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Actualités - Chronologie

Cuba Signature de 15 accords bilatéraux avec l'Iran

Un an après l’accident nucléaire de Tokaïmura, le plus grave depuis celui de Tchernobyl, le Japon n’a pas changé le cap de sa politique énergétique en dépit de la méfiance accrue de sa population vis-à-vis de l’atome. Le 30 septembre 1999, l’industrie nucléaire japonaise a vacillé à cause d’une erreur humaine considérée comme inimaginable. À 10h35 (01h35 GMT) ce jour-là, deux employés de la société privée JCO provoquent involontairement un accident de criticité (réaction nucléaire incontrôlée) en utilisant une quantité d’uranium beaucoup plus importante que prévu au cours du processus de fabrication de combustible nucléaire. Les deux techniciens, âgés de 35 et 40 ans, sont morts trois et six mois plus tard, le premier ayant reçu une dose de radiation estimée à 17 000 fois l’exposition moyenne annuelle. Au total, 439 personnes, dont 209 habitants, ont été exposées à des doses supérieures aux normes, mais à des niveaux insuffisants pour mettre en danger leur santé, selon les autorités. L’accident a été qualifié «de plus important depuis celui de Tchernobyl» (1986) par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui l’a classé au niveau 4 sur l’échelle de gravité, cette dernière en comptant 7. «Le 30 septembre 1999 est une date charnière pour le nucléaire japonais», a affirmé cette semaine Shojiro Matsuura, le président de la Commission de sûreté nucléaire. Car la catastrophe a mis en pleine lumière les lacunes criantes du nucléaire civil japonais. Pour remédier au «manque de culture de sûreté», selon M. Matsuura, le Japon a révisé sa législation en décembre 1999 dans deux directions : un contrôle renforcé de toutes les installations liées au nucléaire et une amélioration de la gestion des situations de crise. Il s’agit ainsi d’éviter la confusion créée à Tokaïmura, le gouvernement ayant minimisé l’accident avant de former une cellule de crise dix heures plus tard et de prendre des mesures spectaculaires, dont l’utilité a été mise en doute par les experts : évacuation des environs proches et confinement de 320 000 habitants chez eux. Le nouveau dispositif a été testé samedi dernier à Tokaïmura avec un exercice grandeur nature fondé sur une fuite radioactive sur l’un des treize sites nucléaires de la ville. Un exercice plus ambitieux, avec l’implication du Premier ministre, sera mené courant octobre. L’objectif des pouvoirs publics est de «restaurer la confiance de la population dans le nucléaire», a souligné M. Matsuura. Car le Japon n’a pas, comme l’Allemagne récemment, l’intention d’abandonner cette industrie qui lui fournit 36 % de son électricité. «Le cap reste inchangé et le nucléaire va rester un pilier de notre politique», a précisé Toshiyuki Oshima, un porte-parole de l’Agence (ministère) des sciences et technologies. Tokyo a cependant revu à la baisse ses ambitions en réduisant à treize le nombre de réacteurs qui devraient entrer en service d’ici à 2011, contre vingt auparavant. Le gouvernement est prudent car Tokaïmura a fortement réduit sa marge de manœuvre face à l’opinion, devenue majoritairement méfiante vis-à-vis du nucléaire, selon les sondages, et qui pourrait ne pas accepter un nouveau dérapage. «Un accident pire que Tokaïmura ne serait pas une surprise», prévient le professeur Jinzaburo Takagi, un expert du Centre d’information des citoyens sur le nucléaire. Comme tous les opposants au nucléaire, il regrette que le Japon n’ait pas profité de Tokaïmura pour engager «un véritable débat sur le bien-fondé de cette énergie».
Un an après l’accident nucléaire de Tokaïmura, le plus grave depuis celui de Tchernobyl, le Japon n’a pas changé le cap de sa politique énergétique en dépit de la méfiance accrue de sa population vis-à-vis de l’atome. Le 30 septembre 1999, l’industrie nucléaire japonaise a vacillé à cause d’une erreur humaine considérée comme inimaginable. À 10h35 (01h35 GMT) ce jour-là, deux employés de la société privée JCO provoquent involontairement un accident de criticité (réaction nucléaire incontrôlée) en utilisant une quantité d’uranium beaucoup plus importante que prévu au cours du processus de fabrication de combustible nucléaire. Les deux techniciens, âgés de 35 et 40 ans, sont morts trois et six mois plus tard, le premier ayant reçu une dose de radiation estimée à 17 000 fois l’exposition...