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Actualités - Chronologie

Turquie Arrestation de près de 300 islamistes

L’offre de médiation de Vladimir Poutine dans la crise yougoslave n’avait pas reçu hier de réponse, 24 heures après avoir été lancée, mais Moscou ne semblait pas décidé à aller plus loin pour tenter de régler le conflit, malgré les pressions des Occidentaux. La venue du président yougoslave Slobodan Milosevic à Moscou, à l’invitation du président russe, est «toujours possible», mais «rien n’est encore décidé», a déclaré l’ambassadeur de Yougoslavie à Moscou, Borislav Milosevic, frère du président yougoslave. Il a laissé entendre que la réponse du président yougoslave ne serait pas connue ce mardi. À la surprise générale, le président russe a invité lundi son homologue yougoslave et le dirigeant de l’opposition Vojislav Kostunica à venir à Moscou pour tenter de régler la crise politique en République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro). M. Kostunica a déclaré avoir été informé de l’initiative de M. Poutine, mais n’a pas encore fait connaître sa réponse. Il a reproché lundi à la Russie d’être «trop prudente» dans le conflit entre le pouvoir et l’opposition. M. Kostunica revendique la victoire à l’élection présidentielle du 24 septembre avec 52 % des voix. La commission électorale fédérale a appelé à un deuxième tour, créditant M. Kostunica de 48,96 % des suffrages et M. Milosevic de 38,62 %. Contrairement aux Occidentaux, la Russie n’a pas condamné la tenue d’un second tour le 8 octobre et se refuse à faire pression sur la RFY dans ce qu’elle considère comme «une affaire intérieure» et encore moins à appeler au départ de Milosevic. L’ambassadeur de Yougoslavie a jugé hier que la position russe était «correcte» et la presse russe semblait partager l’analyse de l’ambassadeur dans ses commentaires sur l’invitation de Vladimir Poutine. «Le Kremlin a reconnu les chiffres de Milosevic», titrait le quotidien Nezavissimaïa Gazeta (NG). «Le Kremlin a reconnu de facto les résultats du premier tour. Cela signifie que Moscou soutient le régime de Milosevic qui, selon l’opposition et l’Occident, a falsifié les résultats», estimait le quotidien d’opposition Segodnia. Une partie de la presse doutait cependant de la possibilité d’un déplacement à l’étranger du président Milosevic, inculpé en mai 1999 de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre au Kosovo par le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie. Les Izvestia estimaient notamment que Milosevic aura du mal à se rendre à Moscou car les pays qui viennent d’adhérer à l’Otan ou qui veulent y entrer comme la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie n’accorderaient pas de couloirs aériens à son avion. Les experts doutaient également de la réussite de l’initiative de Vladimir Poutine, qu’ils voient comme «une concession maximum» aux pressions des Occidentaux. «Poutine était obligé de réagir après l’envoi à la Russie par l’opposition de son décompte des voix. Il n’y a rien de sérieux dans cette offre car Milosevic n’acceptera jamais. Ce n’est qu’un geste diplomatique», estime Iouri Korgouniouk, de la fondation Indem. «Le Kremlin est très réticent pour s’impliquer dans cette crise» en particulier après le précédent de la crise du Kosovo en 1999 où les Russes ont contribué à faire accepter à Belgrade le plan de règlement des Occidentaux, souligne Alexandre Pikaïev, de la branche russe du centre Carnegie.
L’offre de médiation de Vladimir Poutine dans la crise yougoslave n’avait pas reçu hier de réponse, 24 heures après avoir été lancée, mais Moscou ne semblait pas décidé à aller plus loin pour tenter de régler le conflit, malgré les pressions des Occidentaux. La venue du président yougoslave Slobodan Milosevic à Moscou, à l’invitation du président russe, est «toujours possible», mais «rien n’est encore décidé», a déclaré l’ambassadeur de Yougoslavie à Moscou, Borislav Milosevic, frère du président yougoslave. Il a laissé entendre que la réponse du président yougoslave ne serait pas connue ce mardi. À la surprise générale, le président russe a invité lundi son homologue yougoslave et le dirigeant de l’opposition Vojislav Kostunica à venir à Moscou pour tenter de régler la crise politique en...