Le Français Gilles Panizzi a finalement remporté le 44e Tour de Corse automobile, onzième épreuve du championnat du monde des rallyes, devant son compatriote François Delecour, offrant à la Peugeot 206 WRC le premier doublé de son histoire, hier à Ajaccio. Imbattables, les voitures françaises ont surclassé leurs adversaires tout au long des trois jours de course, l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus) terminant à plus d’une minute, le Britannique Richard Burns (Subaru Impreza) à plus de 1 min 30. Mieux même pour Peugeot, puisque en terminant 5e devant l’Italien Piero Liatti (Ford Focus) et le Français Simon Jean-Joseph (Subaru Impreza), le Finlandais Marcus Gronholm est parvenu à conserver la tête du championnat en dépit de son inexpérience des routes corses, lui qui participait pour la première fois à la manche française. Les Peugeot 206 étaient tellement au-dessus du lot. À tel point que le duel Panizzi-Delecour tourna rapidement court hier matin, dès l’arrivée de la 14e spéciale. Alors qu’il restait encore un peu plus de 80 km d’épreuves chronométrées, que tout pouvait arriver entre les deux hommes et que Panizzi ne comptait que... neuf dixièmes d’avance sur son coéquipier et rival, une misère. Carlos Sainz venait de connaître des problèmes de direction assistée. En perdant plus d’une minute 14 sec, l’Espagnol cessait définitivement d’être une menace pour les Peugeot 206. L’heure des consignes était venue. « Pas de gaieté de cœur » «C’est une décision difficile à prendre mais nous jouons le titre des constructeurs et maintenant que Sainz est loin, nous avons décidé de figer les positions», avait annoncé aussitôt Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Il n’était plus question de prendre le moindre risque, de se battre comme des chiffonniers pour gagner quelques dixièmes. Panizzi menait à ce moment. Il devenait donc l’heureux élu, celui qui s’imposerait à Ajaccio, pour sa première victoire en mondial. «Il est logique qu’un constructeur donne des consignes de course mais je comprends que ce ne soit pas évident à accepter pour un pilote», reconnaissait Panizzi. «On n’accepte pas ce genre de décision de gaieté de cœur mais nous sommes des professionnels, déclarait Delecour. Nous n’avons rien à dire, c’est comme ça. Il faut d’abord regarder l’intérêt du constructeur. Et Peugeot réalise ici une formidable performance». Gilles Panizzi et François Delecour, après s’être battus pour les temps scratches, baissaient donc de rythme, levaient le pied. Ils offraient ainsi l’opportunité à leurs rivaux de réussir les meilleures performances, Burns (ES15 et 16) et Gronholm (ES17) notamment qui luttaient pour la 4e place dans l’optique du titre. Sainz s’adjugeait la dernière (ES18) pour trois dixièmes devant Didier Auriol (SEAT Cordoba). Avec ce doublé, le premier de la 206, la perspective du San Remo (20-22 octobre), autre terrain favorable (asphalte) aux Peugeot, la course au titre mondial est relancée chez les constructeurs. Elle reste ouverte aussi chez les pilotes où Gronholm a profité des malheurs de Colin McRae (Ford Focus), accidenté la veille, pour rester au sommet.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Français Gilles Panizzi a finalement remporté le 44e Tour de Corse automobile, onzième épreuve du championnat du monde des rallyes, devant son compatriote François Delecour, offrant à la Peugeot 206 WRC le premier doublé de son histoire, hier à Ajaccio. Imbattables, les voitures françaises ont surclassé leurs adversaires tout au long des trois jours de course, l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus) terminant à plus d’une minute, le Britannique Richard Burns (Subaru Impreza) à plus de 1 min 30. Mieux même pour Peugeot, puisque en terminant 5e devant l’Italien Piero Liatti (Ford Focus) et le Français Simon Jean-Joseph (Subaru Impreza), le Finlandais Marcus Gronholm est parvenu à conserver la tête du championnat en dépit de son inexpérience des routes corses, lui qui participait pour la première fois à la manche...