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Actualités - Chronologie

Les grands d'Europe mordent la poussière

À l’exception du Milan AC, les grands d’Europe, à l’image du Bayern de Munich, de Manchester United, de Barcelone et, à un degré moindre de la Juventus de Turin, ont mordu la poussière mardi soir lors du troisième tour aller de la première phase de la Ligue des champions de football. Dans le même temps, les Norvégiens de Rosenborg et les Anglais de Leeds ont marqué chacun six buts, une performance relativement rare dans cette compétition, qui permet au Norvégien Frode Johnsen d’occuper seul la tête du classement des buteurs avec 4 réalisations (dont trois mardi soir). Barcelone, battu à domicile (0-2) par un Milan AC presque en démonstration, a encaissé sa deuxième défaite consécutive, concédant dans le même temps cinq buts sans en marquer un seul. L’entraîneur catalan Llorenc Serra Ferrer, toujours fidèle à un 3-2-3-2 difficile à mettre en place, a déjà annoncé qu’il parlerait «personnellement avec (ses) joueurs de certaines déficiences individuelles». Mais les 100 000 spectateurs du Camp Nou ont, eux, déjà exprimé bruyamment leur mécontentement. Les Catalans sont désormais derniers du groupe H avant d’effectuer deux déplacements difficiles d’affilée, à Milan et à Leeds, et de recevoir en conclusion une versatile équipe turque de Besiktas, particulièrement friable à l’extérieur (10 buts encaissés en deux rencontres, dont 6 mardi soir à Leeds). La situation est beaucoup moins délicate pour Manchester United, battu (3-1) à Eindhoven, même si les Mancuniens n’ont engrangé qu’un seul point lors de leurs deux derniers déplacements. Il est vrai que Sir Alex Ferguson avait décidé d’entamer le match sans David Beckham, Ryan Giggs, ni Jaap Stam qui va être opéré dans la semaine du tendon d’Achille. Dans ce groupe G, où les Belges d’Anderlecht ont encaissé neuf buts en deux déplacements, la deuxième place qualificative se jouera sans doute le 24 octobre à Kiev entre le Dynamo et Eindhoven. À Turin, la Juventus a déçu par le résultat comme par la manière. À l’image de leur meneur, le Français Zinédine Zidane, expulsé à la 67e minute, les Italiens ont confirmé leur impuissance à prendre le jeu à leur compte, leur manque de rythme et leur incapacité à réagir sans un Filippo Inzaghi resté muet. Leurs adversaires du Deportivo la Corogne ont obtenu ainsi leur deuxième nul en déplacement (0-0) et pris une sérieuse option sur une qualification qui tourne résolument le dos à Hambourg, dernier du groupe E avec un seul point, battu à domicile par un surprenant Panathinaïkos (0-1). Enfin, le Bayern de Munich a cédé à la dernière minute au Parc des Princes contre le Paris-Saint-Germain (1-0), dans un match qui aurait pu basculer de n’importe quel côté, à n’importe quel moment. Rosenborg, euphorique, en a profité pour passer six buts à son voisin suédois d’Helsingborg, qui en a quand même encaissé treize en trois rencontres. La visite des Norvégiens à Paris, le 24 octobre, devrait être déterminante pour la deuxième place qualificative du groupe F, derrière le Bayern. Le Barça a succombé face à sa bête noire Le FC Barcelone a succombé mardi soir face à sa bête noire, le Milan AC, devant un public catalan qui rêvait d’une revanche face au club italien, six ans après la finale malheureuse de la Ligue des champions 1994 à Athènes. Le Milan AC avait alors détruit la Dream Team catalane (4-0), surnom donné au Barça de Johan Cruijff depuis les Jeux olympiques de Barcelone et après sa victoire dans la Coupe d’Europe des champions de 1992. Mais, mardi soir, au Nou Camp, les Rivaldo et Kluivert, comme Romario et Koeman avant eux, n’ont rien pu faire face au jeu tactique et pragmatique des Italiens. «Les Italiens ont imposé leur métier et ont annulé toutes les vedettes aux couleurs bleue et grenat», soulignaient hier les commentaires de la presse sportive. Trois occasions, deux buts et un ballon sur le poteau ont suffit aux Transalpins pour se jouer de la domination stérile d’une équipe catalane impuissante face aux buts défendus par le gardien brésilien Dida. Plus de 90 000 socios exaspérés ont conspué Rivaldo pour son manque d’efficacité. Le Brésilien a obtenu du Barça à l’intersaison tout ce qu’il voulait : la liberté de mouvement sur le terrain que lui accorde l’entraîneur Lorenzo Serra Ferrer et que lui refusait le précédent technicien Louis Van Gaal ainsi qu’une augmentation considérable de ses émoluments, plus que doublés à 6,6 millions d’euros nets par saison. Depuis, le public catalan ne lui pardonne plus la moindre incartade et exige des résultats. «Le public a raison. Il va au stade et paie. Je le soutiendrai toujours et c’est normal qu’il me siffle», a admis Rivaldo à l’issue de la rencontre. «C’est triste lorsqu’on perd et quand on te conspue, mais je ne baisserai pas la tête et je continuerai à travailler», a ajouté la vedette brésilienne, Ballon d’or 1999. Après sa défaite contre le Besiktas turc (3-0) et la déroute à domicile contre Milan, le rêve européen du Barça, demi-finaliste en mai dernier, s’éloigne une saison encore et le club catalan n’a désormais plus le droit à l’erreur pour tenter de se qualifier pour la suite de la compétition. Mardi soir, dans le vestiaire du Nou Camp, les joueurs catalans ont juré à leur président Joan Gaspart de rendre dans trois semaines au Milan AC la monnaie de sa pièce et de solder leur dette envers leurs supporteurs. Paris prend des airs de grand Le temps d’une courte victoire sur le Bayern de Munich (1-0), le Paris-Saint-Germain s’est donné, mardi soir en Ligue des champions, des airs de «grand» d’Europe et s’est pris à rêver d’un avenir brillant. Le PSG a bousculé un rival, considéré comme l’un des favoris à la cour du football européen, et si la victoire n’est venue qu’en toute fin de rencontre, les Parisiens ont bousculé le protocole pour préserver leurs chances de qualification. «Nous avons réussi à nous hisser au niveau d’un grand d’Europe, s’est écrié le coach Philippe Bergeroo. Au niveau du contenu, nous avons peut-être livré notre meilleur match de la saison». «Mes joueurs étaient à 120 %, a poursuivi le stratège de la capitale. Et ce soir, c’est la victoire d’un état d’esprit.» Satisfaits d’avoir gagné et d’avoir offert au public du Parc des Princes un spectacle de roi, les Parisiens ont d’abord vu récompenser leur opiniâtreté. Un but de Laurent Leroy, trois minutes dans les arrêts de jeu, a scellé la troisième victoire à domicile de Paris sur Munich en Ligue des champions. Car il n’est pas nouveau que le PSG batte cet adversaire qu’il retrouve souvent. Il en avait été ainsi en 1995 et en 1997. D’une certaine manière, il n’y a pas là sujet d’étonnement. Seulement depuis trois saisons, Paris avait passé son temps dans les oubliettes des compétitions européennes et la Ligue des champions s’était parée de nouveaux atours. Il lui fallait s’assurer que ses ambitions disposaient de moyens. «Nous n’avons jamais renoncé et nous avons été récompensés, a insisté le capitaine Eric Rabesandratana. Il s’agit pour nous d’un match de référence». «Ce fut un grand et beau match», a simplement résumé le patron du PSG, Laurent Perpère, dont les rêves d’un deuxième tour ont commencé à prendre forme. Paris compte désormais six points, à égalité avec le Bayern et Rosenborg, les redoutables joueurs norvégiens qui hantent la Ligue des champions depuis six années sans interruption. Plus qu’une victoire, c’est également un état d’esprit que les Parisiens ont trouvé mardi. «Nous sommes restés appliqués jusqu’au bout. C’est notre travail collectif qui a fait que nous n’avons pas pris de but», a jugé Rabesandratana. Mais le succès dans ce match est venu trop tard pour ne pas être en partie relativisé. «Le KO pouvait venir d’un côté comme de l’autre», a reconnu Bergeroo. Car il manque encore à Paris ce réalisme froid indispensable pour appartenir à la petite coterie des grands clubs. La direction du PSG s’est donné trois ou quatre saisons pour asseoir une réputation. La victoire de mardi ne peut être considérée comme un piédestal mais toutes les pierres sont bonnes à l’édifice.
À l’exception du Milan AC, les grands d’Europe, à l’image du Bayern de Munich, de Manchester United, de Barcelone et, à un degré moindre de la Juventus de Turin, ont mordu la poussière mardi soir lors du troisième tour aller de la première phase de la Ligue des champions de football. Dans le même temps, les Norvégiens de Rosenborg et les Anglais de Leeds ont marqué chacun six buts, une performance relativement rare dans cette compétition, qui permet au Norvégien Frode Johnsen d’occuper seul la tête du classement des buteurs avec 4 réalisations (dont trois mardi soir). Barcelone, battu à domicile (0-2) par un Milan AC presque en démonstration, a encaissé sa deuxième défaite consécutive, concédant dans le même temps cinq buts sans en marquer un seul. L’entraîneur catalan Llorenc Serra Ferrer, toujours...