Préservatifs. La demande de préservatifs au village olympique, où résident quelque 15 000 athlètes et officiels, est en forte hausse depuis le début de la seconde semaine des Jeux. Le fournisseur officiel a déjà distribué quelque 80 000 préservatifs, mais a dû commander d’urgence un nouveau stock de 20 000 pièces. Commentaire de l’un des responsables: «Le nombre de médailles s’est accru, sur et en dehors des pistes». Il n’est pas possible d’établir un podium des plus grands pays consommateurs, mais on sait que les plus demandés sont les préservatifs parfumés à la menthe et à la fraise. Merci. Le comité d’organisation des Jeux de Sydney, ravi de l’engouement populaire et satisfait du travail impeccable des volontaires, a trouvé une manière originale de les remercier : fermer la voie express surplombant le centre-ville et le port de Sydney pour leur permettre de faire la fête en famille, le dernier jour des Jeux, tout en contemplant les feux d’artifice tirés de la baie où se trouve le célèbre opéra. Dimanche, la voie express sera donc fermée à la circulation juste après la fin du marathon messieurs. «C’est notre manière de remercier les habitants de Sydney et de les faire participer à la fête», a affirmé un responsable municipal de la ville olympique. Amitié. Kay Poe et Esther Kim sont deux grandes amies qui pratiquent le taekwondo de haut niveau. Aux sélections olympiques américaines à Colorado, Kim avait déclaré forfait juste avant la finale pour ne pas combattre... Poe, blessée à un genou, se privant ainsi des Jeux de Sydney. Le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, ému par un tel comportement chevaleresque, a fait de Kim et de sa famille ses invités spéciaux. Mercredi, M. Samaranch était attendu au taekwondo pour assister aux finales du jour et féliciter les deux Américaines pour leur sportivité. Juste avant son premier combat, Poe s’est échauffée avec Kim, son porte-bonheur, qui lui a simplement dit : «Vas-y, amuse-toi. Je serai toujours derrière toi, quels que soient les résultats.» Lewis-Freeman. Carl Lewis, le multiple champion olympique et du monde américain, a estimé que la victoire de Cathy Freeman dans le 400 m olympique a fait davantage pour son peuple aborigène qu’un boycottage, évoqué en 1997 par des responsables de sa communauté. «J’étais en Australie en 1997. Et quelqu’un me demandait si elle devait boycotter les Jeux. J’avais alors répondu : “Non, elle devrait entrer dans la danse et devenir la meilleure danseuse”. Parce qu’on n’a aucune influence sur les changements en restant sur le bord de la route. Maintenant, elle a créé une situation favorable où elle peut parler pour sa communauté et se faire entendre». Jonhson-Powell au top. Un tee-shirt du jour J-11 avant les Jeux olympiques de Sydney, cosigné par les champions olympiques américains Michael Johnson et Mike Powell, a battu le record des enchères organisées en faveur d’Olympic Aid, une œuvre de charité créée par les athlètes pour venir en aide aux enfants défavorisés. Le tee-shirt a été vendu 4 000 dollars australiens, à comparer avec les 300 dollars rapportés par une casquette pourtant paraphée notamment par les champions olympiques australiens Kieren Perkins, Michael Klim et les équipes australiennes de hockey et d’aviron. Déjà dominés à la piscine et au tableau des médailles, les Australiens ne font décidément pas le poids face aux géants américains. Drapeau. Le sprinter américain Coby Miller a succombé à la mode des tatouages qui sévit aux JO. Et comme il est fier d’être américain, il n’a pas hésité à le montrer en se décalcomaniant un drapeau américain sur le haut du front. Télégénique. Histoire belge. Axel Merckx, qui courait mercredi l’épreuve olympique de cyclisme sur route, a déclaré à l’arrivée que «même une huitième place» lui aurait fait plaisir. Surprise des journalistes, mais le fils du grand champion n’ignore pas que seules les trois premières places comptent aux Jeux. Il a vite précisé qu’il aurait ainsi pu donner à ses coéquipiers l’argent que le Comité olympique belge avait promis «à ceux qui arriveraient dans les huit premiers». Pourquoi huit, la question reste quand même posée. Montre. Cathy Freeman, l’héroïne de toute l’Australie, a eu un peu de temps entre sa triomphale finale du 400 m et les séries du 200 m pour se faire offrir une montre de marque par son mari Sandy Bodecker, un Américain qui a un poste important chez le fournisseur d’équipements sportifs de la nouvelle championne olympique. Le prix n’est pas dans les journaux, car il dépend du nombre de diamants. On ne sait pas si elle est équipée d’un chrono. Beauté. La médaille d’argent de la perche féminine est australienne depuis quatre mois seulement. Née à Saint-Pétersbourg il y a 24 ans, la blonde Tatiana Grigorieva a fait forte impression pour ses performances, son charme et un joli tatouage sur la hanche droite, représentant une rose. Opportuniste, elle déclare dans la presse de mercredi chercher une grande marque de cosmétiques comme parraineur. «Je m’efforce de faire passer le message qu’une sportive de haut niveau reste une femme et une jolie femme». Message reçu. 90,3 %. Le 400 mètres féminin qui a consacré Cathy Freeman a été suivi par 8 787 000 télespectateurs, soit un taux d’écoute de 86,7 % au plan national, porté à 90,3 % à Sydney même. Ce qui fait dire à certains que les 9,7 % qui ne regardaient pas la télé à 20h10 lundi soir se trouvaient au stade. Tard. La pluie est arrivée à Sydney. Elle s’est déchaînée mardi soir pendant la demi-finale de base-ball entre les États-Unis et la Corée du Sud obligeant à l’interrompre à 23h00, alors que le score était de 2-2. L’équipe américaine a refusé le report de la fin de partie au lendemain et les joueurs ont repris leurs battes à minuit, pour en finir... heureusement en moins d’une demi-heure. Télévision. La Croix-Rouge australienne s’est rendu compte que les dons de sang avaient baissé de 40 % depuis le début des Jeux olympiques le 15 septembre. Pour les responsables, ça ne peut être dû qu’à l’engouement des Aussies pour le sport. Ils ont trouvé la parade : des téléviseurs vont être installés dans les unités mobiles de collecte de sang, pour permettre aux donneurs-supporteurs de ne rien rater des compétitions Romance. La romance très médiatisée entre la blonde Meg Ryan et l’Australien Russell Crowe – le Gladiator – risque de se prolonger. Tous deux ont été invités sur le yacht de Tom Cruise, et Meg, qui devait quitter Sydney et Russell, ce dimanche, pour rentrer à Los Angeles, a repoussé son départ. Incompatibilité. Ric Birch, le maître de cérémonies de la grandiose cérémonie d’ouverture des JO, n’a plus qu’une idée en tête : quitter l’Australie le plus vite possible après la clôture des jeux. Il l’a dit dans une interview à The Australian Financial Review, qui jette un froid sur l’ambiance alors que les Jeux en sont à leur moitié. Les raisons de la mauvaise humeur du metteur en scène californien : il en a assez des interventions et problèmes que lui ont créés le ministre de l’Olympisme Michael Knight et le directeur général du Comité d’organisation des Jeux (Socog) David Richmond. Il révèle qu’il avait déjà remis trois fois sa démission. Et, aussi, qu’il a fallu attendre le lundi pour avoir un coup de fil de Knight alors que la fête du vendredi 15 au stade olympique avait fait l’unanimité des spectateurs et télespectateurs en Australie et ailleurs. 99,9. Les médailles d’or remises aux Jeux de Sydney sont composées à 99,9 % d’argent, mais contiennent au moins 6 grammes d’un or qui a été donné par trois villes minières de la province de Nouvelle-Galles du Sud, Orange, Blayney et Cabonne. Les médailles d’argent et de bronze sont faites à partir d’anciennes pièces australiennes de 1 et 2 cents, qui n’ont plus cours. 1 000. Garrie Gibson, l’organisateur des Gay Games prévus du 2 au 9 novembre 2002 à Sydney, estime que 1 000 des 11 000 athlètes participant aux Jeux sont homosexuels, mais qu’ils ont peur d’avouer leur homosexualité. Ils craignent de perdre leurs généreux contrats avec leurs parraineurs, estime le militant, qui compte faire venir à ses Jeux plus de 14 000 participants de 78 pays.
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