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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché toujours calme

Le calme continuait de régner hier sur le marché libanais des changes, consécutivement à la contraction de la demande du dollar en l’absence d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Ce phénomène est venu donc faire de la BDL la principale, sinon la seule contrepartie disponible à la vente du billet vert au point supérieur de sa fourchette d’intervention, maintenue en l’état entre 1 501,00 LL et 1 514,00 LL. Cela étant, la devise américaine, qui a clôturé, selon la BDL, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, devait se négocier pratiquement entre 1 513,75 et 1 514,25 LL toute la journée avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité est demeurée restreinte avec un volume d’affaires ne dépassant pas au total quelque huit millions de dollars entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, selon ces mêmes milieux. L’euro tourne autour de 0,88 dollar À l’étranger, l’euro a continué de se raffermir hier sur les marchés des changes internationaux, tournant autour de 0,88 dollar, alors que les opérateurs s’attendent à une nouvelle intervention des banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) si la monnaie unique redescend. À cet égard, les cambistes ont réévalué l’intervention concertée des grandes banques centrales de vendredi dernier, estimant aujourd’hui qu’elle a réussi, a indiqué l’un d’entre eux. «Ce qui avait été considéré comme un certain manque d’enthousiasme de la part des Américains à intervenir est aujourd’hui vu comme la copie conforme de l’intervention américaine pour soutenir le yen en 1998», a-t-il ajouté. L’intervention de la Banque centrale européenne (BCE), de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des banques centrales du Japon, d’Angleterre et du Canada a permis à l’euro de se ressaisir après avoir atteint un plus bas historique de 0,8443 dollar, mercredi dernier. Cela d’autant que le Premier ministre français, Lionel Jospin, saluait hier l’intervention des banques centrales pour soutenir l’euro, en affirmant que «ce qui a été fait une fois peut naturellement se refaire», à un moment où les ministres des Finances du groupe des Sept se sont dit prêts à intervenir à nouveau pour soutenir la devise européenne. De plus, les perspectives de relèvement des taux d’intérêt par la BCE, qui est à nouveau sous pression après l’annonce hier par l’Office fédéral des statistiques de Wiesbaden que les prix à l’importation en Allemagne ont bondi de 11,9 % le mois dernier sur un an pour la première fois depuis octobre 1981, sont venues aussi soutenir la monnaie unique européenne. Pourtant, les opérateurs continuent de craindre l’impact d’un «non» danois à l’adhésion à l’euro lors d’un référendum organisé après-demain à cet effet, laissant croire que la faiblesse de cette monnaie n’est pas résolue. Cela étant, le dollar est parvenu à limiter hier ses pertes face à l’euro, lui permettant de présenter un grande résistance contre les autres grandes monnaies, se négociant à New York comme suit : – 0,8805 pour un euro contre 0,8755, la veille – 1,4605 pour un sterling contre 1,4525 – 2,2215 DM contre 2,2340 – 7,4505 FF contre 7,4925 – 1,7290 FS contre 1,7350 – 2 199,30 lires contre 2 211,65 – 107,70 yens contre 107,85. Bourse de Beyrouth : marché faible À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est davantage affaiblie hier en raison de la poursuite de la baisse des actions A de Solidere dans un marché toujours déserté et stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu hier 0,34 % à 64,89 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,32 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un marché très faible avec un volume d’affaires portant sur quelque 2 680 actions négociées d’une valeur globale de 18 876 dollars. Baisse des Bourses américaines... Sur les places boursières internationales, les investisseurs se sont montrés de plus en plus inquiets de la détérioration apparente des résultats de plusieurs sociétés américaines, après que Eastman Kodak eut jeté un coup de froid hier sur les marchés des valeurs mobilières. Le premier fabricant mondial de matériel photographique a prévenu que son bénéfice par action serait inférieur de 20 à 25 cents au troisième trimestre à celui qui était prévu dans le budget de la société. Comme d’autres avant lui, Eastman Kodak a anticipé le renchérissement des matières premières et les effets de change avec un dollar fort, ce qui explique cette révision à la baisse de ses profits, sachant que le trimestre suivant pourrait également pâtir des mêmes facteurs. En outre, Cummins, le fabricant de moteurs Diesel pour camion, a également prévenu que son bénéfice serait inférieur aux attentes des analystes en invoquant le retournement du marché du camion avec le ralentissement de l’économie américaine et la faiblesse de l’euro. L’annonce hier que la Cour suprême aux États-Unis a décidé de renvoyer devant une cour d’appel le dossier antitrust contre le géant des logiciels Microsoft n’a eu d’impact positif que sur l’action de cette société seulement, car le restant du secteur était déprimé ainsi que celui des télécoms. En effet, l’indice Nasdaq de la Bourse électronique a dû frôler par moments le seuil des 3 700 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait plus sensiblement à la baisse entre un plus haut de la séance à 10 813,24 points et un plus bas à 10 648,34 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 676,56 points, en baisse de 131,59 points sur la veille. ... et des Bourses européennes Les Bourses européennes ont reculé mardi, les avertissements sur résultats émis par plusieurs entreprises américaines relançant les inquiétudes sur un ralentissement des bénéfices. L’indice Eurotop 300 perdait 0,8 % à 1 596 et l’Eurostoxx cédait 1,02 % à 4 933. «Une épouvantable incertitude pèse sur les marchés et cela va continuer tant que nous n’y verrons pas plus clair sur l’ampleur du ralentissement de l’économie américaine et sur l’euro et le pétrole», notait un intervenant. «Cela donne de multiples raisons pour ne rien faire et explique les fluctuations dans des marges étroites». Le dernier en date des avertissements sur résultats aux États-Unis est celui de Kodak, annonce qui a pesé sur Wall Street. Les marchés avaient obtenu un répit lundi sur le front du pétrole et de l’euro grâce à la décision des États-Unis de prélever du pétrole sur leurs réserves stratégiques et à l’intervention des banques centrales vendredi sur le marché des changes. Les valeurs technologiques avaient rebondi lundi mais elles sont reparties à la baisse mardi. Marconi a abandonné 7,03 %, Ericsson 5 % et Nokia 4 %. France Télécom a reculé de 2,94 % et Deutsche Telekom perdait 3,82 %. Bouygues a baissé de 2,43 %, Equant de 0,24 % et Alcatel de 5,12 %. Les valeurs pétrolières ont peu progressé, les analystes estimant que les bénéfices de la flambée des cours étaient déjà inscrits dans les cours. Royal Dutch a affiché un gain de 0,89 %, BP de 0,92 % et TotalFinaElf de 0,06 %, tandis que Shell a cédé 0,73 %. Les valeurs bancaires ont bénéficié du mouvement vers les valeurs considérées comme défensives avec BNP Paribas qui a progressé de 2,15 %, Société générale de 3,46 % et Crédit lyonnais de 0,75 %. Deutsche Bank a pris 2,38 %, Commerzbank 2,15 % et HypoVereinsbank 1,45 %. Dans la métallurgie, l’anglo-néerlandais Corus Steel a abandonné 4,30 % à Amsterdam près de son plus bas historique après l’avertissement sur résultats d’Usinor la veille. Le groupe français a perdu 3,23 %. Tokyo : affaiblissement de la cote Les valeurs japonaises sont reparties à la baisse mardi, le repli de Wall Street la veille ayant pesé sur le marché et notamment sur les valeurs technologiques. «Depuis la mise en garde d’Intel, il y a cette crainte lancinante sur le marché à propos de l’avenir des valeurs de semi-conducteurs», a commenté Tatsuhiko Takura, directeur de l’analyse financière chez Tokio Marine Asset Management. Intel Corp, numéro un mondial des semi-conducteurs, a annoncé en fin de semaine dernière que son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre serait inférieur à ses prévisions en raison de la faiblesse de la demande en Europe. Ce qui a pesé sur l’ensemble des valeurs technologiques dans le monde. «Le marché n’a plus rien pour le tirer à la hausse. Ces valeurs de composants sont celles sur qui l’on comptait pour jouer un rôle clé dans une hausse de la Bourse de Tokyo après la série de révisions à la hausse à laquelle on a assisté sur ce secteur», a ajouté Takura. L’indice Nikkei 225 a fini sur un repli de 0,40 % ou 64,28 points, à 15 928,62 points, tandis que l’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, reculait de 0,32 % ou 4,72 points à 1 473,52 points et que le Nikkei 300, pondéré en fonction des capitalisations boursières, cédait 0,26 % ou 0,74 point, à 288,91 points. Depuis le début de l’année, l’indice Nikkei 225 a perdu près de 16 %. Les replis l’ont emporté sur les progressions par 905 à 374, avec 120 valeurs inchangées.
Le calme continuait de régner hier sur le marché libanais des changes, consécutivement à la contraction de la demande du dollar en l’absence d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Ce phénomène est venu donc faire de la BDL la principale, sinon la seule contrepartie disponible à la vente du billet vert au point supérieur de sa fourchette d’intervention, maintenue en l’état entre 1 501,00 LL et 1 514,00 LL. Cela étant, la devise américaine, qui a clôturé, selon la BDL, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, devait se négocier pratiquement entre 1 513,75 et 1 514,25 LL toute la journée avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité est demeurée restreinte avec un volume d’affaires ne dépassant pas au total...