ICQ («I Seek You», phonétiquement en anglais et signifiant «je te cherche») est un logiciel lancé il y a deux ans par trois jeunes Israéliens, aujourd’hui millionnaires. En effet, le principe simple d’un site de rencontre et de dialogue en direct – et qui plus est gratuit – ne pouvait que séduire. Néanmoins, ICQ présente des risques notables pour ses utilisateurs. Un internaute averti en vaut deux... Simplicité et instantanéité sont les deux clés du succès d’ICQ. Pour les retardataires, comment fonctionne ce logiciel miracle ? Vous pouvez télécharger gratuitement ICQ sur www.icq.com ou www.mirabilis.com. Dès la connexion, vous êtes pris par la main. Sous le pseudonyme de votre choix, vous pouvez discuter avec des internautes dits «online», envoyer de messages (limités à 450 caractères), «chatter» (à deux ou à plusieurs, sur invitation), échanger des fichiers, obtenir des informations sur les personnes avec qui vous discutez, envoyer des URL (adresse Internet), discuter phonétiquement ou encore téléphoner. Fascinant, mais... ICQ est donc un excellent logiciel, qui permet de faire des rencontres, d’échanger des fichiers, etc. Mais il constitue aussi l’une des principales sources de piratage. En effet, la simplicité du logiciel permet d’abord de connaître sans difficulté l’identité de la personne avec laquelle vous discutez (par MS-Dos, mais aussi grâce à la rubrique «Users Details», etc.). Ensuite, le problème d’ICQ réside dans ses nombreuses failles : des bugs non corrigés, des trous de sécurité dans la base de registres, mais aussi des options censées faciliter l’utilisation du logiciel alors qu’elles constituent en réalité des vraies bombes à retardement. À son commencement, ICQ était effectivement un programme très bogué, notamment dans les versions Alpha et Beta, car les développeurs d’ICQ tenaient à inclure une tonne de petites fonctions soi-disant pratiques mais finalement destructrices. De plus, ICQ est loin de posséder un «Firewall», il ne protège pas des attaques. Celles-ci prennent souvent la forme de «trojans» (virus). Les «trojans» pouvant affecter votre ordinateur à partir d’ICQ ne sont pas très nombreux, mais ils sont malheureusement efficaces et très simplement utiliser. L’un d’entre eux permet même de contaminer la victime rien qu’avec son IP ou son e-mail... Les conséquences sont graves : accès au disque dur, formatage à distance... Le «Mailbombing» est une technique qui consiste à envoyer à un utilisateur donné des dizaines, des centaines, voire des milliers de mails ; aussi étonnant que cela paraisse, certains logiciels permettent l’envoi de 100 000 mails, ce qui sature évidemment la boîte aux lettres de la victime... Cette technique n’est pas illégale étant donné qu’elle n’affecte en rien l’ordinateur, les données de l’ordinateur et encore moins l’utilisateur. Néanmoins, elle a pour répercussion déplaisante la saturation de votre messagerie et la perte des courriers importants qu’elle contenait. Seule solution : retrouver l’adresse IP de l’envoyeur, puis contacter son fournisseur d’accès. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, le plus sûr demeure de prendre quelques précautions basiques, afin d’éviter par la suite des démarches inutiles. Tout d’abord, il est donc indispensable de cacher votre adresse IP, votre identité. Pour obtenir cette dernière, le pirate essaiera d’abord de regarder dans vos «Users Details». Pour empêcher que votre IP soit active, cliquez sur ICQ/Preferences & Security/Security & Privacy et cochez la case «Do Not Publish IP Addresse». Ensuite, il est indispensable de configurer correctement votre installation d’ICQ. Enfin, l’installation de programmes antivirus constitue l’étape incontournable d’une sécurité minimale. Avis aux fanatiques d’ICQ donc : en plus d’un phénomène de dépendance souvent marqué vis-à-vis du logiciel, prenez garde à assurer la confidentialité de vos discussions et à protéger l’accès à votre ordinateur.
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