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Actualités - Chronologie

Pakistan Les réfugiés afghans souffrent de plus en plus de la sécheresse

Mme Sadako Ogata, le Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés (HCR), a affirmé que la sécheresse dans l’ouest du Pakistan a aggravé la situation déjà précaire des centaines de milliers de réfugiés afghans qui y vivent parfois depuis plus de 20 ans. «Dans les camps, les conditions se sont détériorées à cause de la sécheresse», a affirmé Mme Ogata à Loralai, une petite localité au nord-est de Quetta, la capitale du Baloutchistan pakistanais, où se trouvent six camps de réfugiés regroupant quelque 39 000 personnes. «Je ne peux malheureusement pas changer le temps», a déploré Mme Ogata qui a cependant assuré que le HCR faisait son possible pour aider ces populations à surmonter cette sécheresse, notamment en regroupant les réfugiés là où il y a de l’eau. Quelque 311 300 Afghans se sont réfugiés au Baloutchistan pakistanais par vagues successives au gré des combats qui durent encore 21 ans après l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Dans le district de Loralai, les puits s’assèchent les uns après les autres. Sur les murs de terre séchée, une main maladroite a écrit en anglais à la peinture blanche : «Ici, nous avons un problème d’eau». Ce camp, posé dans le désert aride et poussiéreux du Baloutchistan, n’a plus beaucoup les allures d’un camp de réfugiés : des maisons en dur, une rue avec de petites échoppes, des écoles, un dispensaire et des mosquées lui donnent l’apparence d’un bourg écrasé par le soleil de l’été finissant. Pour l’officier médical Abdul Rashid Nazir, un Pakistanais qui travaille au dispensaire du HCR, la sécheresse a entraîné une hausse des maladies comme la diarrhée. Il a aussi noté de nombreux cas de malnutrition et de déshydratation surtout chez les enfants. Souvent, les animaux que possédaient ces réfugiés sont morts faute d’eau et de fourrages où il n’est pas tombé une goutte d’eau depuis trois ans. Certains affirment qu’ils sont prêts à rentrer en Afghanistan, mais qu’ils ne le font pas car la sécheresse y sévit aussi.
Mme Sadako Ogata, le Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés (HCR), a affirmé que la sécheresse dans l’ouest du Pakistan a aggravé la situation déjà précaire des centaines de milliers de réfugiés afghans qui y vivent parfois depuis plus de 20 ans. «Dans les camps, les conditions se sont détériorées à cause de la sécheresse», a affirmé Mme Ogata à Loralai, une petite localité au nord-est de Quetta, la capitale du Baloutchistan pakistanais, où se trouvent six camps de réfugiés regroupant quelque 39 000 personnes. «Je ne peux malheureusement pas changer le temps», a déploré Mme Ogata qui a cependant assuré que le HCR faisait son possible pour aider ces populations à surmonter cette sécheresse, notamment en regroupant les réfugiés là où il y a de l’eau. Quelque 311 300 Afghans se sont réfugiés au...