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Actualités - Chronologie

Dresde pleure toujours sa splendeur perdue

Le président philippin Joseph Estrada savoure enfin le goût de la victoire dans son combat contre les rebelles musulmans dans le sud du pays, après la libération par l’armée de douze otages philippins. Le président Estrada a triomphalement présenté mardi à la presse à Manille les douze prédicateurs chrétiens, otages depuis le 1er juillet dernier du groupe rebelle musulman Abu Sayyaf sur l’île de Jolo, libérés lundi par l’armée au terme de violents combats. Leur libération est le prélude à une libération rapide des derniers otages encore détenus par l’Abu Sayyaf, a assuré le président philippin lors d’une conférence de presse. Un Américain, trois Malaisiens et un Philippin sont encore entre les mains des rebelles. «Nous sommes certains de parvenir à une solution très bientôt», a encore affirmé M. Estrada, visiblement satisfait de pouvoir enfin annoncer une libération d’otages qui ne doit rien à l’aide d’un pays tiers. Dès le début de la prise d’otages, le 23 avril dernier, les autorités philippines ont paru embarrassées. Manille a très vite désigné un négociateur, Nur Misuari, gouverneur de la région autonome musulmane de Mindanao (sud), dont dépend l’île de Jolo, mais sans parvenir à empêcher l’armée de tenter de régler le problème à sa manière. Le gouvernement philippin a du coup été très vite confronté aux fortes pressions de la France, de l’Allemagne, de l’Afrique du Sud et de la Finlande, dont plusieurs ressortissants figuraient parmi les otages. Contraint de choisir la voie de la négociation, le gouvernement philippin a vite renoncé à M. Misuari pour porter son choix sur un conseiller du président, Roberto Aventajado. Mais Manille a surtout réclamé l’aide d’un ancien ambassadeur libyen à Manille, Rajab Azzarouk, un choix qui s’avèrera décisif dans la suite des négociations. L’engagement de la Libye a placé de facto Manille sur la touche, au grand dam de l’armée, désireuse d’en découdre avec le groupe Abu Sayyaf, mais aussi du président philippin, dont la cote de popularité était alors en chute libre. Ancien acteur de série B, M. Estrada a une image de «dur» pourfendeur des méchants et il n’a jamais caché son impatience tout au long des mois d’une négociation qui a finalement abouti fin août à la libération de la plupart des otages européens. Excédé par la prise de nouveaux otages malaisiens, le président philippin a donné le 16 septembre à son armée l’ordre d’en finir avec les rebelles. L’opération ne devait durer qu’une semaine, selon des responsables militaires. Elle est toujours en cours. Pire, les deux derniers otages européens se sont libérés tout seuls, profitant de la confusion des combats. Il aura fallu attendre lundi pour que l’armée et le gouvernement philippins remportent enfin leur premier vrai succès avec la libération de douze otages philippins à l’issue d’une heure de combats, qui ont fait deux morts dans les rangs des forces de sécurité. Le chef d’état-major de l’armée, le général Angelo Reyes, a expliqué que les bombardements intenses déclenchés pendant le week-end avaient «fatigué et démoralisé» les rebelles. Plus de 4 000 soldats et policiers sont mobilisés sur la petite île de Jolo depuis la mi-septembre dans l’espoir d’en finir avec une crise qui dure depuis cinq mois.
Le président philippin Joseph Estrada savoure enfin le goût de la victoire dans son combat contre les rebelles musulmans dans le sud du pays, après la libération par l’armée de douze otages philippins. Le président Estrada a triomphalement présenté mardi à la presse à Manille les douze prédicateurs chrétiens, otages depuis le 1er juillet dernier du groupe rebelle musulman Abu Sayyaf sur l’île de Jolo, libérés lundi par l’armée au terme de violents combats. Leur libération est le prélude à une libération rapide des derniers otages encore détenus par l’Abu Sayyaf, a assuré le président philippin lors d’une conférence de presse. Un Américain, trois Malaisiens et un Philippin sont encore entre les mains des rebelles. «Nous sommes certains de parvenir à une solution très bientôt», a encore affirmé M....