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Actualités - Chronologie

Maigres avancées sur la réduction de la dette

La question de la dette des pays les plus pauvres, au centre de toutes les interventions lors de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, n’a fait que des progrès modestes pendant la réunion de Prague qui vient de s’achever. Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, et le directeur général du FMI, Horst Koehler, n’ont eu de cesse de rappeler tout au long des débats que leur objectif était de soulager les pays en développement, en particulier les pays pauvres très endettés (PPTE ou HIPC en anglais) et se sont félicités de ce que le programme de réduction de leur dette avait avancé. Dix pays (Bénin, Bolivie, Burkina Faso, Honduras, Mali, Mauritanie, Mozambique, Tanzanie, Sénégal et Ouganda) ont déjà été jugés éligibles pour ce programme et, au mois de septembre, ont vu leur endettement soulagé d’un total de 16 millions de dollars de créances, a souligné le FMI. Car une fois jugés éligibles, les pays peuvent obtenir une réduction provisoire de leur endettement, cette réduction étant définitivement acquise une fois que ces pays, en collaboration avec le Fonds et la Banque, ont mis au point et appliquent une stratégie de réduction de la pauvreté. «Pour ces dix pays, le bénéfice de cette (première) réduction de la dette comprend la réduction du service de la dette courant de 1998/99 à 2000/05 d’un tiers dans leur ensemble», a détaillé le Fonds dans un communiqué. De plus, le FMI et la Banque mondiale ont entrepris d’accélérer les procédures pour faire en sorte que d’ici à la fin de l’année, 20 pays sur les 41 recensés puissent être pris en compte dans ce programme. Au total, la dette de ces 20 pays serait allégée d’une trentaine de milliards de dollars. Ce programme, allié aux mécanismes traditionnels de réduction de l’endettement, permettrait aux pays bénéficiaires de voir leur dette diminuée d’un total de 50 milliards de dollars, selon le Fonds. Autre avancée dans la réduction de la dette, la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) a vu son financement complété par la France et l’Allemagne, alors que son existence même était mise en danger par l’absence de fonds suffisants. Pour autant, nombreuses critiques ont souligné la lourdeur de ces programmes, la lenteur dans leur application. Le Canada s’est ainsi interrogé sur les conditions posées par la BM et le FMI aux pays très pauvres, qui doivent présenter un bilan sur trois ans avant de bénéficier d’un allègement de dette. Le chancelier de l’Échiquier Gordon Brown a laissé espérer que, pour les bons élèves, ce délai pourrait être réduit. En proposant un moratoire immédiat sur la dette des plus pauvres, le ministre canadien des Finances Paul Martin a souligné que ces pays avaient à mener à bien dans des délais très courts des procédures complexes, auxquelles les pays développés n’avaient jamais eu à faire face. Par ailleurs, certains pays très pauvres, en situation de conflits, sont tenus à l’écart des programmes de réduction de la dette. De leur côté, les Organisations non gouvernementales maintiennent que seule l’annulation totale de la dette peut aider les pays à lutter contre la pauvreté, car ces pays, accablés par les intérêts de leur endettement, ne peuvent consacrer leurs revenus à l’éducation ou aux services de santé. «Il y avait effectivement de grandes attentes de la part de certains», a reconnu jeudi James Wolfensohn, lors de la conférence de presse finale. Mais les institutions de Bretton Woods n’ont jamais encouragé ces espoirs, selon lui. Créée en 1999, la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC, ou PRGF en anglais) est ouverte à 80 pays qui peuvent bénéficier de prêts à un taux très avantageux de 0,5 %. L’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE/HIPC) vise à réduire des deux tiers la dette d’une quarantaine de pays les plus pauvres de la planète.
La question de la dette des pays les plus pauvres, au centre de toutes les interventions lors de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, n’a fait que des progrès modestes pendant la réunion de Prague qui vient de s’achever. Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, et le directeur général du FMI, Horst Koehler, n’ont eu de cesse de rappeler tout au long des débats que leur objectif était de soulager les pays en développement, en particulier les pays pauvres très endettés (PPTE ou HIPC en anglais) et se sont félicités de ce que le programme de réduction de leur dette avait avancé. Dix pays (Bénin, Bolivie, Burkina Faso, Honduras, Mali, Mauritanie, Mozambique, Tanzanie, Sénégal et Ouganda) ont déjà été jugés éligibles pour ce programme et, au mois de...