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Actualités - Chronologie

Le tableau scandaleux

Le tableau, longtemps scandaleux, L’Origine du monde, a été commandé à Gustave Courbet en 1866 à Paris par Khalil-Bey, ambassadeur ottoman à Saint-Pétersbourg et grand collectionneur. L’œuvre représente le ventre et le sexe brun-roux d’une femme, les cuisses écartées, le torse renversé. Le tableau, non signé et de dimensions modestes (46 cm x 55 cm), se trouve au musée d’Orsay de Paris depuis 1995. Il a été reçu en dation par l’État français pour régler les droits de succession du grand maître de la psychanalyse française Jacques Lacan. Le psychanalyste l’avait dissimulé durant trente ans sous un panneau de bois, peint par le peintre contemporain André Masson à sa demande, et ne le montrait que rarement. Le tableau n’a cessé de faire scandale : encore en 1994, un livre de Jacques Henric (Adorations perpétuelles) a été interdit d’exposition à cause de sa couverture représentant la toile. À son époque, Courbet, critiqué pour ses idées révolutionnaires, l’était également pour «la vulgarité» de ses sujets tirés de la paysannerie ou «l’indécence» de ses nus aux chairs trop sensuelles. Une exposition sur «Courbet et la Franche-Comté», réunissant 200 œuvres, dont 40 tableaux provenant des collections françaises et étrangères, se tiendra au Musée des beaux-arts de Besançon du 23 septembre au 31 décembre.
Le tableau, longtemps scandaleux, L’Origine du monde, a été commandé à Gustave Courbet en 1866 à Paris par Khalil-Bey, ambassadeur ottoman à Saint-Pétersbourg et grand collectionneur. L’œuvre représente le ventre et le sexe brun-roux d’une femme, les cuisses écartées, le torse renversé. Le tableau, non signé et de dimensions modestes (46 cm x 55 cm), se trouve au musée d’Orsay de Paris depuis 1995. Il a été reçu en dation par l’État français pour régler les droits de succession du grand maître de la psychanalyse française Jacques Lacan. Le psychanalyste l’avait dissimulé durant trente ans sous un panneau de bois, peint par le peintre contemporain André Masson à sa demande, et ne le montrait que rarement. Le tableau n’a cessé de faire scandale : encore en 1994, un livre de Jacques Henric (Adorations...