Si elle ne possède pas le prestige de ses devancières, en l’absence des grandes vedettes de la NBA, la Dream Team américaine ne devrait toutefois connaître aucun problème pour conquérir un nouveau titre olympique en basket-ball à Sydney. Privé des Shaquille O’Neal, Grant Hill et autres Kobe Bryant, qui ont décliné la sélection, Rudy Tomjanovich, l’entraîneur des Houston Rockets et de la sélection nationale, dispose néanmoins d’un effectif très solide, avec une majorité de joueurs d’expérience et quelques jeunes pousses très prometteuses tel Vince Carter, 23 ans, l’ailier des Toronto Raptors. L’équipe des États-Unis peu ainsi s’appuyer sur deux meneurs de grande envergure, Jason Kidd (Phoenix Suns), 27 ans, et Tim Hardaway (Miami Heat), la puissance d’Alonzo Mourning, le pivot de Miami (2,11 m, 128 kg), l’agilité et la vitesse d’exécution de Kevin Garnett (2,11 m), l’ailier fort des Minnesota Timberwolves, et l’incomparable talent de Carter. Considéré comme le joueur le plus spectaculaire de la NBA, ce dernier constituera l’une des grandes attractions du tournoi olympique. La position de favoris des Américains est encore renforcée par le fait que deux de leurs principaux rivaux, la Yougoslavie, championne du monde et médaillée d’argent à Atlanta, et la Lituanie, médaille de bronze il y a quatre ans, sont affaiblis par les forfaits de plusieurs de leurs vedettes. Sans Divac ni Sabonis Les Yougoslaves devront se passer de Vlade Divac, le légendaire pivot de Sacramento (NBA), et de leur maître à jouer Sasha Djordjevic (Real Madrid). Zeljko Obradovic, l’entraîneur national, pourra toujours s’appuyer sur l’ailier Predrag Danilovic, l’arrière Dejan Bodiroga, élu meilleur joueur européen la saison dernière, et le pivot Zeljko Rebraca, mais sans Djordjevic, la Yougoslavie n’avait pris que la troisième place de l’Euro-99, en France. En l’absence de ses deux pièces maîtresses, Arvidas Sabonis, le pivot de Portland (NBA), et Arturas Karnishovas, le nouvel ailier du FC Barcelone (Espagne), blessés, la Lituanie devrait rentrer dans le rang. Dans ces conditions, l’Australie, emmenée par Luc Longley (2,18 m), le pivot des Phoenix Suns (NBA), Chris Anstey (2,13 m), sociétaire des Chicago Bulls (NBA), l’arrière Andrew Gaze, 35 ans, redoutable shooteur à trois points et le meneur Shane Heal, lui aussi très efficace au-delà de la ligne des 6,20 m, apparaît comme le plus sérieux rival des États-Unis. Quatrièmes à Atlanta les «Aussies» font figure de très sérieux prétendants au podium. Une course aux médailles dans laquelle la Russie, vice-championne du monde mais toujours aussi imprévisible, l’Italie, championne d’Europe et l’Espagne finaliste de l’Euro, auront également leur mot à dire. La France, de retour sur la scène olympique seize ans après les JO de Los Angeles, apparaît un peu trop fragile dans le jeu intérieur, en dépit de la présence de Frédéric Weis (2,17 m), pour pouvoir prétendre au podium. La présence de la Chine et du Canada en quarts de finale constituerait une grose surprise. L’Angola, champion d’Afrique, et la Nouvelle-Zélande auront pour unique ambition d’éviter la dernière place.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Si elle ne possède pas le prestige de ses devancières, en l’absence des grandes vedettes de la NBA, la Dream Team américaine ne devrait toutefois connaître aucun problème pour conquérir un nouveau titre olympique en basket-ball à Sydney. Privé des Shaquille O’Neal, Grant Hill et autres Kobe Bryant, qui ont décliné la sélection, Rudy Tomjanovich, l’entraîneur des Houston Rockets et de la sélection nationale, dispose néanmoins d’un effectif très solide, avec une majorité de joueurs d’expérience et quelques jeunes pousses très prometteuses tel Vince Carter, 23 ans, l’ailier des Toronto Raptors. L’équipe des États-Unis peu ainsi s’appuyer sur deux meneurs de grande envergure, Jason Kidd (Phoenix Suns), 27 ans, et Tim Hardaway (Miami Heat), la puissance d’Alonzo Mourning, le pivot de Miami (2,11 m, 128...