Les compteurs s’affolent à Sydney où les records du monde tombent en cascade. En deux jours de compétition, les nageurs avaient déjà signé dimanche huit nouveaux temps de référence. Presque aucune épreuve n’est épargnée par cette razzia dans le bassin de Homebush, «le paradis de la natation» comme le surnomme l’Américaine Jenny Thompson. Du 100 mètres libre messieurs au 400 mètres quatre nages dames, en passant par les relais, le 400 m libre messieurs, le 100 m papillon dames, la capitale de Nouvelle-Galles du Sud réécrit l’histoire d’un sport qu’elle vénère. Le pays-hôte, comblé samedi par son idole Ian Thorpe, vedette du premier jour avec deux records du monde (400 et 4x100 libre), a dû quelque peu déchanter dimanche. Le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband a battu le record du monde du 200 mètres libre dans sa demi-finale et Thorpe, dans l’autre demi-finale, n’a pu reprendre son bien pour deux petits centièmes. La finale, lundi, promet un duel d’anthologie. Les Pays-Bas ont encore frappé avec Inge De Bruijn, championne olympique du 100 mètres papillon avec record à la clé, et les Américains se sont rappelés à l’attention du monde par Tom Dolan, vainqueur du 400m quatre nages dans un nouveau chrono historique. Cette vague de records s’expliquerait par la conception même de la piscine olympique, par les combinaisons que portent les nageurs, par les progrès des méthodes d’entraînement aussi. Mais des soupçons de tricherie pèsent toujours sur certains, comme De Bruijn, arrivée au plus haut niveau à un âge – 27 ans – où beaucoup d’autres sont déjà sur la touche. Le dopage continue d’apparaître en filigrane de la compétition. L’haltérophilie, une des disciplines les plus touchées par le fléau, a subi de plein fouet une nouvelle humiliation avec l’annonce de l’éviction de l’ensemble de l’équipe roumaine après le contrôle positif subi en cinq mois par trois de ses athlètes. Scandale en haltérophilie La délégation olympique roumaine a annoncé qu’elle paierait une amende de 50 000 dollars pour permettre aux haltérophiles non positifs de continuer la compétition. Un haltérophile norvégien a été quant à lui suspendu en attendant le résultat d’une contre-expertise. Un boxeur iranien a lui aussi été écarté des Jeux à la suite d’un test pratiqué hors compétition. L’haltérophilie, qui a sacré sa première championne olympique – la Bulgare Izabela Dragneva –, a aussi dit adieu à un héros, le Turc Naim Suleymanoglu, incapable de soulever 145 kg à sa troisième tentative et privé de son rêve d’enlever un quatrième titre olympique consécutif. Ancien Bulgare naturalisé croate, Nicolay Pechalov a offert à son pays sa première médaille d’or individuelle depuis l’indépendance en s’imposant dans cette catégorie des 62 kg, sans parvenir à améliorer les marques mondiales comme l’avait fait la veille le Turc Halil Mutlu en 56 kg. Sur le vélodrome de Dunc Gray, Leontien Van Moorsel-Zijlaard a battu le record du monde de poursuite individuelle féminine qui appartenait à la Française Marion Clignet. Les deux en découdront lundi pour la médaille d’or. Celle de la poursuite messieurs a été obtenue par l’Allemand Robert Bartko. Arnaud Tournant, promis à l’or samedi dans le kilomètre mais finalement cinquième, a pris sa revanche en enlevant le titre de vitesse olympique avec Laurent Gané et Florian Rousseau. En escrime, la championne olympique française Laura Flessel, elle aussi grande favorite dans le tournoi d’épée individuel, a été écartée de son but par l’inattendue Hongroise Timea Nagy. Flessel a dû se contenter du bronze. Le judo français a obtenu dimanche sa première médaille – en argent – grâce à Larbi Benboudaoud dans la catégorie des 66 kg, dont le titre est revenu au Turc Huseyin Ozkan. Le titre féminin en jeu dans les moins de 52 kg a été enlevé par la Cubaine Legna Verdecia. Frustrée dans la piscine, l’Australie s’est rattrapée avec un titre en tir, dans l’épreuve de fosse olympique. Le Canadien Simon Whitfield a enlevé le triathlon masculin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les compteurs s’affolent à Sydney où les records du monde tombent en cascade. En deux jours de compétition, les nageurs avaient déjà signé dimanche huit nouveaux temps de référence. Presque aucune épreuve n’est épargnée par cette razzia dans le bassin de Homebush, «le paradis de la natation» comme le surnomme l’Américaine Jenny Thompson. Du 100 mètres libre messieurs au 400 mètres quatre nages dames, en passant par les relais, le 400 m libre messieurs, le 100 m papillon dames, la capitale de Nouvelle-Galles du Sud réécrit l’histoire d’un sport qu’elle vénère. Le pays-hôte, comblé samedi par son idole Ian Thorpe, vedette du premier jour avec deux records du monde (400 et 4x100 libre), a dû quelque peu déchanter dimanche. Le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband a battu le record du monde du 200...