Législatives Chammas qualifie la bataille de Beyrouth de massacre
le 08 septembre 2000 à 00h00
Lors d’une conférence de presse, le député sortant de Beyrouth Jamil Chammas a fait le point sur la question des élections de Beyrouth en comparant ses résultats à ceux des élections de 68, après la création du Helf tripartite (Kataëb, PNL, BN) conclu à l’époque du chéhabisme. «Ce qui s’est passé est une copie conforme des élections qui ont eu lieu du temps du président défunt Fouad Chéhab» a affirmé M. Chammas. Le député a en outre mis en garde contre les risques que pourraient représenter de tels résultats sur le plan national, «et plus particulièrement vis-à-vis de la communauté maronite». Qualifiant la bataille de Beyrouth de véritable «massacre», M. Chammas, en a résumé les effets comme suit : D’abord, a-t-il dit, elle s’est soldée par la chute d’un leader national et d’une figure emblématique sunnite, MM. Sélim Hoss et Tammam Salam. Quant aux Arméniens, ils ont vu leur décision liée à une volonté non arménienne, a poursuivi M. Chammas, qui a ajouté, que la dernière conséquence à relever était «la marginalisation des chrétiens de manière définitive à Beyrouth». «À titre d’exemple, a-t-il dit, le siège de Pierre Gemayel est devenu dépendant du ministre Walid Joumblatt, tout comme le siège des protestants est devenu dépendant d’Abou Ammar», a ironisé le député. Invitant tous les protagonistes à mettre de côté les confits et les intérêts personnels, M. Chammas a appelé les parties en présence à s’unir autour du président de la République, «lui qui a su incarner l’intégrité et être à égale distance de tous». Le député s’est prononcé en faveur du retour du général Aoun et de Kamal Chatila (chef de l’Union des forces du peuple ouvrier). Il a également plaidé en faveur d’une amnistie accordée à Samir Geagea et a appelé à la constitution d’un gouvernement d’union nationale réunissant les divers pôles et leaderships en présence et représentant toutes les communautés libanaises. Interrogé sur ses récentes critiques contre l’ingérence des «services», M. Chammas a répondu qu’il n’avait aucunement l’intention de déposer une plainte, tout en reconnaissant que ces services ont participé dans une large mesure à sa défaite.
Lors d’une conférence de presse, le député sortant de Beyrouth Jamil Chammas a fait le point sur la question des élections de Beyrouth en comparant ses résultats à ceux des élections de 68, après la création du Helf tripartite (Kataëb, PNL, BN) conclu à l’époque du chéhabisme. «Ce qui s’est passé est une copie conforme des élections qui ont eu lieu du temps du président défunt Fouad Chéhab» a affirmé M. Chammas. Le député a en outre mis en garde contre les risques que pourraient représenter de tels résultats sur le plan national, «et plus particulièrement vis-à-vis de la communauté maronite». Qualifiant la bataille de Beyrouth de véritable «massacre», M. Chammas, en a résumé les effets comme suit : D’abord, a-t-il dit, elle s’est soldée par la chute d’un leader national et d’une figure...
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