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Actualités - Chronologie

La gazette

TIMING. Le programme des Jeux semble parfois avoir été élaboré en dépit du bon sens. Samedi soir, les quarts de finale du football masculin étaient programmés, tous à la même heure, le soir des finales du 100 m. Lundi soir, en plus du 400 m remporté par Cathy Freeman, il y avait huit autres finales au programme, dont beaucoup sont passées inaperçues. «Nous avions l’impression de participer à un show secondaire», a regretté le nouveau champion olympique du triple saut, Jonathan Edwards. Il a au moins eu la chance et la satisfaction de recevoir sa médaille dans un stade plein. Ce n’est pas le cas de sa compatriote Denise Lewis qui, dimanche soir, a reçu sa médaille d’or de l’heptathlon, puis fait un tour d’honneur, vers 22h30, dans un stade quasiment vide. Dommage, après des années de préparation et deux jours d’efforts ininterrompus. PAS POUR LES DOLLARS. Quand il est arrivé à Sydney, le Russe Evgueni Kafelnikov n’avait pas gagné quatre matches de suite depuis Roland-Garros, en juin. Le voici en passe de devenir champion olympique. Sa motivation, il l’a trouvée dans les accusations des dirigeants olympiques russes, prétendant que seuls les dollars l’intéressaient. Et quand il est motivé, ce qui n’est plus que rarement le cas, le très doué Kafelnikov est capable de tout. Y compris de gagner une médaille d’or. SOLLICITATION. Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Josef Blatter, a encouragé l’Australie à se porter candidate pour l’organisation d’un Mondial de football. «L’excellente organisation des Jeux olympiques ouvre sans doute le droit de faire une telle démarche. Ce qu’ont réalisé les Australiens est tout simplement excellent», a-t-il insisté. L’affaire du représentant de l’Océanie, le Néo-Zélandais Charles Dempsey, dont l’abstention avait conduit à l’attribution des championnats du monde 2006 à l’Allemagne au détriment de l’Afrique du Sud, ne compromettra pas une candidature australienne, selon M. Blatter. «Toute cette affaire est déjà oubliée». OSCARS. Après le formidable succès de la cérémonie de remise des «prix internationaux des meilleurs sportifs du siècle» (World Sport Awards) en novembre dernier à Vienne (Autriche), les organisateurs entendent faire des «Oscars» du sport un événement annuel. Le prochain gala pour couronner les meilleurs sportifs de l’année aura lieu le 16 janvier 2001 au prestigieux Royal Albert Hall de Londres. Un jury d’anciens sportifs de haut niveau et de fonctionnaires désignera les lauréats dans dix catégories. À Vienne, dans le somptueux cadre de l’Opéra, Alain Prost, Michael Jordan, Steffi Graf, Nadia Comaneci, Carl Lewis, Dawn Fraser, Mark Spitz, Anne-Marie Moser-Proell, Jean-Claude Killy, Pelé et Mohammed Ali ont récemment été élus champions du siècle. OR. Olympic Aid, un fond qui veut aider l’enfance défavorisée, a trouvé un soutien de choix en Australie en la personne du nageur australien aux trois médailles d’or, Ian Thorpe. C’est lui qui a lancé la campagne «de l’or pour une campagne en or», qui invite tous les Australiens à remettre à Olympic Aid une pièce d’or pour chaque médaille de même métal gagnée par le pays organisateur des Jeux. RÉPÉTITION. La tentative contre le record de l’heure envisagée par le Britannique Chris Boardman – actuellement à Sydney dans le cadre des JO – a été fixée au vendredi 27 octobre, à 16 heures (heure locale), sur la piste de Manchester, qui ce jour-là pourrait bien être appelée Manchest-heure. PILE. Hein Verbruggen, le président néerlandais de l’Union cycliste internationale (UCI), se montre peu en règle générale aux remises de médailles, mais il avait prévu d’officier mardi lors de la cérémonie protocolaire de la course sur route dames. C’est sa compatriote Leontien van Moorsel qui a gagné. GRAND ÉCART. Les basketteuses australiennes jouent mercredi contre les Polonaises, mais Kristi Harrower, arrière australienne, et Malgorzata Dydek, pivot de l’équipe polonaise, auront du mal à se regarder dans les yeux. Plus d’un demi-mètre (en hauteur) les sépare. Malgorzata mesure 2,13 m et Kristi 1,62 m. ARKAEV PAS GREC. Avec un total de 15 médailles, dont 5 en or, les gymnastes russes se sont taillés la part du lion dans le tournoi olympique de gymnastique artistique, qui a pris fin lundi. Ils le doivent en grande partie au tout puissant Leonid Arkaev, entraîneur de l’équipe masculine et féminine, en même temps que président de la fédération russe de gymnastique. Sollicité par la Grèce, qui prépare les prochains Jeux de 2004, Arkaev a refusé de suivre les traces de Marina Fateeva, qui était l’entraîneur de l’ensemble russe de gymnastique rythmique à Atlanta et qui a propulsé les Grecques vers les sommets depuis 1997. ENFANTS PERDUS. Le comité d’organisation des Jeux (SOCOG), pour éviter que trop d’enfants ne soient égarés chaque jour, quand il y a 400 000 personnes aux alentours d’Olympic Boulevard, a demandé aux parents d’inscrire leur numéro de téléphone sur la main ou le poignet de leurs enfants. S’ils sont équipés d’un portable, ce qui est le cas de nombreux Australiens, ils seront contactés encore plus rapidement, et l’enfant perdu attendra moins longtemps pour retrouver ses chers parents. COUVERTURES. Les responsables du «Media Village», qui se font appeler les «Village People», ont signé une petite missive déposée dans les bungalows occupés par 4 500 journalistes pour leur demander de ne pas emporter, à la fin des Jeux, le superbe plaid molletonné et estampillé «Sydney 2000» qui couvre chaque lit. Ils en appellent à la gentillesse des journalistes, en leur expliquant que les concurrents des Paralympiques en auront besoin, fin octobre. Et comme cela risque de ne pas suffire, les amateurs de souvenirs étant souvent nombreux à la fin des Jeux, les «Village People» avertissent tout aussi gentiment les journalistes que chaque plaid emporté sera facturé 400 dollars australiens. Comme chaque invité a laissé l’empreinte de sa carte de crédit avant de prendre possession de sa chambre, il risque d’y avoir de mauvaises surprises sur les relevés de banque le mois prochain. Avis aux amateurs. VENT. Une rafale de vent a légèrement endommagé le toit du Stade olympique de Sydney dans la nuit de dimanche à lundi. Une plaque d’aluminium d’une longueur de 3,60 m et d’une largeur de 40 cm s’est détachée et est tombée. L’incident s’est produit après les dernières épreuves d’athlétisme et personne n’a été blessé. Une inspection lundi matin n’a pas révélé d’autres dommages. BORDÉ. Les Australiens Darren Bundock et John Forbes ont admis avoir arrosé leur fête samedi soir, la nuit suivant la régate qui leur a valu l’argent en Tornado. Ils ont quand même pris la mer, dimanche, dans un état second. En fait, leur classement étant acquis, ils auraient pu ne pas naviguer, mais ont décidé de donner un coup de main à leurs amis de l’équipage allemand pour qu’il rapporte le bronze. Coup double : ils ont gagné la régate et les Allemands ont pris la troisème place. «Je ne me souviens pas de grand-chose de ce qu’on a fait hier», a avoué Forbes. Bundock n’a rien dit. CAUCHEMAR. Le Marocain Hicham el-Guerrouj s’est fait peur lundi dans sa série qualificative du 1 500 m aux Jeux de Sydney. Le champion a cru revivre le cauchemar d’Atlanta, quand une chute lui avait fait perdre la médaille. «J’ai cru que ça allait se reproduire, a déclaré le champion de 26 ans, super-favori de la distance. J’ai pris un coup et j’ai revu le cauchemar d’Atlanta». LOIN DES YEUX. Bien qu’il y ait eu 214 combats de boxe dans le tournoi olympique jusqu’à ce lundi, jamais encore une rencontre n’a opposé un Cubain à un Américain. Surprenant quand on sait que sur les 70 pays participants, trois seulement ont pu envoyer à Sydney des équipes complètes de 12 boxeurs : les États-Unis, Cuba et la Russie. Caprice du titrage au sort : les Russes ont bien rencontré des Américains, mais jamais encore de Cubains. JOB. John Howard est Premier ministre d’Australie. Il aime le sport. Certains lui reprochent de passer un peu trop de temps à féliciter les champions australiens devant les caméras. Il se défend. «C’est mon boulot d’être là pour un évènement d’importance mondiale. Et puis, j’ai même assisté à des épreuves où nous n’avons pas eu de médaille». FLOP. La natation en ligne passionne les Australiens, mais les autres disciplines de natation n’attirent pas vraiment le public des Jeux de Sydney. Et une histoire circule en ville : «Quel est le comble de l’optimisme pour un revendeur à la sauvette ? Se poster devant la piscine avec des places à revendre pour la natation synchronisée».
TIMING. Le programme des Jeux semble parfois avoir été élaboré en dépit du bon sens. Samedi soir, les quarts de finale du football masculin étaient programmés, tous à la même heure, le soir des finales du 100 m. Lundi soir, en plus du 400 m remporté par Cathy Freeman, il y avait huit autres finales au programme, dont beaucoup sont passées inaperçues. «Nous avions l’impression de participer à un show secondaire», a regretté le nouveau champion olympique du triple saut, Jonathan Edwards. Il a au moins eu la chance et la satisfaction de recevoir sa médaille dans un stade plein. Ce n’est pas le cas de sa compatriote Denise Lewis qui, dimanche soir, a reçu sa médaille d’or de l’heptathlon, puis fait un tour d’honneur, vers 22h30, dans un stade quasiment vide. Dommage, après des années de préparation et deux...