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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar activement recherché

Le dollar a été activement recherché en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu de tout intérêt particulier à l’offre, incitant la Banque du Liban (BDL) à satisfaire cette demande afin de préserver la stabilité monétaire. C’est ainsi qu’après avoir maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà plus d’un an. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle à ce prix. Ce mouvement s’est accompagné, contrairement aux jours précédents, d’un surcroît d’activités en raison du développement de la demande en cette monnaie, ont indiqué les cambistes de la place. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. L’euro juste au-dessus de son plus bas historique face au dollar À l’étranger, l’euro est demeuré très faible en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, se remettant difficilement d’un nouveau plancher historique brisé plus tôt en Europe à 0,8510 dollar, alors que les opérateurs doutent des capacités de la Banque centrale européenne (BCE) à soutenir la monnaie unique. Selon les cambistes, le marché n’a pas prix au sérieux les récentes ventes de devises étrangères par la BCE la semaine dernière, dont le montant (l’équivalent de 2,5 euros) était insuffisant pour soutenir la monnaie unique. De ce fait, le marché spécule toujours à la baisse de l’euro dans l’attente de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) ce week-end, à Prague, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Les propos tenus par le président de la Bundesbank et l’un des membres les plus écoutés de la BCE, Ernst Welteke, n’ont guère profité à l’euro. M. Welteke a déclaré hier, à Francfort, qu’une intervention sur les marchés des changes pour soutenir l’euro fait partie de «l’arsenal» à la disposition de la BCE. Et d’ajouter que «jusqu’alors, il n’y a pas eu d’intervention classique», répondant à une question d’un journaliste sur l’opération technique de vente de dollars et de yens jusqu’à 2,5 milliards de euros, annoncée jeudi dernier par la BCE. En outre, les propos du vice-président de la BCE, Christian Noyer, au quotidien économique français Les Échos, selon lesquels «l’euro est dangereusement sous-évalué», n’ont pas suffi à revigorer la monnaie unique. De plus, la monnaie européenne s’est ressentie de l’annonce hier par Eurostat, l’office européen de statistiques, que l’inflation dans la zone euro a été en légère baisse, passant de 2,4 % en juillet à 2,3 % en août 2000, en glissement annuel, dans la mesure que ce développement exclurait toute perspective de hausse des taux d’intérêt européens. Compte tenu de toutes ces considérations, le billet vert a bénéficié de spéculations selon lesquelles l’euro semble s’orienter sous le seuil de 0,85 dollar, se négociant à New York comme suit : – 0,8540 pour un euro contre 0,8550, vendredi dernier – 1,4060 pour un sterling contre 1,3975 – 2,2905 DM contre 2,2875 – 7,6810 FF contre 7,6720 – 1,7835 FS contre 1,7855 – 2 267,30 lires contre 2 264,65 – 106,95 yens contre 107,15. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions A de Solidere dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,17 % à 65,99 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 141,32 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché dépourvu d’animation avec seulement 18 946 actions négociées d’une valeur globale de 140 173 dollars. Les Bourses américaines dans le rouge Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont entamé la semaine dans le rouge, les opérateurs boursiers appréhendant l’approche de la saison des résultats de sociétés qui pourraient être affectés aussi bien par un ralentissement de la croissance aux États-Unis que par la chute de l’euro. Cela d’autant que Gillette, après McDonald’s, faisait savoir hier que ses ventes au troisième trimestre étaient affectées par la baisse de la monnaie européenne. En effet, les grandes sociétés exportatrices, dont Colgate-Palmolive, Procter & Gamble, Eastman-Kodak, Rockwell..., ont abandonné du terrain. Il en est de même des valeurs du secteur financier et bancaire qui ont été déprimées par des prises de bénéfices, comme Morgan Stabley, Merrill Lynch, Chase Manhattan et JP Morgan. Quant aux valeurs de la haute technologie et de télécommunication, elles ont été diversement traitées avec la baisse des fabricants d’équipements pour réseaux électroniques et de logiciels ainsi que certains opérateurs de réseaux de télécoms, contrairement à Taime Warner et America Online... Cela étant, l’indice Nasdaq a perdu davantage du terrain, repassant au-dessous des 3 800 points pour frôler le seuil des 3 700 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait également à la baisse entre un plus haut à 10 935,58 points et un plus bas à 10 815,92 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale de Beyrouth, 10 828,87 points, en baisse de 98,13 points sur vendredi dernier. Faiblesse des Bourses européennes Les marchés boursiers européens se sont inscrits nettement dans le négatif, en fin de journée lundi, en raison des inquiétudes suscitées par le repli de Wall Street, la fermeté des cours du pétrole et la chute de l’euro. Les marchés ont été en outre dépourvus de grosses informations favorables de sociétés. En clôture, l’indice Eurotop 300 a perdu a 0,52 % et l’Euro Stoxx 50, 1,26 %. «Ce n’est pas particulièrement un bon commencement. Nous n’avons aucun signe de retournement de tendance de l’euro ou des cours du pétrole, par conséquent les craintes suscitées par les résultats l’emportent sur l’optimisme concernant les taux d’intérêt», a commenté David Thwaites, de BNP Paribas. «Tous les investisseurs étrangers hors de la zone euro sont confrontés à quelques problèmes avec les actions européennes en raison de la faiblesse de la devise», a estimé Uwe Eilers, de Cantor Fitzgerald. «Ils perdent tellement qu’ils doivent vendre une partie de leurs actions et il y aura donc davantage de pressions si l’euro s’affaiblit encore». L’euro et les prix du pétrole seront les principaux sujets évoqués lors de la réunion, ce week-end, du groupe des sept (G7) pays les plus riches. L’enquête de l’institut allemand Ifo sur la confiance des entreprises, qui sera publiée mercredi, sera également attentivement surveillée. Les marchés asiatiques se sont fortement repliés en réaction à la faiblesse de Wall Street. Hong Kong a abandonné près de 4 %, Tokyo 0,90 % et la Corée du Sud 7,40 %. Les changements de pondération des indices Stoxx paneuropéens influent également sur les transactions. «Le secteur pétrolier a probablement digéré la hausse des cours du brut mais pas le reste, ce qui m’amène à craindre pour les résultats des sociétés l’année prochaine, a ajouté le stratégiste de BNP. Nous resterons probablement dans des marges étroites». Tokyo : un marché affecté par le Nasdaq américain La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse lundi les valeurs de la haute technologie, en particulier les microprocesseurs et celles d’Internet, affectées par la chute du marché américain du Nasdaq. L’indice Nikkei a perdu 152,12 points, soit 0,94 %, à 16 061,16 et le Topix de l’ensemble des valeurs de la première section 2,55 points, soit 0,17 %, à 1 481,04. «Les pertes d’aujourd’hui (d’hier) étaient quelque peu inévitables après ce qui s’est produit sur le Nasdaq», a commenté Hidenori Karaki, de Tokyo Mistubishi Personal Securities. «Mais avec la liquidation des participations croisées qui a atteint son maximum, l’équilibre entre l’offre et la demande n’est pas mauvais du tout et nous pourrions assister à une forte reprise si les marchés américains se redressent cette nuit», a-t-il estimé. Le plus grand fabricant japonais de microprocesseurs NEC Corp a cédé 3,40 % et ses concurrents Toshiba Corp et Fujitsu Ltd. 3,10 % tous les deux. L’investisseur Internet Softbank Corp., massivement engagé dans des valeurs cotées sur le Nasdaq, a abandonné 9,70 %. Le titre a également été affecté par des informations selon lesquelles Softbank vendra une partie de sa participation dans Sky Perfect Communications Inc., une société de télévision numérique par satellite. Softbank s’est refusée à tout commentaire. Le volume a totalisé 490,64 millions de titres, contre 573,14 millions jeudi, le marché étant fermé vendredi. Les progressions l’ont toutefois emporté sur les replis par 677 à 599, ce qui montre bien que les microprocesseurs ont pesé sur l’ensemble du marché. Le contrat décembre sur indice Nikkei a perdu 90 points à 16 070, l’indice de la seconde section, 0,88 % à 2 454,93 et celui du hors-cote, 0,95 % à 1 626,33.
Le dollar a été activement recherché en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu de tout intérêt particulier à l’offre, incitant la Banque du Liban (BDL) à satisfaire cette demande afin de préserver la stabilité monétaire. C’est ainsi qu’après avoir maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà plus d’un an. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle à ce prix. Ce mouvement s’est accompagné, contrairement aux jours précédents, d’un surcroît...