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Actualités - Chronologie

Vingt ans de coopération franco-espagnole contre le terrorisme basque

En arrêtant le chef présumé de l’ETA, la France confirme qu’elle considère toujours la lutte contre l’organisation armée indépendantiste basque comme une priorité dans ses relations avec l’Espagne. Depuis dix-huit ans, la coopération entre les deux pays s’est concrétisée par de nombreuses interpellations dont celles de quatre «numéros un» et de deux «numéros deux» présumés de l’ETA. En 1982, alors que les autorités françaises proposaient aux réfugiés basques une régularisation de leur situation en échange d’un arrêt de toute activité politique, des militants de l’ETA ont organisé une conférence de presse clandestine, à laquelle ils se sont présentés en armes. Dès lors, les premières arrestations commençaient dans leurs rangs et une dizaine d’entre eux ont été incarcérés. En septembre 1984, la France a accepté pour la première fois d’extrader des militants de l’ETA. C’est encore ce que la cour d’appel de Paris vient de faire en autorisant mercredi l’extradition de l’ex-chef de l’ETA militaire, Javier Arizcuren Ruiz, dit «Kantauri», soupçonné par la justice espagnole d’avoir organisé l’attentat manqué contre le roi Juan Carlos d’Espagne en août 1995. Récemment, les effectifs de la police judiciaire et des Renseignements généraux ont été renforcés à Bordeaux et à Bayonne (sud-ouest de la France) début septembre et depuis deux mois, il en a été de même des contrôles transfrontaliers. Autre preuve de cette collaboration, les ministres de l’Intérieur des deux pays se rencontrent au moins deux fois par an, de même que les directeurs généraux des polices française et espagnole. «Tout doit être fait, tout sera fait pour que la démocratie, le droit, le respect à la vie l’emporte sur la violence, le terrorisme et l’impasse politique dans laquelle souhaite nous entraîner l’ETA, notamment au Pays basque», a déclaré le ministre français de l’Intérieur Daniel Vaillant le 8 septembre à Madrid. Lors d’une conférence de presse commune avec son homologue espagnol Jaime Mayor Oreja, à l’occasion de sa première visite à l’étranger depuis sa nomination, M. Vaillant a affirmé que «le gouvernement veillera à ce que les moyens en effectifs policiers et en matériel soient mobilisés pour que le terrorisme soit éradiqué».
En arrêtant le chef présumé de l’ETA, la France confirme qu’elle considère toujours la lutte contre l’organisation armée indépendantiste basque comme une priorité dans ses relations avec l’Espagne. Depuis dix-huit ans, la coopération entre les deux pays s’est concrétisée par de nombreuses interpellations dont celles de quatre «numéros un» et de deux «numéros deux» présumés de l’ETA. En 1982, alors que les autorités françaises proposaient aux réfugiés basques une régularisation de leur situation en échange d’un arrêt de toute activité politique, des militants de l’ETA ont organisé une conférence de presse clandestine, à laquelle ils se sont présentés en armes. Dès lors, les premières arrestations commençaient dans leurs rangs et une dizaine d’entre eux ont été incarcérés. En...