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Actualités - Chronologie

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Ariel Sharon, le chef de la droite israélienne, dont la visite sur l’Esplanade des mosquées a déclenché des émeutes sanglantes, s’est signalé au cours d’une longue carrière militaire et politique comme un partisan de la manière forte avec les Arabes. «Je suis venu ici pour bien démontrer que le Mont du temple (ndlr : nom donné par les juifs à l’Esplanade des mosquées à Jérusalem-Est) est bien à nous», avait-il proclamé jeudi lors de sa visite, dans le but apparent de mettre dans l’embarras le Premier ministre travailliste, Ehud Barak, qu’il accuse d’avoir capitulé devant les Palestiniens et d’être prêt à diviser Jérusalem. Ce faucon a été élu à la tête du Likoud, la principale formation de l’opposition de droite, il y a un an, après la défaite électorale de l’ex-Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, qui avait alors annoncé son retrait de la vie publique. Selon tous les sondages d’opinion, il n’aurait guère de chances de battre M. Barak en cas d’élections anticipées. Aussi est-il de plus en plus menacé, dans son propre parti, par un possible retour de M. Netanyahu. Paradoxalement, c’est cet ultranationaliste que M. Netanyahu avait chargé des négociations de paix avec les Palestiniens en tant que ministre des Affaires étrangères, après avoir vainement tenté de l’écarter de son Cabinet en juin 1996. Pour M. Sharon, sa nomination à ce poste, en 1998, constituait une revanche éclatante, seize ans après avoir été écarté du pouvoir à la suite du fiasco de l’invasion du Liban et des massacres de réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, à Beyrouth, par des miliciens chrétiens alliés à Israël. Craint ou admiré, il possède en tout cas une grande constance. Il y a vingt ans, il dessinait la carte de la colonisation israélienne en Cisjordanie, alors qu’il gérait le portefeuille de l’Agriculture dans un premier gouvernement de droite. À l’époque, il envisageait déjà de découper la Cisjordanie en régions autonomes palestiniennes enfermées dans une maille de colonies juives, dans le but d’empêcher la création d’un État palestinien. Pragmatique, il a cependant admis que cet État existe «de facto» depuis les accords d’Oslo de 1993 sur l’autonomie palestinienne. Il a assuré qu’il valait mieux s’accommoder de cette réalité en le confinant dans un territoire exigu couvrant la bande de Gaza et moins de 50 % de la Cisjordanie, désarmé et sans contrôle des ressources en eau. Entré en politique en 1972, Ariel Sharon a toujours été un empêcheur de tourner en rond, en même temps qu’un appui indispensable pour les chefs de gouvernement de droite. «Il est capable d’envoyer ses chars m’assiéger à la présidence du Conseil», plaisantait l’ancien Premier ministre Menahem Begin. Né en 1928 en Palestine de parents originaires d’Europe centrale, M. Sharon a montré lors de sa carrière dans l’armée – qu’il avait rejointe à 17 ans – son goût pour les méthodes expéditives et son inclination à n’en faire qu’à sa tête. Si son passé militaire n’est guère contesté en Israël – bien que ses opérations commandos aient souvent coûté un prix exorbitant en vies humaines –, ses performances gouvernementales le sont davantage. Ministre de la Défense, c’est lui qui prépare et conduit en 1982 la désastreuse équipée du Liban, en plaçant le gouvernement devant un fait accompli, selon chercheurs et historiens. Une commission d’enquête officielle établira même sa «responsabilité indirecte» dans le massacre de Sabra et Chatila, en septembre 1982.
Ariel Sharon, le chef de la droite israélienne, dont la visite sur l’Esplanade des mosquées a déclenché des émeutes sanglantes, s’est signalé au cours d’une longue carrière militaire et politique comme un partisan de la manière forte avec les Arabes. «Je suis venu ici pour bien démontrer que le Mont du temple (ndlr : nom donné par les juifs à l’Esplanade des mosquées à Jérusalem-Est) est bien à nous», avait-il proclamé jeudi lors de sa visite, dans le but apparent de mettre dans l’embarras le Premier ministre travailliste, Ehud Barak, qu’il accuse d’avoir capitulé devant les Palestiniens et d’être prêt à diviser Jérusalem. Ce faucon a été élu à la tête du Likoud, la principale formation de l’opposition de droite, il y a un an, après la défaite électorale de l’ex-Premier ministre de...