Marie-José Pérec a décidé de s’enfermer dans un mutisme total jusqu’au 22 septembre, date du premier 400 m des Jeux olympiques de Sydney. La Française ne supporte pas le traitement imposé par la presse australienne depuis son arrivée à Sydney et ne s’exprimera plus qu’à travers son site Internet. «Je ne souhaite pas m’exprimer, je ne tiendrai aucune conférence de presse avant la course», a déclaré la Française lors d’un bref contact téléphonique avec l’AFP. «C’est incroyable comment je suis traquée. Même pour m’entraîner, je suis obligée de prendre des précautions !». Pérec avait fait une arrivée remarquée, vendredi, à l’aéroport de Sydney, usant de sa foulée pour fuir la presse avant de s’engouffrer dans une voiture et rejoindre un hôtel du centre-ville. Ce qui lui avait valu d’être qualifiée de Greta Garbo dans les quotidiens du lendemain. Dès lors, le coquillage Pérec n’a fait que se refermer. Et plus le mystère s’est épaissi autour d’elle, plus elle fut la cible des chasseurs de nouvelles et de photos. Avec toute la pression que cela impose, libérant d’autant sa rivale australienne Cathy Freeman, partie s’isoler dans le cocon familial à Melbourne. À défaut de lui parler, on peut donc lire désormais ses impressions sur son site personnel (mariejoperec.com), lancé mardi. Elle tient ainsi une promesse puisqu’elle avait annoncé ce recours exclusif à l’Internet peu avant son départ pour l’Australie. Mauvais climat ambiant La triple championne olympique y explique comment elle souffre du froid et du vent qui sévissent à Sydney : «Pendant la journée, je dois porter un sweat-shirt et le soir, carrément une veste. Si je dois courir dans ces conditions, avec en plus beaucoup de vent, ça craint !». Des conditions totalement opposées à celles d’Atlanta quatre ans plus tôt, où la chaleur géorgienne convenait beaucoup mieux à la perle de la Guadeloupe. Elle lui avait notamment permis de réaliser le doublé 200-400 m. Au-delà de la fraîcheur ambiante, ce sont les commentaires journalistiques qui l’indisposent le plus. «Ce qui me met le plus en rogne, c’est la presse australienne qui raconte n’importe quoi sur moi», raconte la Française. «Elle colporte des rumeurs, m’attaque gratuitement, balance des ragots... J’ai l’impression que tout est fabriqué pour me déstabiliser. Je n’ai jamais vécu ça». Ce jeu du chat et de la souris l’aurait contrainte à s’enfermer durant trois jours dans sa chambre. Et même failli causer un accident de voiture. «Heureusement que je me suis bien préparée depuis des semaines. Vivement que tout cela se tasse et que je puisse enfin me concentrer. Car les choses sérieuses arrivent !». Ses fans peuvent profiter du site pour dialoguer en direct, revivre les grands moments de sa vie et de son œuvre sportive. Quant au passage concernant ses derniers résultats, il se limite aux deux courses de l’année : le 200 m de Lausanne (22’’71) et le 400 m de Nice (50’’32). Il est aussi bref que le contact télephonique accordé...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Marie-José Pérec a décidé de s’enfermer dans un mutisme total jusqu’au 22 septembre, date du premier 400 m des Jeux olympiques de Sydney. La Française ne supporte pas le traitement imposé par la presse australienne depuis son arrivée à Sydney et ne s’exprimera plus qu’à travers son site Internet. «Je ne souhaite pas m’exprimer, je ne tiendrai aucune conférence de presse avant la course», a déclaré la Française lors d’un bref contact téléphonique avec l’AFP. «C’est incroyable comment je suis traquée. Même pour m’entraîner, je suis obligée de prendre des précautions !». Pérec avait fait une arrivée remarquée, vendredi, à l’aéroport de Sydney, usant de sa foulée pour fuir la presse avant de s’engouffrer dans une voiture et rejoindre un hôtel du centre-ville. Ce qui lui avait valu...