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Actualités - Chronologie

Madonna "Music"

Au moment où la société Saint-Vincent de Paul fêtait l’année jubilaire à Beyrouth, il aurait été juste et élégant, de la part des organisateurs, de se remémorer le nom d’Albert Khayath, le secrétaire général de la société vincentienne et le fondateur de sa crèche qu’il n’a plus pu animer depuis son décès. Il y a près de quarante ans, durant les fêtes de Noël et du Nouvel An 1960-1961, il a fait tourner pour la dernière fois les machines de cette crèche qu’il a lui-même créée et financée de ses propres deniers, et à laquelle il consacrait beaucoup de son temps, malgré ses lourdes responsabilités de directeur de l’Office des eaux de Beyrouth.Les collines enneigées, l’éclair et le tonnerre, de la vraie pluie sur scène, suivie d’un torrent d’eau qui déferlait vers un public médusé, les Rois Mages et les bergers accompagnés de leurs moutons s’avançant sur des rails invisibles vers l’étable, la musique, les effets sonores, les jeux de lumière... tout un spectacle en direct dont beaucoup de familles se rappellent encore. La mort l’a empêché d’inaugurer, l’année d’après, les nouveaux effets de féerie qu’il se proposait d’offrir au public venu de tous les coins du Liban pour participer à la célébration de la nativité, avec ses vingt-cinq piastres libanaises entièrement consacrées aux œuvres caritatives qu’Albert Khayath a initiées à la rue de la Mère Gelas aujourd’hui à l’honneur. Juste et élégante aurait été une simple citation de son nom, non point par gratitude (lui-même ne l’a jamais, jamais de son vivant cherchée), mais ne serait-ce que parce que les ruines du bâtiment de Saint-Vincent de Paul, elles, s’en souviennent. Sur le plan de mur qui représentait le fond de scène, on peut voir, encore aujourd’hui, le bleu de ciel qu’Albert Khayath a dessiné et les étoiles argentées qu’il a accrochées de ses propres mains.
Au moment où la société Saint-Vincent de Paul fêtait l’année jubilaire à Beyrouth, il aurait été juste et élégant, de la part des organisateurs, de se remémorer le nom d’Albert Khayath, le secrétaire général de la société vincentienne et le fondateur de sa crèche qu’il n’a plus pu animer depuis son décès. Il y a près de quarante ans, durant les fêtes de Noël et du Nouvel An 1960-1961, il a fait tourner pour la dernière fois les machines de cette crèche qu’il a lui-même créée et financée de ses propres deniers, et à laquelle il consacrait beaucoup de son temps, malgré ses lourdes responsabilités de directeur de l’Office des eaux de Beyrouth.Les collines enneigées, l’éclair et le tonnerre, de la vraie pluie sur scène, suivie d’un torrent d’eau qui déferlait vers un public médusé, les...