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Actualités - Chronologie

Tennis Coupe Davis : arrivée des chinois

Avec huit médailles olympiques dont quatre d’or, les athlètes éthiopiens ont signé à Sydney leur grand retour sur la scène internationale devançant leurs rivaux kényans sur la plupart des courses de fond et demi-fond. Première nation africaine et vingtième mondiale au bilan général des médailles, troisième puissance mondiale au tableau des médailles de l’athlétisme, l’Éthiopie a obtenu pendant ces derniers Jeux du deuxième millénaire ses meilleurs résultats depuis sa première participation à des JO, en 1956 à... Melbourne. Le peuple abyssin n’a cessé d’envahir par milliers les rues d’Addis-Abeba à chaque victoire d’un de ses héros, dans un pays considéré comme l’un des cinq plus pauvres de la planète, selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). «Le pays est fier et le nom de l’Éthiopie brille encore plus fort sur le devant de la scène internationale», a déclaré dimanche le président éthiopien Negasso Gidada dans un message de félicitations aux athlètes. Relève Après la victoire de Mamo Wolde à Mexico (1968), les jeunes marathoniens des hauts plateaux, Gezahegn Abera et Tesfaye Tola, ont mis fin à Sydney à 32 années de quêtes infructueuses en remportant dimanche les médailles d’or et de bronze. Le marathon occupe une place privilégiée dans le cœur des Éthiopiens, après les premières victoires d’Abebe Bikila aux Jeux de Rome en 1960 et de Tokyo en 1964, qui avait offert au pays sa première reconnaissance internationale. Haile Gebreselassie, surnommé «l’invincible guerrier éthiopien» après les Mondiaux de Séville (1999), a remporté la médaille d’or à Sydney sur 10 000 m, mais ne cache pas que son ultime défi reste une victoire sur le marathon. Durant ces Jeux, outre la médaille d’or (et record olympique) sur 10 000 m dames de Derartu Tulu, l’Éthiopie a démontré en outre que la relève était assurée, avec notamment l’inattendu Million Wolde, 21 ans, champion olympique du 5 000 m, Assefa Mezgebu, la jeune étoile montante du 10 km éthiopien, dauphin de «Gebre», qui a obtenu la médaille de bronze sur 10 000 m. Sans oublier la valeur sûre Gete Wami, médaillée d’argent au 10 000 m et de bronze au 5 000 m dames). Travail en profondeur Distancés ces dernières années par les Kényans, les athlètes abyssins et leur encadrement sportif ont entamé après les Jeux d’Atlanta (1996) un travail en profondeur, alliant entraînement en altitude, rigueur totale sur la pointe de vitesse et course tactique. Trois éléments déterminants dans la conquête des médailles à Sydney comme ont pu en faire les frais le Kényan Paul Tergat, battu sur le fil par Haile Gebreselassie, et l’Algérien Ali Saidi-Sief, dépassé dans le dernier hectomètre par Million Wolde, bien entouré par ses compatriotes Fita Bayissa (4e du 5 000 m messieurs) et Dagne Alemu. «Ce sont les fruits de la sueur» qui ont également permis à Kutré Dulecha (1 500 m dames) et Ayelech Worku (5 000 m dames) de terminer quatrièmes, des places d’honneur qui peuvent se transformer en médailles dans quatre ans. Seule déception notable, les sixième et neuvième places des marathoniennes Elfenesh Alemu et Fatuma Roba, la tenante du titre à Atlanta. La Fédération éthiopienne d’athlétisme (EAF) a l’intention d’utiliser ces Jeux comme tremplin pour dynamiser une discipline tombée en décrépitude faute de moyens. L’EAF a déboursé début septembre près de 44 000 dollars pour acquérir un terrain de 17,22 hectares sur les hauteurs de Sendafa (40 km au nord d’Addis-Abeba) et y construire un centre d’entraînement moderne, première étape vers une professionnalisation de l’athlétisme.
Avec huit médailles olympiques dont quatre d’or, les athlètes éthiopiens ont signé à Sydney leur grand retour sur la scène internationale devançant leurs rivaux kényans sur la plupart des courses de fond et demi-fond. Première nation africaine et vingtième mondiale au bilan général des médailles, troisième puissance mondiale au tableau des médailles de l’athlétisme, l’Éthiopie a obtenu pendant ces derniers Jeux du deuxième millénaire ses meilleurs résultats depuis sa première participation à des JO, en 1956 à... Melbourne. Le peuple abyssin n’a cessé d’envahir par milliers les rues d’Addis-Abeba à chaque victoire d’un de ses héros, dans un pays considéré comme l’un des cinq plus pauvres de la planète, selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). «Le...