L’ancien médecin de l’équipe cycliste Festina, Éric Ryckaert, a été condamné hier à une amende de 600 000 francs belges (environ 15 000 euros), dont la moitié avec sursis, par le tribunal correctionnel de Gand (nord) pour infraction à la loi sur le dopage. Le docteur Ryckaert, âgé de 57 ans, a été désigné par le tribunal comme le commanditaire d’un trafic d’Eprex (une forme d’érythropoïétine, mieux connue sous le nom d’EPO) vers l’équipe Festina entre 1995 et 1997. Le tribunal a considéré que «Ryckaert était à cette époque responsable de l’encadrement médical pour l’équipe professionnelle cycliste Festina. Il était manifestement l’organisateur du trafic d’Eprex (produit qui favorise l’oxygénation du sang) vers l’équipe Festina entre 1995 et 1997». «L’ex-soigneur a dû fournir à l’époque entre 100 et 120 ampoules d’EPO par an, ainsi qu’une bonne septantaine de doses d’hormones de croissance», a ajouté le juge. Importé des Pays-Bas Gravement malade, Eric Ryckaert n’était pas présent lundi à l’audience du tribunal correctionnel de Gand. Il n’a été condamné que pour infraction à la loi sur le dopage. Dans cette affaire, d’autres prévenus, dont un pharmacien et une employée des Mutualités chrétiennes belges, ont écopé de peines plus lourdes, pour faux en écriture et infraction à la loi sur le dopage. Le pharmacien belge Kristiaan Vanderstichele, 50 ans, et une employée des Mutualités, Linda Baetslé, 48 ans, avaient fait disparaître des sceaux, utilisé des documents d’autres pharmaciens et ajouté les libellés de 520 médicaments sur des prescriptions qui n’avaient pas été ordonnées par un médecin. Ils ont été condamnés respectivement à deux ans de prison avec sursis et un an de prison avec sursis. Linda Baetslé s’était rendue régulièrement aux Pays-Bas pour s’approvisionner en Eprex (en vente libre dans ce pays) qui était ensuite délivré au docteur Ryckaert. Le pharmacien réceptionnait la marchandise évaluée à quelque 120 000 francs belges (environ 3 000 euros) par transport, sur lesquels il touchait 12 000 francs belges (300 euros). Baetslé, amie du pharmacien, travaillait aux Mutualités chrétiennes et y contrôlait les prescriptions des pharmaciens. Avant le procès Festina Dans le cadre d’une enquête sur une fraude à l’assurance maladie impliquant M. Vanderstichele, un juge gantois avait découvert en décembre 1997, lors d’une perquisition chez le docteur Ryckaert, des documents indiquant que le médecin avait commandé de l’EPO. Huit mois plus tard éclatait «l’affaire Festina» qui mettait en cause tout l’encadrement et les coureurs de l’équipe cycliste, relançant du même coup le volet «dopage» de l’enquête belge. Le «procès Festina» doit s’ouvrir le 23 octobre à Lille (nord de la France). Dix prévenus doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de la ville, dont le coureur français Richard Virenque, le docteur Ryckaert, l’ancien soigneur de l’équipe, le Belge Willy Voet, et son ancien directeur sportif, le Français Bruno Roussel. L’interpellation de Willy Voet par des douaniers français le 8 juillet 1998 lors du Tour de France, alors qu’il était en possession de 400 flacons de produits dopants, avait déclenché toute l’affaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancien médecin de l’équipe cycliste Festina, Éric Ryckaert, a été condamné hier à une amende de 600 000 francs belges (environ 15 000 euros), dont la moitié avec sursis, par le tribunal correctionnel de Gand (nord) pour infraction à la loi sur le dopage. Le docteur Ryckaert, âgé de 57 ans, a été désigné par le tribunal comme le commanditaire d’un trafic d’Eprex (une forme d’érythropoïétine, mieux connue sous le nom d’EPO) vers l’équipe Festina entre 1995 et 1997. Le tribunal a considéré que «Ryckaert était à cette époque responsable de l’encadrement médical pour l’équipe professionnelle cycliste Festina. Il était manifestement l’organisateur du trafic d’Eprex (produit qui favorise l’oxygénation du sang) vers l’équipe Festina entre 1995 et 1997». «L’ex-soigneur a dû fournir à...