Des mesures effectuées à l’aide d’un satellite de la Nasa ont mis en évidence un trou record de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, s’étendant sur une superficie de 28,3 millions de km2, soit trois fois celle des États-Unis, a annoncé l’agence spatiale américaine. L’ancien record (27,2 millions de km2) avait été atteint en septembre 1998. «Ces observations renforcent les inquiétudes sur la fragilité de la couche d’ozone terrestre», a affirmé Michael Kurylo, directeur du programme de recherches sur la haute atmosphère à la Nasa. «Bien que la production de gaz destructeurs de la couche d’ozone ait été réduite par des traités internationaux, la concentration de ces gaz dans la stratosphère atteint un pic seulement maintenant», a-t-il expliqué. «En raison de leur persistance dans l’atmosphère, il faudra plusieurs décennies avant que le trou d’ozone ne soit plus un phénomène annuel», a-t-il prévenu. La diminution de la couche d’ozone est généralement observée chaque année en septembre-octobre. La superficie du trou semble s’être stabilisée mais les faibles concentrations d’ozone relevées à l’intérieur sont encore en diminution constante, précise la Nasa. L’ozone, un gaz formé de trois atomes d’oxygène, protège la terre des émissions de rayons ultraviolets émis par le soleil. Mais la couche d’ozone qui entoure la Terre est attaquée notamment par les effets des chlorofluorocarbures (CFC) utilisés dans certains produits. L’épaisseur de cette couche est régulièrement mesurée depuis le sol et des satellites d’observation. Elle diminue, voire disparaît, avec le retour de la lumière. Les scientifiques ayant observé le phénomène ne cachent pas leur étonnement devant la taille impressionnante du trou constaté cette année. Selon eux, elle pourrait s’expliquer par un printemps précoce dans l’hémisphère Sud et également par un puissant courant aérien dans la haute stratosphère qui circule autour de la région antarctique et confine le trou d’ozone. Ces mesures ont été réalisées à l’aide du satellite TOMS-EP (Total Ozone Mapping Spectrometer – Earth Probe), lancé dans les années 70. La Nasa prévoit de lancer prochainement deux autres satellites, QuickTOMS et Aura. Fin août, l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) avait déjà tiré la sonnette d’alarme, en affirmant que la couche d’ozone avait diminué d’environ 30 % en août par rapport à la période de référence 1964-76.
Des mesures effectuées à l’aide d’un satellite de la Nasa ont mis en évidence un trou record de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, s’étendant sur une superficie de 28,3 millions de km2, soit trois fois celle des États-Unis, a annoncé l’agence spatiale américaine. L’ancien record (27,2 millions de km2) avait été atteint en septembre 1998. «Ces observations renforcent les inquiétudes sur la fragilité de la couche d’ozone terrestre», a affirmé Michael Kurylo, directeur du programme de recherches sur la haute atmosphère à la Nasa. «Bien que la production de gaz destructeurs de la couche d’ozone ait été réduite par des traités internationaux, la concentration de ces gaz dans la stratosphère atteint un pic seulement maintenant», a-t-il expliqué. «En raison de leur persistance dans...
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