C’est l’actrice Susan Sarandon qui l’avait souligné elle-même (au Festival de Deauville), «il y a pour le moins une certaine réserve, à Hollywood, quant à un engagement politique clair, en cette année électorale». D’habitude, en effet, on sait, à Hollywood, qui est pour qui et qui est contre qui: les positions sont tranchées, affirmées et proclamées. Mais enfin, cette fois, si on ne voit pas très bien qui soutient le démocrate Al Gore, on n’ignore rien, en revanche, des opposants au républicain George Bush Jr. C’est le cinéaste Robert Altman – dont on verra bientôt (?) Dr. T And The Women, avec Richard Gere en gynécologue de charme – qui a donné le ton. Et il n’y va pas par quatre chemins: «À Dieu ne plaise que George Bush Jr soit élu président des États-Unis. Ce n’est pas quelqu’un de très intelligent, et il a été mis en place par son père et ses sbires (...). Ce serait une catastrophe pour le monde entier». Et Altman d’assurer en conclusion: «Si Bush est élu président, je repars en France». Tout simplement! Susan Sarandon (et donc Tim Robbins) sont à peu près du même avis. Et ils ne sont pas les seuls. Et puis, il y a des questions sensibles: celle des armes à feu individuelles aux États-Unis, par exemple, qui déchaîne passions et controverses. On sait la position (extrême) de Charlton Heston, inconditionnellement pour. Clint Eastwood, présentement très en vedette, dit «comprendre le romatisme de l’Ouest d’autrefois mais, aujourd’hui, l’affaire est devenue complexe et dangereuse, et il faut la traiter en adultes responsables». Sans oublier la peine de mort (Bush est pour). Susan Sarandon – encore elle – s’était résolument engagée «contre» en jouant dans le film de son mari, Tim Robbins (en 95), Dead Man Walking.
C’est l’actrice Susan Sarandon qui l’avait souligné elle-même (au Festival de Deauville), «il y a pour le moins une certaine réserve, à Hollywood, quant à un engagement politique clair, en cette année électorale». D’habitude, en effet, on sait, à Hollywood, qui est pour qui et qui est contre qui: les positions sont tranchées, affirmées et proclamées. Mais enfin, cette fois, si on ne voit pas très bien qui soutient le démocrate Al Gore, on n’ignore rien, en revanche, des opposants au républicain George Bush Jr. C’est le cinéaste Robert Altman – dont on verra bientôt (?) Dr. T And The Women, avec Richard Gere en gynécologue de charme – qui a donné le ton. Et il n’y va pas par quatre chemins: «À Dieu ne plaise que George Bush Jr soit élu président des États-Unis. Ce n’est pas quelqu’un de très...
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