Lors d’une conférence de presse, le député sortant de Beyrouth Jamil Chammas a fait le point sur la question des élections de Beyrouth en comparant ses résultats à ceux des élections de 68, après la création du Helf tripartite (Kataëb, PNL, BN) conclu à l’époque du chéhabisme. «Ce qui s’est passé est une copie conforme des élections qui ont eu lieu du temps du président défunt Fouad Chéhab» a affirmé M. Chammas. Le député a en outre mis en garde contre les risques que pourraient représenter de tels résultats sur le plan national, «et plus particulièrement vis-à-vis de la communauté maronite». Qualifiant la bataille de Beyrouth de véritable «massacre», M. Chammas, en a résumé les effets comme suit : D’abord, a-t-il dit, elle s’est soldée par la chute d’un leader national et d’une figure emblématique sunnite, MM. Sélim Hoss et Tammam Salam. Quant aux Arméniens, ils ont vu leur décision liée à une volonté non arménienne, a poursuivi M. Chammas, qui a ajouté, que la dernière conséquence à relever était «la marginalisation des chrétiens de manière définitive à Beyrouth». «À titre d’exemple, a-t-il dit, le siège de Pierre Gemayel est devenu dépendant du ministre Walid Joumblatt, tout comme le siège des protestants est devenu dépendant d’Abou Ammar», a ironisé le député. Invitant tous les protagonistes à mettre de côté les confits et les intérêts personnels, M. Chammas a appelé les parties en présence à s’unir autour du président de la République, «lui qui a su incarner l’intégrité et être à égale distance de tous». Le député s’est prononcé en faveur du retour du général Aoun et de Kamal Chatila (chef de l’Union des forces du peuple ouvrier). Il a également plaidé en faveur d’une amnistie accordée à Samir Geagea et a appelé à la constitution d’un gouvernement d’union nationale réunissant les divers pôles et leaderships en présence et représentant toutes les communautés libanaises. Interrogé sur ses récentes critiques contre l’ingérence des «services», M. Chammas a répondu qu’il n’avait aucunement l’intention de déposer une plainte, tout en reconnaissant que ces services ont participé dans une large mesure à sa défaite.
Lors d’une conférence de presse, le député sortant de Beyrouth Jamil Chammas a fait le point sur la question des élections de Beyrouth en comparant ses résultats à ceux des élections de 68, après la création du Helf tripartite (Kataëb, PNL, BN) conclu à l’époque du chéhabisme. «Ce qui s’est passé est une copie conforme des élections qui ont eu lieu du temps du président défunt Fouad Chéhab» a affirmé M. Chammas. Le député a en outre mis en garde contre les risques que pourraient représenter de tels résultats sur le plan national, «et plus particulièrement vis-à-vis de la communauté maronite». Qualifiant la bataille de Beyrouth de véritable «massacre», M. Chammas, en a résumé les effets comme suit : D’abord, a-t-il dit, elle s’est soldée par la chute d’un leader national et d’une figure...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.