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Actualités - Chronologie

Santé Identification d'une protéine liant tabac et maladies cardiaques

Le président Jacques Chirac a salué hier le «courage» des hommes et des femmes qui se sont dressés contre le «joug totalitaire» et ont permis, il y a dix ans jour pour jour, la réunification de l’Allemagne, ouvrant ainsi «la voie à celle de notre continent tout entier». «Dix ans déjà. Pourtant l’émotion demeure au souvenir de ces moments intenses, de ce bonheur indicible, qui marquèrent et suivirent la chute du mur de Berlin. L’insupportable rideau de fer qui divisait Berlin», a rappelé M. Chirac. «L’implacable répression n’avait pu avoir raison de la conscience, de la patience, de la fierté de ces hommes et de ces femmes qui aspiraient, comme leurs frères et sœurs de l’Europe, à la démocratie et à la dignité», a-t-il poursuivi. Il a remercié les autorités allemandes d’avoir invité la France à participer au rappel de «ces instants inoubliables, où tout a basculé, où l’histoire s’est soudain accélérée». «Vous avez souhaité marquer la force de l’amitié germano-française, son rôle irremplaçable dans la construction de l’Europe», a dit M. Chirac. Le chef de l’État français a réaffirmé la volonté de la France de poursuivre l’élargissement de l’Union et d’accueillir «aussi vite que possible nos voisins de l’Est dans la grande maison européenne». «Il nous faudra dans cette grande entreprise la même hauteur de vues, le même courage, la même détermination», a souligné M. Chirac lors de la cérémonie solennelle qui s’est tenue à l’opéra de la ville, le Semperoper. «Ici à Dresde, je veux m’adresser, au nom de la France et de la présidence de l’Union européenne, aux peuples qui souhaitent nous rejoindre. N’ayez aucun doute! Ne craignez pas l’avenir! Nous ferons et nous réussirons l’élargissement! Ensemble nous donnerons à l’Europe un surcroît de puissance et de prospérité», a ajouté le président français. Mais pour M. Chirac, cet élargissement «ne doit pas être un affaiblissement» pour l’Union. «C’est une Europe forte, démocratique et capable d’agir que les pays candidats veulent rejoindre. Voilà pourquoi la réforme des institutions constitue une étape incontournable. la France en a fait l’une des toutes premières priorités de sa présidence», a-t-il dit. Il a appelé les États membres à «faire des gestes» permettant de parvenir à un «bon accord» en matière de réforme institutionnelle lors du Sommet des Quinze, début décembre à Nice. Le président Chirac a aussi averti que «l’Union n’est pas un assemblage hétéroclite» et que les idéaux de démocratie, de droits de l’homme, de «respect sacré et inviolable de la liberté et de la dignité de chaque individu» sont nés sur le sol européen. «Soyons sans indulgence pour ceux qui, à notre porte, en bafouent les principes. Attachons-nous au sein de l’Union, dans chacun de nos pays, à combattre sans faiblesse tous ceux qui cultivent ou exhument des idées aux relents nauséabonds», a-t-il appelé.
Le président Jacques Chirac a salué hier le «courage» des hommes et des femmes qui se sont dressés contre le «joug totalitaire» et ont permis, il y a dix ans jour pour jour, la réunification de l’Allemagne, ouvrant ainsi «la voie à celle de notre continent tout entier». «Dix ans déjà. Pourtant l’émotion demeure au souvenir de ces moments intenses, de ce bonheur indicible, qui marquèrent et suivirent la chute du mur de Berlin. L’insupportable rideau de fer qui divisait Berlin», a rappelé M. Chirac. «L’implacable répression n’avait pu avoir raison de la conscience, de la patience, de la fierté de ces hommes et de ces femmes qui aspiraient, comme leurs frères et sœurs de l’Europe, à la démocratie et à la dignité», a-t-il poursuivi. Il a remercié les autorités allemandes d’avoir invité la France...