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Actualités - Chronologie

Iran Les réformateurs appellent les étudiants au calme

Les réformateurs iraniens ont réitéré hier leurs appels au calme aux étudiants à la veille de la rentrée universitaire, après les graves affrontements qui ont opposé fin août étudiants réformateurs, conservateurs et policiers. Le Front de la participation (FP), dirigé par Mohammad-Reza Khatami, le frère du président iranien Mohammad Khatami, a demandé aux étudiants de poursuivre une politique de «calme actif», dans un communiqué publié par l’agence officielle Irna. Le FP a par ailleurs dénoncé la «nouvelle stratégie adoptée par le camp du monopole», c’est-à-dire les conservateurs, qu’il accuse d’essayer de «rayer certaines réalités» obtenues par les réformateurs depuis l’élection de M. Khatami en 1997. De violents affrontements, qui ont fait des dizaines de blessés alors qu’un policier a été tué par balles, ont opposé, le 28 août, étudiants réformateurs, conservateurs et policiers, dans le centre et à la périphérie de Khorammabad (ouest). Les incidents ont éclaté après l’intervention le 23 août de bassidjis, miliciens islamistes, auxquels se sont joints des gardiens de la révolution (Pasdaran, garde prétorienne du régime), selon les étudiants, pour empêcher deux figures emblématiques du mouvement réformateur, Abdolkarim Sorouch et Mohsen Kadivar, de s’adresser à une réunion du Bureau de consolidation de l’unité (BCU). Le BCU est le principal mouvement étudiant réformateur et soutient le président Mohammad Khatami. Les dirigeants du BCU avaient appelé le 18 septembre les étudiants iraniens à suivre une politique de «calme actif» pour préserver les réformes. «Le calme actif n’est pas une stratégie de silence. Il consiste à ne pas tomber dans le piège de la confrontation physique», avait indiqué Mohammad Tabataï, porte-parole du BCU, ajoutant qu’une telle confrontation pourrait défavoriser le mouvement réformateur. Les réformateurs, proches du président Khatami, ont à maintes reprises accusé leurs rivaux conservateurs de fomenter des troubles pour affaiblir sa candidature à l’élection présidentielle de 2001. M. Khatami devrait prononcer lundi un discours à l’Université de Téhéran, où le soulèvement étudiant de juillet 1999, qui ébranla le régime islamique et fut réprimé au bout de cinq jours par les bassidjis, avait débuté.
Les réformateurs iraniens ont réitéré hier leurs appels au calme aux étudiants à la veille de la rentrée universitaire, après les graves affrontements qui ont opposé fin août étudiants réformateurs, conservateurs et policiers. Le Front de la participation (FP), dirigé par Mohammad-Reza Khatami, le frère du président iranien Mohammad Khatami, a demandé aux étudiants de poursuivre une politique de «calme actif», dans un communiqué publié par l’agence officielle Irna. Le FP a par ailleurs dénoncé la «nouvelle stratégie adoptée par le camp du monopole», c’est-à-dire les conservateurs, qu’il accuse d’essayer de «rayer certaines réalités» obtenues par les réformateurs depuis l’élection de M. Khatami en 1997. De violents affrontements, qui ont fait des dizaines de blessés alors qu’un policier a...