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Actualités - Chronologie

Natation : les rêves modestes des petites nations

Les Jeux olympiques sont une occasion, de plus en plus rare, pour les nageurs des petites nations de se frotter aux grands, en espérant qu’un tel événement favorisera le développement des infrastructures souvent indigentes de leur pays. «Nous manquons trop d’infrastructures pour produire des champions», soupire Nagalingam Sothylingam, qui forme à lui seul l’encadrement de l’équipe de Zambie. N’ayant pas réussi les minima, ses deux nageurs ont été invités par le Comité international olympique. «Sans compétition, comment voulez-vous trouver des sponsors ?», ajoute-t-il. Dès lors, la Zambie a monté un tournoi annuel avec le Kenya, le Zimbabwe et le Swaziland. Grâce à des fonds privés, trois piscines olympiques dans lesquelles s’entraînent les 120 nageurs du pays ont pu être bâties. L’entraîneur américain des nageurs panaméens Michael Duffy Dillon regrette que les occasions de se mesurer aux plus grands se fassent rares. «J’ai nagé aux Jeux panaméricains en 1987. Il y avait huit à dix séries par épreuve. Maintenant, il y en a deux ou trois pour les femmes et quatre pour les hommes. Les Jeux suivent la même évolution», explique-t-il. Cette diminution du nombre de séries «ne sert personne si ce n’est les Américains et les Australiens», accuse M. Duffy Dillon. Or, selon lui, «pour beaucoup d’athlètes, participer aux Jeux, c’est un but en soi». «Cela les incite à s’entraîner, à progresser». «Il y a avait plus de nageurs avant à Panama. Mais il n’y a aucun soutien économique», regrette l’Américain. Un bassin de 13 mètres Avec deux piscines olympiques, il est pourtant mieux loti que son homologue de Sainte-Lucie, David Peterkin. Jusqu’à l’an passé, le plus grand bassin du pays mesurait à peine 13 mètres. La construction d’une piscine de 25 mètres fait figure de progrès considérable. «Les jeunes s’impliquent plus, ils s’entraînent plus», assure M. Peterkin. Son fils, Jamie, 18 ans, doit participer au 50 mètres. Bien qu’accusant cinq secondes de retard sur Alexandre Popov, il assure vouloir «franchir des paliers». «On apprend beaucoup auprès des plus grands. Ces Jeux doivent nous servir de base pour Athènes», dit l’entraîneur. Plus ambitieux, Duffy Dillon espère voir Eileen Coparropa atteindre les demi-finales du 50 m libre. Si elle atteignait son objectif, elle pourrait «devenir une ambassadrice» de son sport. Les Zambiens Leonard Ngoma (200 m brasse) et Ellen Height (100 m papillon) comptent parmi les moins rapides de leur épreuve. «Il faut accepter le fait qu’un gouffre nous sépare des autres même si, parmi les jeunes, nous avons des nageurs prometteurs. Mais quand ils partent s’entraîner à l’étranger, leurs parents les poussent à faire des études académiques et généralement ils abandonnent la natation». Jamie Peterkin n’a pas envie d’abandonner et a déjà gagné ses Jeux. «L’autre jour, Gustavo Scherrer m’a encouragé», lance-t-il, encore émerveillé de sa rencontre avec le sprinteur brésilien.
Les Jeux olympiques sont une occasion, de plus en plus rare, pour les nageurs des petites nations de se frotter aux grands, en espérant qu’un tel événement favorisera le développement des infrastructures souvent indigentes de leur pays. «Nous manquons trop d’infrastructures pour produire des champions», soupire Nagalingam Sothylingam, qui forme à lui seul l’encadrement de l’équipe de Zambie. N’ayant pas réussi les minima, ses deux nageurs ont été invités par le Comité international olympique. «Sans compétition, comment voulez-vous trouver des sponsors ?», ajoute-t-il. Dès lors, la Zambie a monté un tournoi annuel avec le Kenya, le Zimbabwe et le Swaziland. Grâce à des fonds privés, trois piscines olympiques dans lesquelles s’entraînent les 120 nageurs du pays ont pu être bâties. L’entraîneur...