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Actualités - Chronologie

La grogne gagne les pays voisins

La colère contre la hausse des carburants en France commence à faire tache d’huile, routiers belges, allemands et danois menaçant de passer à l’action tandis qu’en Espagne, une association de consommateurs de carburants appelle à boycotter le 1er réseau de stations-service du pays. Même si aucun autre pays européen n’en est encore à voir ses dépôts de carburants paralysés comme en France, les premières concessions obtenues par les routiers de l’Hexagone commencent à faire des envieux dans les pays voisins, tous touchés, à des degrés divers, par la hausse du baril qui a gagné plus de 50 % depuis le début de l’année. En Allemagne, la Fédération des routiers et la puissante Fédération des automobilistes se sont dites prêtes hier à suivre l’exemple français. «Les Français ont montré comment on pouvait obtenir cela. Avec la hausse constante des prix des carburants, cela peut aussi avoir lieu en Allemagne», a déclaré Erhard Oehm, vice-président de la Fédération des automobilistes. «Nous avons beaucoup de sympathie pour l’action de nos collègues français», a affirmé de son côté le directeur de la Fédération allemande des routiers. «Nous exigeons de notre gouvernement une baisse rapide des taxes, dans le même ordre de grandeur qu’en France». En Belgique, routiers et chauffeurs de car et de taxi ont prévu de manifester dimanche prochain à Bruxelles pour réclamer une baisse des taxes sur les carburants. Les deux principaux syndicats de salariés réclament aussi du gouvernement qu’il distribue «à ceux qui en ont le plus besoin» le surplus de recettes TVA provenant de l’augmentation du prix du pétrole depuis le début de l’année. Au Danemark, la principale association de transporteurs a estimé que ses adhérents étaient «à bout». «Ils veulent passer à l’action et opter pour le “French Way” si nous n’obtenons pas une réduction du prix du diesel», a indiqué un porte-parole. Aux Pays-Bas, deux associations de routiers, l’Association royale des Transports et l’Association Transport et Logistique veulent faire manifester plusieurs centaines de camions à La Haye le 15 septembre. Le Premier ministre Wim Kok a promis d’analyser «à la loupe» les problèmes des transporteurs. En Espagne, c’est une plate-forme nationale des consommateurs de carburants regroupant des transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, chauffeurs de taxi et des associations de consommateurs qui a appelé à boycotter toutes les stations du groupe pétrolier Repsol – n° 1 en Espagne avec presque la moitié des stations du pays – jusqu’à la fin septembre. Elle a également annoncé une série de manifestations à compter du 15 septembre et envisage de lancer un appel à une grève générale à une date encore indéterminée. Pourtant, dans plusieurs pays, comme l’Allemagne, la Suède ou la Norvège, on imagine mal que cette colère puisse dégénérer au point de descendre dans la rue, une évolution que beaucoup considèrent comme une spécificité française.
La colère contre la hausse des carburants en France commence à faire tache d’huile, routiers belges, allemands et danois menaçant de passer à l’action tandis qu’en Espagne, une association de consommateurs de carburants appelle à boycotter le 1er réseau de stations-service du pays. Même si aucun autre pays européen n’en est encore à voir ses dépôts de carburants paralysés comme en France, les premières concessions obtenues par les routiers de l’Hexagone commencent à faire des envieux dans les pays voisins, tous touchés, à des degrés divers, par la hausse du baril qui a gagné plus de 50 % depuis le début de l’année. En Allemagne, la Fédération des routiers et la puissante Fédération des automobilistes se sont dites prêtes hier à suivre l’exemple français. «Les Français ont montré comment on...