Les stylistes indiens signent, presque tous, une ligne occidentale. Leur clientèle, pourtant, la plus exigeante c’est avec des vêtements indiens qu’ils la séduisent. Deux collections par an mais sans décalage à l’européenne. Le printemps est proposé à la fin de l’hiver, l’automne à la fin de l’été. Rina Dheka est une des rares créatrices à avoir pu franchir les frontières et se faire connaître et admettre à l’étranger. Il y a quelque temps, les Galeries Lafayette, à Paris, faisaient beaucoup de tapage à propos du lancement de quelques-unes de ses lignes. C’est en 1989 que cette fille, d’un descendant d’une vieille et noble famille Rajput, a créé sa propre marque, après des longues et sérieuses études dans une école de mode et un stage chez le plus important exportateur indien. Grâce à sa grande simplicité, ses lignes épurées, elle est surnommée la Dona Karan de l’Inde. Épouse d’un industriel et mère de deux enfants, elle s’habille à l’occidentale et dirige avec brio une marque qu’elle a su rendre internationale. Hyperactive, imaginative, pleine de talent, elle réussit la performance de deux productions parallèles. L’une occidentale, aux lignes sobres, pratique pour l’Occident. L’autre, somptueuse, chatoyante, à base de dentelles et de brocards, vendue dans sa très exclusive boutique Carma, à Delhi. En Inde, comme ailleurs, on revisite le passé, armé de nouvelles matières: soie de Bangalore, brocards de Varnasi, des dentelles de Lucknow. Un mode inspirée de la tradition mais traduite par une technologie moderne. Avec la libération de l’économie, l’Inde (un milliard d’Indiens) rattrape le siècle.
Les stylistes indiens signent, presque tous, une ligne occidentale. Leur clientèle, pourtant, la plus exigeante c’est avec des vêtements indiens qu’ils la séduisent. Deux collections par an mais sans décalage à l’européenne. Le printemps est proposé à la fin de l’hiver, l’automne à la fin de l’été. Rina Dheka est une des rares créatrices à avoir pu franchir les frontières et se faire connaître et admettre à l’étranger. Il y a quelque temps, les Galeries Lafayette, à Paris, faisaient beaucoup de tapage à propos du lancement de quelques-unes de ses lignes. C’est en 1989 que cette fille, d’un descendant d’une vieille et noble famille Rajput, a créé sa propre marque, après des longues et sérieuses études dans une école de mode et un stage chez le plus important exportateur indien. Grâce à sa...
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