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Actualités - Chronologie

Dopage La roumaine Raducan définitivement privée de médaille

La gymnaste roumaine Andrea Raducan, privée d’un titre olympique après avoir été contrôlée positive à cause d’un médicament contre le rhume, a perdu définitivement la médaille d’or du concours général individuel, a tranché hier à Sydney le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le TAS, qui a confirmé la sanction du Comité international olympique (CIO), a ainsi rejeté l’appel de la gymnaste roumaine, par ailleurs médaille d’or du concours général par équipe et d’argent au saut de cheval. Raducan, qui aura un triste anniversaire pour ses 17 ans samedi, n’a été contrôlée positive qu’à l’issue de l’épreuve du concours individuel et le CIO ne lui a retiré aucune de ses deux autres médailles. Le président du Comité olympique roumain (COR), Ion Tiriac, et l’équipe de gymnastique roumaine ont aussitôt manifesté leur colère. L’ancienne star du tennis roumain a annoncé qu’il allait démissionner de ses fonctions. Il refuse en effet de tenir l’engagement qu’il avait pris avant les Jeux d’une suspension à vie de tout athlète roumain contrôlé positif. Une sanction trop injuste selon lui à l’égard de Raducan : «Je ne pourrais pas la regarder en face», a-t-il dit. « Sans compromis » La gymnaste roumaine a expliqué que, en raison d’un rhume, elle avait pris sur prescription du médecin de son équipe deux comprimés de Nurofen-rhume, un médicament commun, en ignorant qu’il contenait de la pseudo-éphédrine, substance autorisée par la Fédération internationale de gymnastique mais interdite par le CIO. Le médecin a reconnu son erreur. Il a été exclu des Jeux par le CIO. Le TAS s’est déclaré «conscient de l’impact de sa décision sur une jeune et excellente athlète de haut niveau», insistant toutefois sur le fait que «le code antidopage doit être appliqué sans compromis». Le tribunal, qui avait tenu une audience à huis clos de près de 5 heures mercredi en présence de tous les protagonistes, s’est appuyé sur un article du code antidopage qui stipule que «tout cas de dopage pendant une compétition entraîne automatiquement l’invalidation du résultat obtenu». Le TAS a souligné que tous les arguments avancés par les Roumains – l’âge de l’athlète, son poids, son besoin de se soigner, le fait que la drogue n’ait pas amélioré la performance et que la gymnaste s’en était remise au médecin – ne pouvaient être pris en considération. « La vraie championne » «C’est la présence d’une substance interdite dans le corps d’un athlète qui constitue le délit, indépendamment du fait que le compétiteur ait eu l’intention ou non de prendre cette substance prohibée», a souligné le TAS. La Roumaine Simona Amanar, nouvelle médaille d’or, a assuré que ce titre ne signifiait rien pour elle. «Je l’accepte car c’est une médaille qui appartient à la Roumanie. C’est Andrea qui l’a gagnée. Elle appartient à Andrea». «La vraie championne est Andrea», a ajouté Maria Olaru, devenue 2e du concours après la disqualification de sa compatriote. «La décision n’est pas la bonne», a estimé de son côté Nadia Comaneci, également présente à la conférence de presse des Roumains. «C’est difficile de lui dire “tu es innocente mais on t’a quand même retiré la médaille”. C’est la troisième fois que le TAS examinait l’appel d’un athlète aux Jeux de Sydney. Il avait rejeté celui de l’ancien champion olympique du 5 000 m, l’Allemand Dieter Baumann, exclu pour dopage. En revanche, il avait donné gain de cause à l’haltérophile bulgare Alan Tsagaev, frappé initialement par une exclusion collective de l’équipe d’haltérophilie bulgare. Il a ensuite obtenu la médaille d’argent des 105 kg.
La gymnaste roumaine Andrea Raducan, privée d’un titre olympique après avoir été contrôlée positive à cause d’un médicament contre le rhume, a perdu définitivement la médaille d’or du concours général individuel, a tranché hier à Sydney le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le TAS, qui a confirmé la sanction du Comité international olympique (CIO), a ainsi rejeté l’appel de la gymnaste roumaine, par ailleurs médaille d’or du concours général par équipe et d’argent au saut de cheval. Raducan, qui aura un triste anniversaire pour ses 17 ans samedi, n’a été contrôlée positive qu’à l’issue de l’épreuve du concours individuel et le CIO ne lui a retiré aucune de ses deux autres médailles. Le président du Comité olympique roumain (COR), Ion Tiriac, et l’équipe de gymnastique roumaine ont...