De nouveaux enlèvements replongent la région dans l'insécurité
le 12 septembre 2000 à 00h00
L’enlèvement de trois Malaisiens par une bande armée dans une station touristique de l’est de la Malaisie replonge la région dans l’insécurité alors que se dénoue à peine l’affaire des otages d’Abu Sayyaf capturés à Sipadan non loin de là. À bord d’un bateau rapide, quatre hommes armés parlant le dialecte du sud des Philippines, le tausug, ont assailli dimanche le centre de plongée de l’île de Pandanan, pillé le matériel et capturé trois membres du personnel avant de prendre la fuite avec ces nouveaux otages. À Manille, le chef adjoint d’état-major, le général Jose Calimlim, a indiqué que les assaillants, dont on ignore la nationalité, se sont dirigés vers Bato-Bato, localité de l’archipel Tawi-Tawi. L’île de Pandanan est située à quelque 35 minutes en bateau de l’île de Sipadan, où neuf Malaisiens, 10 Occidentaux et deux Philippins avaient été enlevés en bateau par les extrémistes philippins d’Abu Sayyaf le 23 avril avril. Cette quasi-copie du raid de Sipadan intervient au moment où les derniers touristes capturés à l’époque regagnent leurs pays, via la Libye qui est intervenue et a obtenu leur libération après de difficiles tractations avec les rebelles. Après avoir subi un calvaire de 140 jours sur l’île de Jolo (sud), ces derniers otages, le Français Stéphane Loisy, l’Allemand Marc Wallert et les Finlandais Seppo Fraenti et Risto Vahanen, volaient à bord d’un Iliouchine affrété par la fondation Kadhafi. Actuellement, Abu Sayyaf retient toujours deux journalistes français de la télévision publique France 2 – le caméraman Jean-Jacques Le Garrec et le preneur de son Roland Madura –, un citoyen américain Jeffrey Schilling et 16 Philippins. Ce difficile épilogue se déroule dans une atmosphère de grande tension causée par un grave différend au sein du groupe rebelle à propos de la rançon qui a entraîné une escarmouche sanglante samedi faisant une dizaine de morts et une vingtaine de blessés. L’insécurité et les craintes sont telles que 600 civils qui habitent dans le secteur de Jolo tenu par les rebelles se sont enfuis de leurs villages dans l’île de Jolo (sud), ont indiqué lundi des sources au sein de l’armée et de la police. Le chef des négociateurs mandatés par Manille, Roberto Aventajado, a déclaré lundi avoir été prévenu par Galib Andang, alias «Commandant Robot», que si «on effectue une tentative maintenant, la vie des journalistes français pourrait être en danger en raison des tirs croisés, ou ils pourraient être enlevés par un autre groupe». Par ailleurs, des centaines de civils se sont enfuis du secteur tenu dans l’île de Jolo par les rebelles d’Abu Sayyaf à la suite de l’escarmouche sanglante de samedi entre différentes factions du mouvement. Selon les services de renseignements, l’accrochage a été déclenché à la suite d’un différend portant sur la rançon après que les rebelles eurent décidé de libérer les quatre Européens. Quelque 600 civils ont quitté leurs maisons pour se rendre dans la ville de Jolo par crainte de représailles de la part des chefs d’Abu Sayyaf après l’embuscade montée contre eux par une autre faction. Une douzaine de rebelles avaient été tués et une vingtaine d’autres blessés au cours de cette embuscade.
L’enlèvement de trois Malaisiens par une bande armée dans une station touristique de l’est de la Malaisie replonge la région dans l’insécurité alors que se dénoue à peine l’affaire des otages d’Abu Sayyaf capturés à Sipadan non loin de là. À bord d’un bateau rapide, quatre hommes armés parlant le dialecte du sud des Philippines, le tausug, ont assailli dimanche le centre de plongée de l’île de Pandanan, pillé le matériel et capturé trois membres du personnel avant de prendre la fuite avec ces nouveaux otages. À Manille, le chef adjoint d’état-major, le général Jose Calimlim, a indiqué que les assaillants, dont on ignore la nationalité, se sont dirigés vers Bato-Bato, localité de l’archipel Tawi-Tawi. L’île de Pandanan est située à quelque 35 minutes en bateau de l’île de Sipadan, où...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.