lignes «homme». Beatrice, sa fille, 27 ans, est la cheville ouvrière et l’image de la gigantesque entreprise, sans oublier la Fondation Trussardi dont la mission consiste à l’organisation d’événements culturels. Sous...