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Actualités - Chronologie

La gazette

HARO SUR SAMARANCH. Le président du CIO Juan Antonio Samaranch et son entourage prennent une volée de bois vert de la part d’un célèbre éditorialiste australien dans le Daily Telegraph d’aujourd’hui. Paradoxe et grandeur de la liberté de la presse, c’est dans le journal du groupe de Rupert Murdoch, grand parraineur des Jeux, que Piers Akerman rappelle que M. Samaranch fut un «acolyte du petit fasciste espagnol Franco». Akerman, lui-même connu pour ses opinions de droite radicale, assure que «les Australiens sont avec les athlètes mais que l’organisation historiquement corrompue (le CIO) leur soulève le cœur». Pour éviter toute ambiguïté, Akerman assure qu’il ne veut pas «lécher les bottes des corrompus flagorneurs» qui entourent le président du CIO, un éventail allant selon lui d’un ancien chef d’état-major de «l’odieux Amin Dada» à «l’effronté Kevan Gosper qui a fait passer sa fille en tête de la file des porteurs de torches». MÉTÉO. Les météorologues affinent leurs prévisions pour l’ouverture des Jeux olympiques vendredi. On sait déjà qu’il ne pleuvra pas, que le vent soufflera d’ouest-sud-ouest, qu’il fera 21 au meilleur de la journée. Mais la température ne devrait pas dépasser les 9 le matin et le soir. La cérémonie commence à 18h et doit se terminer vers 22h. DÉTOURNEMENT DE MASCOTTES. Trois fausses mascottes, une grosse seringue blanche, une belle pilule rose et un flacon d’urine ont pris la place de Syd l’ornithorynque, d’Olly le martin-chasseur et de Millie l’échidné (fourmilier à piquants) pour une parade insolite dans les rues de Sydney hier. Le but de l’opération était de collecter des fonds pour un hôpital d’enfants. Certains y ont vu de la malice. SERPENT TIGRE. Deux pistards de l’équipe danoise de cyclisme, Jimmi Madsen et Jakob Piil, ont eu la désagréable surprise de découvrir un serpent tigre allongé sur la route où ils s’entraînaient. Le motard de la police qui les accompagnait les a mis en garde. Ce genre d’animal typiquement australien n’hésite pas à attaquer. Pas deux vélos quand même! PREMIERS JEUX. La fédération de tir à l’arc du Vanuatu n’a qu’un seul licencié et il est sélectionné olympique. François Latil participe à ses premiers jeux, qui sont aussi pour lui «probablement les derniers». Il a 62 ans. RETROUVAILLES. Le nageur italien Massimo Rosolino, meilleur temps mondial cette saison sur 200 m 4 nages, n’est pas en terre inconnue. Sa famille maternelle, à laquelle il a rendu visite début septembre lors du stage de la Squaddra, est originaire de Melbourne. Fils d’un Napolitain, Maxi, qui a vécu aux Antipodes de 3 à 6 ans, il se considère comme un Italo-Australien. Néanmoins, il espère battre les Aussies dans leur piscine. HOCKEY CAHOT. Le manager de l’équipe pakistanaise de hockey sur gazon masculine, Islahuddin Siddiqui, s’est plaint du terrain synthétique sur lequel doit se dérouler le tournoi olympique. «Il y a des endroits où la balle saute. J’en ai discuté avec Ric Charlesworth (entraîneur de l’équipe féminine australienne) il y a peu de temps, et il est d’acord avec moi, le terrain n’est pas parfait (...) Je crois que les entraîneurs néerlandais et allemands s’en sont également plaints. Mais maintenant c’est trop tard. Nous allons être dans l’obligation de nous adapter», a-t-il regretté. LE MONDE À L’ENVERS. Nicolas Rostoucher, le grand espoir du demi-fond français, a demandé un autographe à Nelson Monfort, le journaliste spécialiste des interviews à France-Télévision, à l’issue de la conférence de presse des nageurs français hier au Club France de Sydney. Nelson s’est prêté de bonne grâce à l’exercice. Sans poser de question. RUSH. Les achats de billets ont flambé à quelques heures de l’ouverture des Jeux et, après des semaines de doute, les organisateurs sont désormais très optimistes: 80,7 % des places sont d’ores et déjà vendues sur les différents sites. Selon Jacques Rogge, chef du comité de coordination du CIO, le record de ventes de 82,3 % des places avant une ouverture de Jeux olympiques peut être battu. Encore un petit effort. SOLDES. La semaine passée, 115 000 Australiens ont quitté leur pays par l’aéroport de Sydney pour profiter des prix offerts par les tours opérateurs sur les destinations européennes et américaines. En effet, pour remplir les vols retours des avions qui amènent sportifs, dirigeants et journalistes aux Jeux olympiques, les compagnies aériennes bradent les prix. Chaque jour, l’aéroport enregistre entre 2 500 et 4 000 départs de plus que d’arrivées. UN MONDE FOU. Le Media Village, où sont logés 4 500 journalistes du monde entier, est installé dans le quartier résidentiel de Lidcombe, près du Parc olympique, sur l’emplacement de ce qui fut naguère successivement un hôpital, une maison de retraite et... un asile psychiatrique. Certains principes d’organisation ont d’ailleurs été conservés, à en juger par la quantité de véhicules et d’occupants qui y tournent en rond, du matin au soir, certains sans but apparent. ALL STARS. Les Afro Cuban All Stars de Juan de Marcos, ces musiciens cubains de tous les âges rendus célèbres par Buena Vista Social Club, le film de Wim Wenders, font partie des vedettes de l’Olympic Art Festival, en marge des Jeux. Ils ont fait un tabac, dimanche soir, dans le Centennial Park, lors d’Hémisphères, un festival de musiques du monde, et clôturé leur concert en chantant Réconciliation. Ils rejoueront lundi 18 septembre sur la scène du fameux Opera de Sydney. DE L’EURO AUX JO. Une trentaine de techniciens belges ayant filmé les matches de l’Euro2000 de football pour la RTBF ont été recrutés par la chaîne américaine NBC, propriétaire des droits et maître d’œuvre de la couverture télévisée, pour retransmettre les matches du tournoi olympique, en liaison avec des spécialistes de la BBC et de la télévision australienne. Comme à l’Euro, les matches, selon leur importance, seront filmés en moyenne par une quinzaine de caméras, mais avec quelques variantes de positionnement par rapport aux habitudes prises dans le football européen. FANFARE SANS CHEF. Le chef qui devait diriger toutes les fanfares défilant à l’ouverture des Jeux vendredi a été victime d’un accident de voiture et ne pourra pas diriger la musique. Bill Lutt s’est cassé un bras et plusieurs côtes. 11 203 OLYMPIENS. Le village olympique comptait hier matin 11 203 habitants. Lundi, 851 athlètes se sont à leur tour installés. Pour s’occuper de l’organisation des Jeux, un total de 130 500 personnes, dont 47 000 volontaires, sont employés. S’y ajoutent 80 000 personnes représentant les parraineurs ou invitées par eux. DES PLATINI AUX JEUX. Il y a déjà un Platini à Sydney pour les JO. Il s’agit de Laurent, fils de Michel, qui travaille pendant la durée des Olympiades pour France Inter. Michel est attendu, en compagnie de Joseph Blatter, président de la Fifa, pour la cérémonie d’ouverture du vendredi 15. TRAFIC. Les surfeurs qui s’entraînent dans la baie de Sydney au milieu d’un trafic maritime assez dense commencent à agacer les autorités portuaires. «Certains prennent beaucoup de risques et passent par exemple juste devant les bacs de passagers», selon un porte-parole des voies maritimes de Sydney, l’organisme qui contrôle tous les mouvements du port. En temps normal, planches à voile et dériveurs sont interdits de navigation dans le port, mais les participants aux Jeux olympiques ont bénéficié d’une dispense spéciale pour s’entraîner avant les compétitions. On a frôlé la catastrophe quand la Seychelloise Endra Ha Tiff est passée récemment juste devant un ferry l’obligeant à une manœuvre d’urgence. Le pilote était sûr de l’avoir touchée. De fait, elle a frôlé tout le flanc du bac, mais s’en sort avec une égratignure à une jambe. EXCEPTION. La vététiste française Sophie Villeneuve est une exception. Elle a en effet participé à deux olympiades différentes – une d’hiver, l’autre d’été – et dans des sports différents – ski de fond et VTT. ULLRICH. Jan Ullrich, qui a abandonné la Vuelta d’Espagne, est attendu en Australie le 18 septembre. Il se préparera à Brisbane loin de l’agitation des premiers jours des Jeux. 125 PAYS AUX PARALYMPIQUES. 2 200 athlètes de 125 pays – contre 103 à Atlanta – sont attendus pour les Jeux paralympiques du 18 au 29 octobre à Sydney. Parmi les nouveaux-venus, le Pakistan et les Philippines. On attend aussi 2 200 journalistes, preuve de l’intérêt grandissant de ces Jeux. Les premiers Paralympiques, en 1960 à Rome, avaient réuni 400 athlètes de 40 pays. GUGA EST ARRIVÉ. Gustavo Kuerten est arrivé dimanche à Sydney d’autant plus motivé qu’il est désormais pratiquement la seule chance latino-américaine de médaille en tennis (tournoi du 19 au 28 septembre), après le retrait annoncé des Équatoriens Nicolas et Giovanni Lapentti. Le Brésilien se concentre désormais «à fond sur les Jeux olympiques», et a oublié les petits accrochages entre son parraineur et le Comité olympique brésilien qui ont failli le priver de JO. BIEN HONNÊTE. L’Américain Harry Prieste a 103 ans, il a fait la Grande Guerre et les premiers Jeux qui ont suivi, à Anvers, en 1920. Il avait volé un drapeau olympique «comme souvenir», mais a décidé de le rendre au CIO, a révélé Juan Antonio Samaranch. Il est vrai que c’est aux JO d’Anvers que la bannière olympique a flotté pour la première fois. Harry Prieste avait gagné la médaille de bronze au plongeon de 10m de ces jeux, et il l’a gardée. STARS. L’Australie fait appel à ses plus grandes stars pour animer les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO : Olivia Newton-Jones chantera au Stade Olympique le 15 septembre pour l’inauguration, et pour la clôture, on attend la chanteuse Kylie Minogue, le golfeur Greg Norman et The Body, Elle MacPherson.
HARO SUR SAMARANCH. Le président du CIO Juan Antonio Samaranch et son entourage prennent une volée de bois vert de la part d’un célèbre éditorialiste australien dans le Daily Telegraph d’aujourd’hui. Paradoxe et grandeur de la liberté de la presse, c’est dans le journal du groupe de Rupert Murdoch, grand parraineur des Jeux, que Piers Akerman rappelle que M. Samaranch fut un «acolyte du petit fasciste espagnol Franco». Akerman, lui-même connu pour ses opinions de droite radicale, assure que «les Australiens sont avec les athlètes mais que l’organisation historiquement corrompue (le CIO) leur soulève le cœur». Pour éviter toute ambiguïté, Akerman assure qu’il ne veut pas «lécher les bottes des corrompus flagorneurs» qui entourent le président du CIO, un éventail allant selon lui d’un ancien chef...