Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les vieux dans les files d'attente ... pour l'avenir de leurs petits-enfants

Une affichette sur la porte d’un bureau de vote dans le quartier du Nouveau Belgrade informe : «Chers clients, le restaurant sera fermé ce dimanche 24 septembre. Nous vous remercions pour votre compréhension». Une heure après l’ouverture de ce restaurant transformé en bureau de vote, des électeurs formaient une file d’attente d’une trentaine de mètres, passant le temps à lire et relire le menu et la carte des vins affichés à l’une des fenêtres de l’établissement, aux côtés des listes des cinq candidats à la présidence de la Yougoslavie et des candidats aux législatives fédérales. «Je suis venue voter parmi les premiers pour l’avenir de mes enfants et petits-enfants», explique Zagorka Pajic, une retraitée de 72 ans. «J’ai vécu ma vie, c’est à leur tour d’avoir une vie meilleure. C’est tout ce que je peux faire pour mes deux filles et leurs enfants», ajoute-t-elle. Quelques mètres plus loin, trois autres files, formées en majorité de personnes âgées, signalent la présence d’autres bureaux de vote. «Beaucoup plus d’électeurs ont voté au cours de la première heure d’ouverture aujourd’hui que lors de précédentes élections», a déclaré le responsable du bureau de vote installé dans le restaurant, Vladislav Dragojevic. «Les élections c’est généralement pour voter pour la liberté ou l’esclavage, moi je vote pour la liberté de notre pays», souligne Radivoje Milovanovic, 68 ans, tout en lisant le quotidien pro-gouvernemental Politika. Grozdana Jovicevic, 71 ans, pose son regard sur son petit-fils Marko (21 ans). «Il n’est pas sûr que je ferai le bon choix, alors je lui ai dit de venir voter avec moi et de me guider si nécessaire, parce que c’est pour son avenir que je suis ici», souligne le vieil homme. Dans un autre quartier de Belgrade, Darinka Konstantinovic, 60 ans, annonce ouvertement pour qui elle a voté : «Pour l’Opposition démocratique de Serbie et son candidat à la présidentielle Vojislav Kostunica, cela va de soi !» Dans le quartier résidentiel de la capitale, Dedinje, le président yougoslave Slobodan Milosevic et son épouse ont attendu pendant cinq minutes avant de pouvoir voter sous les flashes des photographes et les caméras de télévision. Vêtu d’un costume sombre, M. Milosevic bavardait avec son épouse tandis qu’une cinquantaine de journalistes étaient tenus à l’écart. Alors que le couple avait gagné l’isoloir, les journalistes ont pu entendre le président dire à son épouse : «Je n’ai pas pris mes lunettes». Le dispositif de sécurité mis en place autour du bureau où a voté M. Milosevic n’avait jamais été aussi important, de mémoire de journaliste. Des policiers vêtus de gilets pare-balles étaient déployés partout, y compris sur les toits des immeubles environnants. Seul le cameraman de la télévision d’État serbe (RTS) a été autorisé à prendre une déclaration de M. Milosevic après son vote, tandis que les journalistes ont dû attendre une minute avant de pouvoir quitter le bureau. Sur la place de la République, dans le centre de Belgrade, une dizaine d’ouvriers installaient en milieu de journée une estrade et des équipements de sonorisation. «Un concert de musique populaire aura lieu ce soir», a expliqué un des ouvriers. Le Parti socialiste (SPS) de M. Milosevic a annoncé qu’il organisait des «concerts» dans tout le pays après la fermeture des bureaux de vote (qui a eu lieu à 18h00 GMT), en réponse à l’opposition qui a appelé ses sympathisants à se rassembler sur les places centrales des grandes villes, y compris Belgrade, pour suivre le décompte des voix à partir de 21h00 (19h00 GMT).
Une affichette sur la porte d’un bureau de vote dans le quartier du Nouveau Belgrade informe : «Chers clients, le restaurant sera fermé ce dimanche 24 septembre. Nous vous remercions pour votre compréhension». Une heure après l’ouverture de ce restaurant transformé en bureau de vote, des électeurs formaient une file d’attente d’une trentaine de mètres, passant le temps à lire et relire le menu et la carte des vins affichés à l’une des fenêtres de l’établissement, aux côtés des listes des cinq candidats à la présidence de la Yougoslavie et des candidats aux législatives fédérales. «Je suis venue voter parmi les premiers pour l’avenir de mes enfants et petits-enfants», explique Zagorka Pajic, une retraitée de 72 ans. «J’ai vécu ma vie, c’est à leur tour d’avoir une vie meilleure. C’est tout...