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Actualités - Chronologie

Canada Fervent hommage à Pierre Elliott Trudeau

Le ministre hongrois de l’Intérieur s’apprête à créer des zones réservées aux quelque 2 000 prostituées de Budapest, selon une source officielle. «Nous avons besoin de zones de prostitution», a expliqué Akos Borai, vice-directeur du bureau juridique du ministère de l’Intérieur.«Privées de ces zones, les prostituées ont été forcées de travailler ailleurs et les banlieues, tout comme la ville elle-même, ont été infestées», juge-t-il, ajoutant que «des nouvelles formes de cette prostitution forcée sont apparues, dans les supermarchés, aux arrêts de bus et dans les boutiques». Les autorités locales devaient, avant fin mars dernier, créer des zones réservées aux prostituées dans des quartiers où la prostitution était de facto pratiquée. «Mais elles ont refusé, par pruderie et par considérations politiques», regrette M. Borai. Budapest compte deux millions d’habitants et, selon Agnes Foedli, qui défend les prostituées, «la ville entière est devenue une zone de prostitution». Cette nouvelle démarche administrative a été rendue possible après que le Parlement eut modifié mardi la législation sur le crime organisé. «À la suite de cette modification, le ministre de l’Intérieur peut désigner en l’espace de 30 jours des zones pour les prostituées si le gouvernement local n’agit pas», selon M. Borai. Depuis 1995, la prostitution n’est pas considérée comme un délit en Hongrie «si les prostituées ne proposent pas leur service d’une manière harcelante, se tiennent loin des écoles et sont dotées de certificats médicaux», a indiqué M. Borai. La police traite toutefois les prostituées comme des criminelles et les autorités locales ont jusqu’à présent refusé de créer des zones réservées. «La police continue de traiter les prostituées comme des criminelles, et les filles passent des journées entières en prison», selon Mme Foedli. Selon elle, «les filles vont être patientes encore un mois. Mais si elles n’obtiennent pas les zones, elles vont manifester dans les rues, où leur activité n’est pas explicitement interdite, par centaines». «Maintenant, le ministre de l’Intérieur va agir», a indiqué M. Borai, promettant de «faire participer les préfets locaux et les prostituées pour trouver des endroits que celles-ci jugeront convenables» pour leur activité. Les préfets locaux sont des administrateurs dont la tâche est de vérifier la bonne application de la législation nationale au niveau local. «Ces zones ne feront pas la promotion de la prostitution. Elles en protégeront au contraire les autres quartiers et permettront de protéger les prostituées sur le plan légal, médical», selon Mme Foedli. Déjà, une zone de prostitution provisoire sur quatre jours avait été acceptée par les autorités lors du championnat du monde de Formule 1, le Grand Prix de Hongrie du 14 août. «Nous avons énormément apprécié cette initiative, car au moins quelqu’un a eu le courage de briser la glace», a jugé Mme Foedli. Cette «zone» se limitait en fait à quelques cabanes de bois, équipées d’une simple douche et d’une banquette de bois.
Le ministre hongrois de l’Intérieur s’apprête à créer des zones réservées aux quelque 2 000 prostituées de Budapest, selon une source officielle. «Nous avons besoin de zones de prostitution», a expliqué Akos Borai, vice-directeur du bureau juridique du ministère de l’Intérieur.«Privées de ces zones, les prostituées ont été forcées de travailler ailleurs et les banlieues, tout comme la ville elle-même, ont été infestées», juge-t-il, ajoutant que «des nouvelles formes de cette prostitution forcée sont apparues, dans les supermarchés, aux arrêts de bus et dans les boutiques». Les autorités locales devaient, avant fin mars dernier, créer des zones réservées aux prostituées dans des quartiers où la prostitution était de facto pratiquée. «Mais elles ont refusé, par pruderie et par considérations...