Le sang a coulé ce week-end dans tous les territoires palestiniens, lors d’une troisième journée d’affrontements entre soldats israéliens et manifestants, les plus violents depuis l’arrivée au pouvoir d’Ehud Barak, qui ont fait jusque-là 35 morts et près de 1 000 blessés côté palestinien. Ce déchaînement de violence constitue un coup sévère pour un processus de paix qui bat de l’aile. Dix Palestiniens, dont deux enfants de 10 et 7 ans et un Arabe israélien, ont été tués hier par des balles tirées par les soldats israéliens, ont indiqué des sources hospitalières. Les Arabes israéliens sont des Palestiniens restés en Israël après sa création en 1948. L’un des deux enfants qui ont trouvé la mort, Mohammed Jaber Radi, a été déclaré cliniquement mort, après avoir été blessé à la tête à Rafah, à l’extrême sud de la bande de Gaza. L’autre, Samr Samir Tabanja, est mort d’une balle dans le cœur lors d’un tir nourri entre l’armée israélienne et les services de sécurité palestiniens, près de la tombe de Joseph, un Lieu saint juif tenu par l’armée israélienne dans la zone autonome de Naplouse. Durant cet accrochage, Hossam Bakhit, 18 ans, du camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, a également trouvé la mort, ainsi qu’un policier, Moustafa Halim Ramadan, touché à la nuque. Par ailleurs, un Palestinien, sans papiers d’identité, est décédé lors d’une fusillade entre soldats israéliens et Palestiniens armés, près de la colonie juive de Netzarim, dans le nord de la bande de Gaza. L’Arabe israélien, Omar Ahmed Djabarine, âgé de 21 ans, a été tué lorsque des policiers ont ouvert le feu sur des manifestants qui bloquaient une route principale et jetaient des pierres, près de la localité d’Oum El-Fahem, dans le nord d’Israël. À Ramallah (Cisjordanie), trois Palestiniens, dont deux policiers, ont été tués par balles réelles lors d’une fusillade entre forces israéliennes et palestiniennes, qui a également fait plusieurs dizaines de blessés, a-t-on appris de sources hospitalières. Une des victimes, Mohammed Nabil Doud, était âgée de 16 ans. Aucun détail sur les deux policiers n’a été communiqué. Un peu plus tard, des sources hospitalières ont annoncé la mort de deux autres Palestiniens à Ramallah. Aucune indication n’a été donnée sur leur identité. Tir de missiles Côté israélien, deux soldats ont été légèrement blessés dans des échanges de coups de feu à Netzarim, dans la bande de Gaza, et à Hébron, selon l’armée. La radio israélienne a indiqué qu’un soldat se trouvait dans un état critique après avoir été grièvement blessé lors d’un échange de coups de feu à Naplouse en Cisjordanie. Un porte-parole militaire israélien a confirmé que l’armée avait «riposté à des tirs près de la tombe de Joseph, sans subir de pertes». Il a confirmé également que d’«intenses» échanges de tirs s’étaient produits dans la localité de Rafah, tout près de la frontière égyptienne. Selon des témoins palestiniens, l’armée israélienne a tiré des missiles sur un poste des services de sécurité palestiniens et sur une position de la police palestinienne, faisant sept blessés. De source hospitalière palestinienne, 282 Palestiniens au total ont été blessés hier au cours de la matinée lors d’affrontements avec l’armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. En Israël, où les Arabes israéliens observaient une grève générale, 48 d’entre eux ont été blessés par la police israélienne qui a tiré avec des balles caoutchoutées.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sang a coulé ce week-end dans tous les territoires palestiniens, lors d’une troisième journée d’affrontements entre soldats israéliens et manifestants, les plus violents depuis l’arrivée au pouvoir d’Ehud Barak, qui ont fait jusque-là 35 morts et près de 1 000 blessés côté palestinien. Ce déchaînement de violence constitue un coup sévère pour un processus de paix qui bat de l’aile. Dix Palestiniens, dont deux enfants de 10 et 7 ans et un Arabe israélien, ont été tués hier par des balles tirées par les soldats israéliens, ont indiqué des sources hospitalières. Les Arabes israéliens sont des Palestiniens restés en Israël après sa création en 1948. L’un des deux enfants qui ont trouvé la mort, Mohammed Jaber Radi, a été déclaré cliniquement mort, après avoir été blessé à la tête à Rafah,...