Nucléaire Israël demande à l'AIEA de rejeter une résolution des pays arabes
le 21 septembre 2000 à 00h00
Israël a demandé à la conférence annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de rejeter une résolution présentée par les pays arabes sur «les capacités nucléaires israéliennes et leurs menaces». «Israël est profondément attaché à l’établissement, au moment opportun et dans un contexte correct, d’une zone sans armes nucléaires» au Proche-Orient, a assuré le délégué israélien Gideon Frank, directeur général de la commission de l’énergie atomique israélienne. M. Frank a jugé que la résolution des pays arabes devait être «rejetée par tous les États membres». Dans le cas contraire, a-t-il prévenu, «il serait impossible pour nous d’adhérer à toute résolution par consensus sur la mise en application des normes de vérification au Proche-Orient». Cette résolution a été présentée à l’AIEA par quatorze pays arabes et deux observateurs, le sultanat d’Oman et l’État de Palestine. Elle reprend les termes de résolutions déjà soumises les deux années précédentes. Israël, qui n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), n’a jamais reconnu posséder d’armes nucléaires et refuse de soumettre ses installations nucléaires aux inspections de l’AIEA. Mais les experts étrangers lui attribuent 100 à 200 ogives pouvant être lancées par des missiles balistiques. Le délégué israélien a rappelé que «beaucoup d’actions dangereuses en matière de prolifération ont eu lieu dans notre région au cours des dernières années», et qu’«aucune n’a été le fait d’Israël», qui, selon lui, «n’a ni menacé ses voisins ni agi contrairement aux normes internationales». M. Frank a jugé que la question nucléaire dans la région ne pouvait pas «être traitée hors du cadre général de la paix, la réconciliation et la sécurité dans (la) région». Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohammed el-Baradei, avait regretté lundi le peu de progrès accomplis au Proche-Orient pour l’établissement d’une région sans arme nucléaire et souhaité un accord régional dans ce domaine. Il avait proposé d’organiser un forum «dans lequel des délégués du Proche-Orient pourraient découvrir les expériences faites dans d’autres régions en matière de vérification (...) et d’établissement de zones libres d’armements nucléaires». L’Iran a de son côté accusé Israël mardi de ne pas vouloir signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). «Après trois décennies d’efforts internationaux, il est dommage de voir Israël éviter encore de montrer le moindre signe en vue d’une adhésion au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP)», a déclaré le vice-président iranien Reza Aghazadeh. Il a accusé Israël d’empêcher ainsi de facto le Proche-Orient de devenir une «zone sans armes nucléaires» et d’«exercer une menace sur la paix et la stabilité dans la région». Israël estime pour sa part que l’Iran commencera à disposer de capacités nucléaires militaires à partir de 2005 et pourra adapter des bombes atomiques sur des missiles capables d’atteindre l’État hébreu d’ici à dix ans. De son côté, la Ligue arabe a accusé en juin l’Inde et Israël de développer leur coopération nucléaire.
Israël a demandé à la conférence annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de rejeter une résolution présentée par les pays arabes sur «les capacités nucléaires israéliennes et leurs menaces». «Israël est profondément attaché à l’établissement, au moment opportun et dans un contexte correct, d’une zone sans armes nucléaires» au Proche-Orient, a assuré le délégué israélien Gideon Frank, directeur général de la commission de l’énergie atomique israélienne. M. Frank a jugé que la résolution des pays arabes devait être «rejetée par tous les États membres». Dans le cas contraire, a-t-il prévenu, «il serait impossible pour nous d’adhérer à toute résolution par consensus sur la mise en application des normes de vérification au Proche-Orient». Cette résolution a...
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