Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Maroc Plus de continuité que de changements dans le nouveau gouvernement

Le remaniement ministériel, décidé par le roi Mohammed VI, n’aura finalement été qu’un resserrement de l’équipe en place avec le maintien de la même coalition alors que beaucoup d’observateurs s’attendaient à davantage de changements compte tenu de l’ampleur des problèmes sociaux que connaît le Maroc. La «nécessité» de ce remaniement, rappelle-t-on, avait été évoquée depuis plusieurs mois par des ministres eux-mêmes et par des partis politiques comme l’Istiqlal, pourtant un des piliers de l’actuelle coalition au pouvoir, qui avaient dénoncé «les lenteurs du changement», voire «l’immobilisme» de l’ancienne équipe. Or, souligne-t-on, à part la diminution de 42 à 33 du nombre des portefeuilles, l’innovation essentielle concerne l’arrivée dans l’équipe dirigeante du chef de l’Istiqlal, Abbès el-Fassi, longtemps très critique, au poste-clé de l’Emploi et des Affaires sociales. Il remplace à ce poste le socialiste Khalid Alioua qui, comme le souligne jeudi le quotidien L’Économiste, paye ainsi «pour la régression sociale». Ce remaniement met également davantage en valeur deux grands acteurs de la politique économique et sociale du gouvernement, les socialistes Fathallah Oualalou et Ahmed Lahlimi. Le premier, déjà ministre de l’Économie et des Finances, a ainsi récupéré le secteur du tourisme, essentiel pour son apport de devises au pays et le second, qui gérait déjà les «affaires générales» du gouvernement, s’est vu confier un grand pan du secteur économique avec notamment «l’Économie sociale», l’Artisanat et les Petites et Moyennes entreprises. Tout un secteur qui, souligne-t-on, devrait être logiquement créateur d’emplois. Reste à savoir, se demandent beaucoup d’observateurs dans la capitale marocaine, si ce nouveau gouvernement, logiquement prévu pour durer jusqu’aux élections législatives de l’automne 2002, parviendra enfin à «débloquer» la société marocaine et à insuffler un esprit d’initiative qui lui a longtemps fait défaut à cause d’une longue politique de «l’État providence».
Le remaniement ministériel, décidé par le roi Mohammed VI, n’aura finalement été qu’un resserrement de l’équipe en place avec le maintien de la même coalition alors que beaucoup d’observateurs s’attendaient à davantage de changements compte tenu de l’ampleur des problèmes sociaux que connaît le Maroc. La «nécessité» de ce remaniement, rappelle-t-on, avait été évoquée depuis plusieurs mois par des ministres eux-mêmes et par des partis politiques comme l’Istiqlal, pourtant un des piliers de l’actuelle coalition au pouvoir, qui avaient dénoncé «les lenteurs du changement», voire «l’immobilisme» de l’ancienne équipe. Or, souligne-t-on, à part la diminution de 42 à 33 du nombre des portefeuilles, l’innovation essentielle concerne l’arrivée dans l’équipe dirigeante du chef de...