Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

En bref Cuba Rencontre Castro-Khatami à La Havane

Les candidats à la Maison-Blanche, le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore, misent sur des excédents budgétaires faramineux pour financer leurs programmes, en distribuant au quotidien des milliards de dollars en vue du scrutin de novembre. Seul problème : ce sont largement des dollars virtuels, étant donné que rien ne garantit le maintien à l’avenir de tels excédents, qui se basent sur une croissance économique record aux États-Unis depuis dix ans. Les États-Unis bénéficient certes actuellement d’excédents budgétaires sans précédent. Rien que pour l’année fiscale 2000 (1er octobre 1999-31 septembre 2000), l’excédent atteindrait au moins 230 milliards de dollars, selon une annonce faite mercredi dernier par le président Bill Clinton. Mais ce montant est loin, très loin, des sommes faramineuses dépensées dans leurs programmes par MM. Bush et Gore, qui misent chacun sur des excédents budgétaires dépassant 4 000 milliards de dollars pour la prochaine décennie. Du jamais vu. Cela pose toutefois le problème de savoir comment ils comptent redistribuer ces surplus, notamment pour séduire le vote des classes moyennes. Dans la campagne présidentielle, c’est parfois difficile de rendre compte de telles sommes, pas toujours palpables pour le commun des mortels. À l’occasion de plusieurs récents déplacements à travers les États-Unis, le républicain Bush a ainsi recouru à un artifice, sortant de sa poche 4 dollars. Les deux premiers dollars, a-t-il expliqué, équivalant à 2 000 milliards de dollars, seraient consacrés à assurer la pérennité du régime des retraites, tandis que le troisième serait destiné à financer des dépenses dans le domaine social, éducatif ou dans la défense. Le dernier dollar, plus d’un quart des excédents prévisibles, est destiné à son projet de baisse des impôts (1 300 milliards sur dix ans). Le vice-président Gore n’est pas en reste, en misant lui aussi sur ces excédents budgétaires qu’il entend pour une large part consacrer au remboursement de la dette et à des dépenses accrues dans l’éducation, la santé ou les retraites, autant de thèmes que les Américains citent dans les sondages comme figurant parmi leurs principales préoccupations. «Dans quarante jours, la prospérité économique elle-même va figurer sur les bulletins de vote», a relevé cette semaine le vice-président Gore, comme pour mieux rappeler quels étaient les vrais enjeux de cette élection. «Il y a des choix importants à faire dans cette élection et au cœur de tous ces choix se trouve une question fondamentale : allons-nous utiliser notre prospérité et nos excédents record pour préparer l’avenir», a-t-il dit. M. Gore accuse son adversaire républicain de mettre en danger la prospérité économique avec son projet de baisse massive des impôts qui bénéficierait, selon lui, aux plus riches et replongerait l’Amérique dans les déficits budgétaires. Al Gore «pense que le surplus, c’est de l’argent qui appartient au gouvernement. Nous estimons que le surplus, c’est l’argent du peuple», rétorque George W. Bush, dans ses meetings électoraux.
Les candidats à la Maison-Blanche, le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore, misent sur des excédents budgétaires faramineux pour financer leurs programmes, en distribuant au quotidien des milliards de dollars en vue du scrutin de novembre. Seul problème : ce sont largement des dollars virtuels, étant donné que rien ne garantit le maintien à l’avenir de tels excédents, qui se basent sur une croissance économique record aux États-Unis depuis dix ans. Les États-Unis bénéficient certes actuellement d’excédents budgétaires sans précédent. Rien que pour l’année fiscale 2000 (1er octobre 1999-31 septembre 2000), l’excédent atteindrait au moins 230 milliards de dollars, selon une annonce faite mercredi dernier par le président Bill Clinton. Mais ce montant est loin, très loin, des sommes...