On le sait, au Liban, il y a un tas de choses qu’on ne fait pas comme ailleurs. Le cinéma ne fait certes pas exception. Ainsi, en Amérique, en France et ailleurs, les films sortent d’abord en salle (c’est normal, non ?). Après un certain délai – qui peut être variable – les films sont édités en cassettes et/ou en DVD. Au Liban, c’est l’inverse. De nombreux films – américains en particulier – sont disponibles (pour projection chez soi) chez le boutiquier «spécialisé» de n’importe quel coin de rue. Plus tard, si tout va bien – n’oubliez pas, entre autres, la censure – lesdits films sont visibles en salle. Et l’on s’étonne, après cela, des résultats actuels du box-office... Le cas de On connaît la chanson est, à sa manière, exemplaire. Le film d’Alain Resnais date de 1997. Or, par les temps qui courent, il est impératif que les films sortent rapidement – spécialement quand ils sont français – on ne cesse de le répéter. En vain. Handicap supplémentaire pour On connaît la chanson, une sortie annoncée... qui ne cesse d’être reportée de semaine en semaine. Un autre exemple – différent. Le film de (et avec) Clint Eastwood, Space Cowboys, après avoir été chaleureusement accueilli à Venise et à Deauville, est en train de faire, un peu partout, une très belle carrière. On espère bien le voir chez nous (?!). Dans ce cas, pourquoi attendre : la presse internationale parle, en long et en large – et en termes enthousiastes – d’Eastwood et de son film. Pendant ce temps, des fonctionnaires d’un autre âge – je veux dire d’une autre époque – continuent à éplucher les listes «noires» d’acteurs, d’actrices, etc. (certains décédés il y a des années !) dont les films restent toujours interdits ! Le ridicule ne tue pas. Il conserve.
On le sait, au Liban, il y a un tas de choses qu’on ne fait pas comme ailleurs. Le cinéma ne fait certes pas exception. Ainsi, en Amérique, en France et ailleurs, les films sortent d’abord en salle (c’est normal, non ?). Après un certain délai – qui peut être variable – les films sont édités en cassettes et/ou en DVD. Au Liban, c’est l’inverse. De nombreux films – américains en particulier – sont disponibles (pour projection chez soi) chez le boutiquier «spécialisé» de n’importe quel coin de rue. Plus tard, si tout va bien – n’oubliez pas, entre autres, la censure – lesdits films sont visibles en salle. Et l’on s’étonne, après cela, des résultats actuels du box-office... Le cas de On connaît la chanson est, à sa manière, exemplaire. Le film d’Alain Resnais date de 1997. Or, par les temps...
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