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Actualités - Chronologie

Un bilan positif mais une mise à plat de l'athlétisme

Paris accueille aujourd’hui une rencontre cruciale entre la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et les deux dirigeants israélien et palestinien Ehud Barak et Yasser Arafat pour tenter d’apaiser les tensions qui menacent tout l’édifice du processus de paix au Proche-Orient. MM. Arafat et Barak sont attendus au cours des prochaines heures dans la capitale française pour cette réunion, lancée à l’initiative du président américain Bill Clinton. Le Premier ministre israélien arrivera à Paris aujourd’hui en milieu de matinée. Il devrait être presque aussitôt s’entretenir avec Mme Albright avant d’être reçu à l’Élysée par le président français Jacques Chirac à 10h30 GMT. Le président de l’Autorité palestinienne, qui arrivera à Paris probablement dans la nuit de mardi à mercredi, sera reçu par M. Chirac à 06h30 GMT. On ignore pour l’instant l’heure de sa rencontre avec le chef de la diplomatie américaine. «Nous nous attendons à ce qu’il y ait une rencontre à trois», a déclaré le porte-parole du département d’État Richard Boucher. Mme Albright, a-t-il précisé, «les rencontrera d’abord chacun séparément, puis a l’intention de les faire venir ensemble». Côté palestinien, des informations contradictoires circulaient hier soir quant à la possibilité d’une rencontre tripartite. Pour le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, «il sera difficile» pour M. Arafat de rencontrer M. Barak «avant que les forces israéliennes se retirent et cessent l’agression contre les Palestiniens et avant qu’une commission internationale soit formée» pour enquêter sur les émeutes, a-t-il dit. Le gouvernement israélien rejette officiellement toute enquête internationale sur les troubles dans les territoires palestiniens, a annoncé hier le porte-parole du Premier ministre Ehud Barak. Mais, plus tard dans la soirée, Tayeb Abdel Rahim, secrétaire général de l’Autorité palestinienne, affirmait à la sortie d’une réunion de Cabinet avec Yasser Arafat, que Arafat et Barak auraient un entretien aujourd’hui à Paris. Les entretiens auraient lieu à la résidence de l’ambassadeur américain à Paris. Mme Albright a annoncé qu’elle rencontrerait MM. Arafat et Barak pour examiner les moyens de mettre fin aux affrontements entre Israéliens et Palestiniens et «s’assurer qu’une telle escalade ne se répète pas». Le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine – qui s’est félicité que «Paris inspire confiance aux protagonistes», – a placé la barre plus haut en déclarant hier que les entretiens ont pour objectif de permettre une reprise de la «discussion sur le fond» du processus de paix. «Il fallait intervenir pour rétablir un climat minimum pour permettre à la discussion sur le fond de reprendre; c’est cela qui est en jeu en ce moment, plus que l’apaisement de la tension», a-t-il dit. Mais la situation explosive est loin d’être contenue, malgré un cessez-le-feu non respecté, et bien que l’armée israélienne ait commencé hier de retirer certaines de ses positions en Cisjordanie. Deux Palestiniens ont encore été tués mardi par les forces israéliennes dans la bande de Gaza. Dans ce contexte de méfiance, une reprise des pourparlers de paix n’a jamais paru aussi éloignée, comme en témoignent les titres très pessimistes des journaux européens et arabes de mardi. «Israël-Palestine: l’état de guerre», écrit le quotidien français Libération. Le Guardian fait sa manchette sur le «Glissement d’Israël vers l’état de guerre». Le titre du quotidien arabe à grand tirage al-Hayat exprime le sentiment de colère du monde arabe : «La guerre de Jérusalem : fusils et pierres contre missiles et blindés». Le ministre palestinien de la Coopération internationale Nabil Chaath a aussi exprimé hier sa profonde méfiance dans le journal Le Monde : «Nous ne voulons aucune ingérence, aucune médiation de la part de quiconque, ni d’“idées créatives”», a-t-il lancé excédé, dans une claire allusion aux États-Unis, maîtres du jeu, et initiateurs de la réunion de Paris. «Les violences des derniers jours ont révélé l’extrême fragilité du processus de paix, mais surtout l’échec de la logique sécuritaire des accords israélo-palestiniens d’Oslo», a pour sa part indiqué le chercheur palestinien Marwan Bichara. Un constat que reconnaît M. Chaath lorsqu’il affirme qu’«il est désormais évident que le processus de paix ne peut continuer sans que soit assurée une protection pour le peuple palestinien, sous la forme d’un déploiement d’observateurs dans les points sensibles qui séparent Israéliens et Palestiniens». Les entretiens de Paris devraient être suivis demain d’une autre réunion à laquelle participeront MM. Barak et Arafat, en Égypte cette fois, sous l’égide du président Hosni Moubarak. Par ailleurs, un sommet arabe pourrait se tenir la première semaine de janvier, a déclaré hier le président égyptien Hosni Moubarak.
Paris accueille aujourd’hui une rencontre cruciale entre la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et les deux dirigeants israélien et palestinien Ehud Barak et Yasser Arafat pour tenter d’apaiser les tensions qui menacent tout l’édifice du processus de paix au Proche-Orient. MM. Arafat et Barak sont attendus au cours des prochaines heures dans la capitale française pour cette réunion, lancée à l’initiative du président américain Bill Clinton. Le Premier ministre israélien arrivera à Paris aujourd’hui en milieu de matinée. Il devrait être presque aussitôt s’entretenir avec Mme Albright avant d’être reçu à l’Élysée par le président français Jacques Chirac à 10h30 GMT. Le président de l’Autorité palestinienne, qui arrivera à Paris probablement dans la nuit de mardi à mercredi, sera...