Fatigué. Le rameur britannique Steven Redgrave, qui a remporté samedi à Sydney, à 38 ans, sa cinquième médaille d’or consécutive en aviron, va raccrocher et ne tentera pas d’obtenir une sixième médaille en 2004 à Athènes. «C’est fini», a-t-il déclaré au tabloïd britannique News of the World. «C’était le sommet. Je ne pense même plus monter dans un bateau. Il est temps de trouver autre chose», a ajouté le champion olympique du quatre sans barreur avec Matthew Pinsent, Tim Foster et James Cracknell. Redgrave avait tenu un discours semblable après sa quatrième médaille d’or à Atlanta en 1996 : «Si quelqu’un me revoit dans un bateau, je lui permets de me tirer dessus», avait-il promis. Humour anglais. Avis de serpents. Alerte tout à fait sérieuse samedi au site olympique de tir de Cecil Park, en rase campagne à une heure de Sydney. Les chaleurs des derniers jours ont fait sortir les serpents. Non seulement «les noirs à ventre rouge», venimeux mais plutôt placides, mais aussi les «petits bruns», souvent fatals et très agressifs, expliquaient doctement les responsables du site, relayant ainsi l’avis des services de sécurité qui avaient capturé trois spécimens alentour en 24 heures. Après le «sanglier courant» et le tir aux «pigeons vivants» du début du siècle, à quand le «tir aux serpents» comme discipline olympique ? Huées. Les boxeurs américains sont systématiquement hués par le public à chacune de leurs apparitions depuis dimanche. Quel que soit l’adversaire, c’est lui que le public salue, applaudit, encourage, ovationne. Il n’y a apparemment aucune raison à cette attitude, sinon peut-être que le public australien est souvent plus disposé à soutenir ceux qui perdent (sauf s’il s’agit de ses compatriotes). Et les Américains ont quand même déjà gagné pas mal de médailles. Bébé. Amateur de sport certainement, un bébé australien a décidé de naître dimanche pendant la course sur le circuit de l’épreuve olympique de VTT hommes, à Fairfield City Farm, jetant un certain émoi parmi les spectateurs. La topographie des lieux et la vitesse avec laquelle le garçon avait décidé de sortir à l’air libre n’ont pas permis d’évacuer la maman avant la naissance. Mais tout s’est bien passé. Reste à choisir un prénom. Peut-être celui de la médaille d’or du jour, le Français Miguel Martinez. Supportrice argentée. Virginie Dedieu et Myriam Lignot avaient une supportrice de choix dimanche après-midi lors du ballet technique de l’épreuve du duo en natation synchronisée. En effet, Roxana Maracineanu, médaille d’argent du 200 m dos, est revenue sur le lieu de son exploit, à l’Aquatic Center, mais s’est assise sagement dans les tribunes. Elle ne songe pas à se reconvertir en une nouvelle Esther Williams, qui avait popularisé la natation au cinéma Rugby. David Campese, l’ailier mythique des Wallabies, est un fervent supporteur des Aussies, mais juge que le programme olympique est trop chargé. Il devrait, selon lui, se limiter à quatre disciplines : athlétisme, gymnastique, aviron et natation. Campese n’est pas tendre avec certains sports : le trampoline, notamment, lui rappelle ses jeux de môme, le tennis est trop professionnel. Et le rugby ? S’il est inscrit aux Jeux, il faudra le jouer à 7, c’est plus spectaculaire, affirme David, qui a lancé sa propre ligne de vêtements comme certain ancien rugbyman de ses amis. Tac au tac. Pour expliquer sa méforme et son abandon à l’heptathlon, la Française Eunice Barber, championne du monde en titre, avait lancé quelques piques, lors d’une conférence de presse lundi, notamment au médecin fédéral Didier Polin : «Je lui ai proposé des solutions : il ne les a pas mises en place», avait-elle dit. Le Dr Polin a répondu de suite : «Quand on vient me voir en consultation, on n’est pas au restaurant. Ce n’est pas le client qui fait le menu». Papillons. On pouvait penser que ce n’était que pour soigner son look, mais Ato Boldon avait une autre bonne raison de porter des lunettes noires pour la finale du 100 m plat, samedi soir, bien longtemps après le coucher du soleil. C’était tout simplement pour éviter les bogongs, des papillons de nuit, qui s’abattent tous les soirs en nuages sur le stade olympique dès que s’allument les projecteurs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Fatigué. Le rameur britannique Steven Redgrave, qui a remporté samedi à Sydney, à 38 ans, sa cinquième médaille d’or consécutive en aviron, va raccrocher et ne tentera pas d’obtenir une sixième médaille en 2004 à Athènes. «C’est fini», a-t-il déclaré au tabloïd britannique News of the World. «C’était le sommet. Je ne pense même plus monter dans un bateau. Il est temps de trouver autre chose», a ajouté le champion olympique du quatre sans barreur avec Matthew Pinsent, Tim Foster et James Cracknell. Redgrave avait tenu un discours semblable après sa quatrième médaille d’or à Atlanta en 1996 : «Si quelqu’un me revoit dans un bateau, je lui permets de me tirer dessus», avait-il promis. Humour anglais. Avis de serpents. Alerte tout à fait sérieuse samedi au site olympique de tir de Cecil Park, en...